alain berset

  • A quoi sert la confédération ? Réponse: à uniformiser, pardi !

    Imprimer

    Berset.jpgSur le vif. Le monde entier à quelques rares exceptions croule sur le nombre grandissant de cas positifs et de décès covid-19. La Suisse, par le biais de son Conseil fédéral semble en décalage avec la réalité du terrain plus encline à préserver les intérêts économiques que la santé de sa population. Notre ministre de la santé, Alain Berset, admet enfin que nous sommes entrés de plain-pied depuis deux semaines dans la 2ème vague. Nous attendions à de vrais mesures, des mesures radicales pour endiguer cette dangereuse courbe ascendante. Mais voilà, la séance Simonetta.jpgextraordinaire dominicale tant attendue depuis vendredi, n’a accouché que d’une minuscule souris avec les 3 mesurettes du Conseil fédéral. Port du masque généralisé dans l’espace public clos, les rassemblements de plus de 15 personnes interdits dans les lieux publics et la recommandation du télétravail. De l’avis même d’Alain Berset, le Conseil fédéral a choisi « un chemin moins coercitif pour l’économie et la société ». Et la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga, reine du suspense avec « il est minuit moins 5 » et « chaque jour compte » nous parle de « mesures de prévention » pour « aplatir la courbe ! » Et les 2 conseillers du dimanche se rejoignent et sont unanimes sur 2 faits:
    -Ces mesures ont été dicté et voulu par les cantons
    -Que les cantons peuvent aller plus loin

    coronavirus en suisse,coronavirus,covid 19,covid19,alain berset,conseil fédéral,simonetta samaruguaAvec cette séance extraordinaire et surtout les mesures décidées ce jour, montrent les limites du fédéralisme. Les pays européens se calfeutrent et s’entourent de décisions fortes pour le bien de leur population, et le Conseil fédéral avance aussi lentement que nécessaire et aussi inéficasement que possible démontrant ses limites. Pendant toute cette semaine nous avons entendu le cri d’alarme des milieux hospitaliers à travers différents cantons. Mais pour Berset, il n’y a pas péril en la demeure. Tout est sous contrôle ! On a eu affaire à un petit Conseil fédérale ce dimanche qui s’est contenté d’uniformiser des mesures déjà existantes à Genève et dans d’autres cantons du pays. Circulez, y’a rien à voir sous la coupole.

    Toutes les notes sur "Le coronavirus" ici

    Et demain est un autre jour !

  • Coronavirus: «Nous souhaitons agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire»

    Imprimer

    Berset 123.jpgSi Alain Berset possédait la nationalité française, il gagnerait certainement le prestigieux Prix de l’humour politique version 2020. Mais voilà, notre Berset et heureusement pour nous est Fribourgeois, 115ème conseiller fédéral en charge du département de l’intérieur. Sa dernière conférence de presse qui a eu lieu ce jour en compagnie de la Présidente Simonetta Sommaruga et de Guy Parmelin, responsable du Département de l’Économie, de la Formation et de la Recherche m’a réconforté dans l’idée qu’on patauge et qu’on avance en tâtonnant dans la gestion de la crise qui entoure le covid-19. J’exagère un tantinet. On avance mais pas trop. On marche sur des œufs et ça s’entend!

    Tout se résume en cette phrase qui restera comme la meilleure pépite politique de ce premier semestre de l’année: «Nous souhaitons agir aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire». Je décèle une envie d'avancer avec un soupçon d'éloge à la lenteur. L’auteur de cette citation vous l’avez compris est Alain Berset et qui d’autre que lui est capable de prononcer cette jolie pirouette linguistique. Je ne sais pas si Molière valide mais je ferai bien de m’occuper de mes fautes d’orthographe avant de m’intéresser à la construction de phrase qui veut dire tout et sans contraire. Ces paroles résument les décisions qui ont été prises jusqu’ici pour endiguer le coronavirus. Prudence, prudence et surtout prudence!

    Sans titre-4.jpgConfinement partiel, conseils et prières renouvelées de la part des autorités pour que la population applique les recommandations. Suivi de très près de la fameuse courbe épidémiologique qui ne s'est jamais enflammée jusqu'ici, heureusement. Indécision et cafouillage quant à l'aide à apporter aux indépendants. Contradiction total sur le port ou non du masque. Un masque qui n’est pas capable de protéger tous les habitants du pays car les livraisons commencent juste d’arriver...Ce que j’ai surtout appris de cette conférence de presse car contrairement à d’autres personnes je continue de travailler pendant cette période: je vais économiser 30 chf cette année sur ma facture de redevance radio-télévision. C’est la Présidente de la confédération qui l’a promis. Hourra! Je vais regarder la télévision Suisse gratuitement pendant un mois! Seul Canal plus fait autant pour les téléspectateurs en offrant chaque année aux opérateurs de chaînes de TV un mois gratuit. J’attends avec impatience la prochaine conférence de presse pour voir quel autre gratifiant cadeau vous allez nous offrir. Moi, un mois d’impôt en moins ça me va. Madame Sommaruga merci pour ce joli geste j’ai envie de vous écrire une lettre ouverte au nom de tous les indépendants de ce pays qui souffrent depuis un mois. Bon le dîner est prêt je vous laisse. Après je vais profiter du mois de TV gratuit et je vais zapper pour chercher les chaînes francophones suisses. Il parait que la Suisse possède une multitude de chaînes régionales et communales à découvrir! D'avance je me lèche les babines!

