Et si Sami Kanaan prend la résponsabilité du Département de la culture?

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Sans titre-6.jpgJe suis du genre à faire le service après vente. Après avoir passé une journée avec Sami Kanaan et 30 minutes avec Pierre Maudet lors de la campagne pour les élections municipales, je suis revenu vers ces deux politiciens au lendemain de leur élection au Conseil administratif de la Ville de Genève. Je leur ai posé des questions pour connaître leur état d’esprit et leur projet pour la Ville de Genève. Pierre Maudet a répondu le premier en m’envoyant vers son blog où il pense que je trouverai les réponses à mes questions contrairement à l’élu socialiste qui s’y est prêté de bonne grâce en répondant à mes cinq questions. Vous trouverez en bas les questions que j’ai posées à Pierre Maudet.


- Elu premier au Conseil administratif devançant même deux poids lourds de la politique locale Salerno et Pagani. Quelle est votre recette?
Les résultats sont très compacts pour les 4 candidat-e-s de l'Alternative, nous avons été élus dans un mouchoir de poche. Ceci constitue une belle victoire en soi, basée sur la cohérence de notre liste et la crédibilité de notre action et de nos candidatures. Mon résultat personnel provient très probablement de mon parcours très diversifié, à la fois politique, associatif et professionnel, qui m'a permis de connaître beaucoup de personnes actives à Genève. Comme je suis nouveau magistrat je n'ai pas encore eu l'occasion de prendre des décisions qui peuvent décevoir ou agacer. Sandrine Salerno a hérité il y a 4 ans d'un département sinistré et a dû prendre des décisions difficiles, n'ayant pas peur de déplaire lorsqu'il le fallait. De plus elle s'est fortement engagée sur des thèmes politiques exposés, comme le logement et la fiscalité. Je constate surtout que les deux candidat-e-s socialistes sont en tête, confirmant notre position de premier parti de la Ville de Genève.

-Comment vous jugez cette campagne par rapport à celle des municipales?

Elle a été très intense et évidemment plus personnalisée, mais elle est restée globalement correcte, sans dérapages excessifs. Le principal enjeu, pour la gauche, a été d'éviter une démobilisation de son électorat en raison de l'impression de victoire assurée à cause des divisions et errements de la droite. Nous sommes très satisfaits d'avoir réussi à atteindre cet objectif.


Sami-ssssss1111.jpg-Vous ne pensez pas qu’une majorité dans l’exécutif est bien pratique pour travailler mais peut poser des problèmes comme l’absence d’un contre poids et une vision unilatérale des affaires de Genève?
Il y a une réelle majorité dans l'Exécutif mais composée  de personnalités bien distinctes et n'appartenant pas au même parti. Il y a donc forcément des échanges et des débats, ceci d'autant plus que nous avons aussi un représentant de l'Entente. De plus, l'absence de majorité claire au Conseil municipal nous incitera de toute manière à rechercher le dialogue pour arriver à des décisions largement partagées. Je pense qu'il n'y a donc aucun risque de vision unilatérale.

-Quel département vous convoitez. La culture?
En tant que nouveau venu, je ne peux pas être complètement libre de mon choix. L'essentiel est d'arriver à un choix sans divisions comme en 2007, car les tensions autour de la répartition des départements en 2007 ont eu une influence néfaste tout au long de la législature. Comme je l'ai dit au cours de la campagne, j'ai une attirance naturelle pour mon ancien département, la cohésion sociale, que je connais particulièrement bien; mais reprendre la culture constituerait un défit passionnant.

-Des projets immédiats, des vacances en vue?
J'ai pris quelques jours pendant la période de Pâques afin de me reposer et de changer d'air après ces 10 mois de campagne très intenses et riches. Le mois de mai sera consacré au bouclage de mes dossiers professionnels actuels et aux discussions institutionnelles sur l'organisation future du Conseil administratif. Le 1er juin, date officielle de l'entrée en fonction, approche vite!
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Les questions posées à Pierre Maudet

20110322_6139-ssssss1111.jpg- Vous êtes amer ou désabusé? Premier de la classe pendant les élections municipales il y a quelques jours, dernier au classement des élus pour le Conseil administratif hier comment vous analysez les deux situations. Vous êtes passé d’une extrême à une autre?

-Pendant la dernière campagne vous avez donné l’impression que vous n’avez pas apprécié l’alliance de Florence Kraft Babel avec l’UDC. Vous pensez que cette alliance est la cause de l’échec de l’Entente?

-En 2007 vous avez également occupé la dernière place au classement des élus au Conseil administratif. A ce point Genève est ancrée à gauche?

-Quel département vous convoitez. Ou vous allez vous contenter de ce que l’Alternative va vous laisser vu que vous êtes minoritaire dans un conseil à majorité de gauche?


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Commentaires

  • Le département de la culture devrait conaître l'alternance et passe une fois à droite car les amitiés trop particulières et les subventions sont depuis des années administrées de manière partisanes car avec un budget de 240 millions par an, la Ville a créé son réseau et il faut à tout pris casser certaines connivences.

  • @ Sirène

    Les subventions sont votées au parlement par le parlement sous les yeux du public.

    Vous en faites pas un peu trop?

  • L'enveloppe totale du budget est votée par le Parlement, Mais leur attribution est faite par des Commissions mises sur pied par lajj Ville pour chaque domaine qui sont formées des gens de la culture, directeur de musée ou d'école d'art, d' enseignant, de fonctionnaire du département de la culture, artiste, etc... Bref il n'y a très peu d'ouverture par exemple à des personnalités étrangères au Canton ( il y a quelques directeurs artistiques de la France voisine ou des profs de l'EPFL) plus neutres ou encore pourquoi pas des amateurs d'art comme des avocats, banquiers, ingénieurs, et qui ont un certain intérêt et qui ont aussi une autre couleur politique.Pourquoi la culture doit-elle toujours être de gauche ? Les subventions sont encore trop utilisées comme arrosage électoraliste ou de complaisance, bref on n'a pas assez pas de qualité avec cette politique.

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