Marche mondiale du jasmin pour la liberté du peuple syrien

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20110917_9999_5-ssssss1111.jpgLe rendez-vous était pris depuis plusieurs jours pour sortir aujourd’hui dans la rue et défendre la cause des syriens qui se font massacrer par un régime aux abois. Il ne se passe pas un jour sans qu’on entend telle ou telle exaction dans une des régions en Syrie. Des milliers de morts injustement qui font écho à un silence international assourdissant!  Réaction timide, quelques fermetures d’ambassades, des cartons jaunes distribués là ou là où il ne fait pas trop mal,  quelques intimidations sans réels effets...Bachar, le boucher de Damas a encore de beaux jours devant lui.
La Syrie n’a pas le pétrole de la Libye...ça explique peut être en parti le manque d’entregent de la communauté internationale. Le Président dictateur syrien n’a toujours pas compris qu’il est grand temps de partir. Ses amis d’hier se distancient de lui pour ne pas cautionner ses crimes...Mais il ne comprend toujours pas. Malgré l’appel incessant de son peuple pour son départ du pouvoir, il s’entête et continue de tirer sur la foule à l’arme lourde. Ben Ali ou Hosni Moubarek ce sont des enfants de choeur par rapport aux atrocités du dirigeant syrien. Que retiendra de lui l’histoire? Bachar Al Assad fût un dictateur sanguinaire sans étoffe politique pendant un règne dictatorial hérité d'un père tout aussi cruel. Voilà ce qu’on pourrait lire dans les manuels de l’histoire un jour prochain.
Ce samedi plusieurs villes en Europe mais aussi dans le monde arabe ont tenu à marquer leur soutien avec le peuple syrien. A Genève, environ 300 personnes ont défilé à travers la ville dans le calme pour soutenir un peuple meurtri. Plusieurs 20110917_9999_103-ssssss1111.jpgpersonnalités ont pris part au rassemblement au point de départ à la Place des Nations et ont même prononcé des discours: Ueli Leuenberger, Président des verts et Conseiller national, Remy Pagani Conseiller administratif à la ville de Genève, Loly Bolay députée au Grand Conseil, Pierre Vanek secrétaire du parti SolidaritéS, militant et ancien Conseiller national, Karl Grünberg, animateur de ACOR SOS Racisme, Hafid Ouradiri directeur de la Fondation de l’Entre connaissance...Ce rassemblement a duré trois heures et a conduit les participants de la Place des Nations à la Place Neuve. Chants, slogans anti-Bachar, le boucher de Damas, des pancartes méprisantes envers le régime en place...les manifestants se sont fait remarquer et de belle manière dans les rues passantes de Genève qui grouillent de monde comme d’habitude le samedi. La commémoration du massacre de Sabra et Chatila qui coïncide avec le rassemblement de ce jour, a été évoqué à plusieurs reprises par les intervenants faisant échos avec les différents drapeaux fièrement portés par des marocains, algériens et palestiniens. La pression sur la Syrie ne sera pas lâchée et la lutte continue. La seule énigme est d’ordre mathématique. Combien de jours résistera encore le dictateur? Et combien de victimes payeront encore le prix de leur résistance?

Article paru dans Kapitalis le 19.09.2011

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Et demain est un autre jour!

Commentaires

  • Un homme enturbanné d'un "kefiyah" symbole du fatah, des femmes violées, ce serait ça la relève syrienne ?

    Ah oui, j'oubliai toute la gauche qui soutenait el assad dans ses positions pro-hamas et pro-fatah, y a encore du ménage à faire du coté de Genève, cette ville qui abrite les centaines de milliards volés par la clique el assad au Liban, par exemple, avec la complicité de certaines banques ayant récupéré l'argent des banques libanaises !

    Et si la Suisse bloquait les avoirs des el assad ? ne serait-ce pas la meilleure chose que notre ministre de affaires étrangère pourrait faire ?

    Ah, mais non, c'est vrai, elle porte le voile pour aller visiter les mollahs iraniens, vous savez, d'autres clients ayant aussi laissés des centaines voir des milliers de milliards dans nos banques !!!

  • Pardon, des femmes voilées, et pas violées, quoi que le français ne fait pas beaucoup la différence !