    A lire aussi:

    Coronavirus: une ballade en photos

    Coronavirus: l'indécence de l'UDC et du PLR

    Coronavirus: introduction du revenu de base inconditionnel

    Coronavirus: La Suisse cache ses morts

    Coronavirus: ça lui va comme un gant!

    Coronavirus: "prenez soin de vous"

    Coronavirus : Journal d'un confiné

    Coronavirus : lettre ouverte à M. Alain Berset

    Coronavirus : qui gagnera la guerre du papier Q !

    Coronavirus: c’est bon pour certains commerces! 

    Propagation du Coronavirus, faut-il attendre l’âge de la retraite pour devenir plus vulnérable

    Et demain est un autre jour!

  • Coronavirus : lettre ouverte à M. Alain Berset

    Imprimer

    1.jpgLes nouvelles qui viennent du front sont plus qu’inquiétantes ou alarmantes, elles sont carrément flippantes. Le nombre de victimes ne cesse d’augmenter, de progresser, de se multiplier et de prospérer…les affaires des pompes funèbres, des pharmaciens, des grandes chaînes de distribution, du secteur des livraisons et de nombreux profiteurs. Les pays limitrophes l’Italie en premier, la France en second payent un long tribut à cet insatiable Coronavirus. Et vous, de Berne, vous temporisez, vous vous tâtez encore, vous faites du surplace, vous appliquez le principe de précaution, vous avancez mais pas trop, à petits pas, vous donnez toutes ses lettres de noblesse à la célèbre expression: «il n’y a pas le feu au lac!», vous vous dédoublez sur la petite lucarne en plusieurs langues pour apporter la bonne parole dans les foyers et réconforter la population tout en la responsabilisant pour qu’elle suive à la lettre vos recommandations, vous lancez des challenges sur Instagram pour rallier les instragrammer à votre cause médiatique, vous et vos 6 autres collègues vous donnez des conférences à la pelle pour annoncer des petites mesurettes indignes des attentes du peuple... M. Berset, vous qui êtes en charge de la santé en dehors des plateaux de TV combien d’hôpitaux vous avez visité ces derniers jours pour apporter votre soutient au personnel médical et votre compassion auBerset 4.pngx malades? Vous étiez beaucoup plus souvent devant un micro et une caméra qu’au chevet d’un malade ou au contact d’une blouse blanche. A moins que la caméra par pudeur est restée à l'écart pour louer votre modestie ! M. Berset, vous avez déclaré lors de la conférence de presse du vendredi 21 mars : « nous ne faisons pas de politique spectacle. Ce qui compte, ce ne sont pas les quinze secondes de l'annonce, mais l'adhésion de la population dans les semaines à venir." Or, la population n'adhère p2.jpgas à des mesures trop dures. "Ce n'est pas le meilleur moyen", "Ce n'est pas le confinement qui nous protège, mais notre comportement." Mais qu’est-ce que vous attendez pour être plus intransigeant avec ceux qui n’appliquent pas les consignes ? Toujours cette empathie et cette naïveté de croire que vous seriez écouté et obéis. C’est curieux, normalement en Suisse suivant les régions linguistiques on s’adapte et on fait comme le voisin. Mais là vous et vos 6 confrères vous avez décidé de faire bande à part. M. Berset les cantons vont plus loin que vous sur plusieurs sujets faisant vaciller le fédéralisme qui semble s’intéresser plus à la caisse de l’état, à l’économie et au chômage qu’à la santé de ses concitoyens. M. le chargé de la santé vous êtes entrain de perdre du temps sur notre ennemi commun le Covid19. Cet attentisme est de mauvais aloi sauf si vous nous cachez un vaccin que vous allez sortir un jour prochain pour sauver le pays et l’humanité par ricochet. Mais là, je pense que c’est moi le naïf ! M. Berset, je vous conjure prenez l’exemple de la Chine ou de l’Italie toute proche et ayez  enfin la sagesse de déclarer un confinement général et salvateur durant un bon bout de temps ! N’attendez pas de voir le nombre de morts augmenté significativement pour passer à cette inéluctable étape.

    A lire aussi: Coronavirus : qui gagnera la guerre du papier Q !

    Coronavirus, c’est bon pour certains commerces! 

    Propagation du Coronavirus, faut-il attendre l’âge de la retraite pour devenir plus vulnérable

    Prenez soins de vous

    Et demain est un autre jour!