  • "Pier Vaneck, bien qu'il vocifère en public sa haine des juifs, notamment sur les terrasses de bistrots près de son officine, le patron du bistrot en question hésite à lui mettre un poing dans le beignet, mais en plus, il ne cite pas les juifs encore pris en otage par le gouvernement syrien, pour mieux illustrer l'histoire des juifs de Syrie, lisez ce témoignage :

    La persécutions des Juifs de Syrie. Reut R. Cohen

    Il est important de remarquer que des pays comme l’Arabie Saoudite, le Yemen, Oman, la Jordanie, la Syrie, le Liban, l’Iraq et le Koweit n’existaient pas aux débuts du 20e siècle. La Syrie, par exemple, a été constituée en avril 1946, le Liban le 26 novembre 1941, même s’il n’a été reconnu que le 22 novembre 1943. Israel, souvent désigné comme Palestine (un terme qui remonte aux colonies de l’Empire romain plutôt qu’à l’histoire des Arabes) a une existence attestée dans l’histoire comme Royaume juif. L’essentiel du Proche-Orient a été dominé par l’Empire ottoman, puis les Britanniques ont plus tard pris le contrôle de la région et ont créé de nouveaux pays, installé des royaumes, tel que le Royaume hachémite de Jordanie qui n’avait jamais auparavant existé. De nombreux peuples non-musulmans vivaient dans ces régions et représentaient une part significative de la population de villes comme Bagdad, le Caire, Damas, avant l’émergence du mouvement nationaliste arabe. Les Juifs étaient ceux, parmi ces peuples, qui ont eu une présence continue de Jérusalem à Hébron, jusqu’au Yémen et à l’Iraq d’aujourd’hui. Sous le joug islamique les Juifs vivaient en Syrie en tant de dhimmis et avaient de ce fait des droits sociaux et juridiques moindres que les musulmans. La situation des Juifs dans les années 1940 s’est détériorée en raison du mouvement national arabe. Des émeutes eurent lieu à plusieurs reprises à Damas. Le pillage des maisons et le viol des femmes juives étaient courants. Ma grand-mère maternelle qui vivait à Damas s’est enfuie de Syrie au milieu des années 1940. Ses parents étaient décédés et elle était contrainte de vivre avec une soeur aînée. Ma grand-mère était consciente que la vie pour les Juifs devenait dans les années 1940 plus difficile. Sous le joug colonial français, les Juifs étaient un peu plus acceptés en Syrie, mais l’avènement du nationalisme arabe a vu la situation des Juifs se dégrader rapidement. À l’âge de 16 ans, ma courageuse grand-mère a décidé de faire un long et pénible voyage pour rejoindre Israel, en payant un homme druze avec l’or que sa mère lui avait laissé. Ma grand-mère et d’autres Juifs qui partaient de Syrie vers Israel devaient marcher la nuit car les autorités syriennes incarcéraient tout Juif fuyant en direction d’Israel. Pour beaucoup de Juifs, il était donc presque impossible de s’enfuir. Les derniers Juifs de Syrie ont pu s’échapper au début des années 1990. Nos proches parents, qui sont arrivés en Israel à ce moment, nous ont reconnu ce qu’ils ont vécu. Ils avaient été arrêtés par les autorités syriennes, torturés pendant des années et subissant des crimes innommables, perpétrés par la police syrienne. Avant 1947, il y avait plus de 30 000 Juifs vivant en Syrie. Les trois principaux groupes étaient composés des Juifs Mizrahi de Damas, des Juifs kurdophones de Kamishli, et des Juifs d’Alep liés à l’Espagne. L’histoire de la présence juive en Syrie peut être retracée jusqu’avant même l’introduction du christianisme et de l’islam. À certains moments, la situation des Juifs en Syrie fut relativement bonne. Par exemple, Menashe Ibrahim el Kazzaz dirigea l’administration syrienne et garantit aux Juifs la possibilité de tenir des positions au gouvernement. À la suite de l’indépendance syrienne en 1946, les attaques contre les Juifs et leurs biens s’accentuèrent et culminèrent à plusieurs reprises dans des pogromes sanglants. Le pogrome de 1947, par exemple, laissa tous les magasins et les synagogues d’Alep en ruine. Les Juifs furent déclarés « ennemis du gouvernement ». Des milliers de Juifs fuirent alors le pays en dépit des menaces du gouvernement syrien d’incarcération et d’assassinat contre tous ceux qui oseraient s’échapper. Les maisons et les biens des Juifs furent saisis par les musulmans locaux et les autorités. Le Juifs de Syrie qui restaient se trouvèrent dans l’impossibilité de s’échapper. Ils étaient otages d’un régime fasciste. On leur disait qu’ils ne pourraient quitter la Syrie qu’à la condition d’abandonner des membres de leur famille. C’est pourquoi la communauté vécut alors enfermée et sous la peur, surveillée par la police secrète. Le dernier exode des Juifs syriens a eu lieu aux environs d’octobre 1994 lorsque des Juifs s’en allèrent avec leur grand rabbin. 1 262 Juifs syriens ont été sauvé et conduit en Israel. Rabbi Avraham Hamra, leader spirituel de la communauté juive syrienne, fit parti de ceux qui quittèrent le pays et immigrèrent à New York. Il vit aujourd’hui en Israel. Il reste aujourd’hui moins de 100 Juifs en Syrie. Les Juifs y sont la seule minorité avec des passeports et des cartes d’identité indiquant leur religion."

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