22/12/2016

Arrêtez-moi ce tunisien et qu’on en parle plus !

médias,tunisien,stigmatisation,racisme,tunisie,terrorismeMarre. Trop y’en a marre ! Cette traque au terroriste de Berlin à qui on n’arrête pas de faire référence à sa nationalité. Oui il est tunisien, on le sait. La planète entière est au parfum. Il s’agit bien d’un tunisien. Ils ont trouvé ses papiers et ses empreintes et en attendant de le mettre hors d’état de nuire les 11 millions de tunisiens doivent subir la stigmatisation des médias internationaux qui martèlent à longueur d’heures sa nationalité. Pourquoi lors de la cavale du colombien Escobar, du vénézuélien Carlos, du français Mesrine, du mexicain El Chapo…on n’a jamais évoqué la couleur de leur passeport ? Marre des raccourcis et de ce racisme ordinaire de certains médias et ils sont nombreux à utiliser la nationalité à la place d’autres mots du vocabulaire pourtant riche de la langue française. Le terroriste, le criminel, le meurtrier, le sanguinaire, le boucher, l’inhumain, le diabolique, le barbare…le tueur du marché de Noël de Berlin est toujours en fuite.

Et demain est un autre jour!  

11:46 Écrit par Haykel dans Médias, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : médias, tunisien, stigmatisation, racisme, tunisie, terrorisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/03/2016

Politique Suisse: quand l’extrême droite essuie un sérieux revers

Mouton 1.jpg

L'UDC, le parti d'extrême droite suisse n'a pas réussi à faire passer une initiative raciste «pour le renvoi effectif des
étrangers criminels».

Dorénavant, l'Union démocratique du centre (UDC), le parti d'extrême droite suisse, l'équivalent du Front national français, n'a plus les coudés franches. En montant au créneau, les opposants de gauche et la société civile ont réussi à lui faire barrage, en trouvant la recette pour le contenir à défaut de pouvoir encore le battre. L'espoir de voir une Suisse à la "démocratie propre" sans peur de l'étranger fait son chemin.
La Suisse a connu, dimanche dernier, une journée de votation populaire udc,votations 28 février 2016,union démocratique du centre,racisme,xénophobie,suisse,politique suissebien fournie en objets soumis au peuple. Les électeurs de chaque canton étaient appelés à se prononcer sur plusieurs initiatives et modifications de loi cantonales et fédérales. La plus controversée et la plus suivie est celle présentée par le premier parti du pays, l'UDC.
Ce parti d'extrême droite, qui a été à l'origine d'autres initiatives racistes qui ont abouti: «Contre la construction de minarets» (2009), «Pour le renvoi des étrangers criminels» (2010) et «Contre l'immigration de masse» (2014), a présenté, dimanche 28 février 2016, aux électeurs suisses, une énième initiative xénophobe qui heureusement n'est pas passée. En effet, 58,86% des votants (pour un taux de participation de 63,1%) ont rejeté la votation N. 597: «Pour le renvoi effectif des étrangers criminels»«démocratie propre» sans peur de l'étranger fait son chemin.

Mouton 3.jpg

L'initiative demande que la question du renvoi des étrangers criminels soit à nouveau soumise à votation. L'UDC entend ainsi imposer sa conception de la mise en oeuvre de l'initiative sur le renvoi, alors que cette mise en oeuvre a déjà été décidée par le Parlement, qui a durci les lois pertinentes.
Double emploi et surtout une action gratuite qui vise les 2 millions d'étrangers sur un total de 8.237.700 habitants (statistique de 2014) qui vivent en Suisse, susceptibles de renvois en cas de certaines infractions quelle que que soit la gravité de l'acte.
Les partis politiques de gauche et la société civile se sont formidablement mobilisés et ont fait campagne contre la dernière initiative de ce parti populiste qui a dépensé des millions pour rallier les électeurs à sa cause. Les réseaux sociaux et particulièrement Facebook ont largement contribué à ce succès. Les partisans contre l'initiative de l'UDC ont admirablement occupé le terrain médiatique devant les initiateurs de cette initiative qui étaient en manque d'arguments. 

udc,votations 28 février 2016,union démocratique du centre,racisme,xénophobie,suisse,politique suisseL'UDC va-t-il vraiment être isolé?
Dans les médias du pays, au lendemain des votations, la Suisse s'est réveillée avec un nouvel uniforme celui d'une démocratie propre
avec une belle conscience envers les étrangers.
Il y aura dorénavant un après le 28 février 2016, comme il y a eu d'autres dates par très flatteuses pour le citoyen suisse épris
d'égalité et d'ouverture.
Prochaine initiative de l'UDC: «Pour l'interdiction de tout couvre-chef dans les écoles publiques»; ça se traduit par: «Contre le port du voile islamique». Car, avec l'UDC, il y a toujours une deuxième lecture à la recherche du mouton noir, vedette de toutes les campagnes haineuses qu'il met sur pied.

Article paru dans Kapitalis le 2 mars 2016

Illustrations internet

Et demain est un autre jour!

23/03/2012

ACOR SOS RACISME OBSERVE LE SILENCE

420196754.2.jpgEn marge de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale par Karl Grünberg

Des attentats terroristes et racistes ont tué sept personnes dont trois enfants. De nouvelles manifestations d’antisémitisme font écho à l’islamophobie qui envahit la vie politique.

Le 21 mars est consacré depuis 1966 à l'élimination du racisme.

Le 21 mars 1960, la police sud africaine a tué 69 manifestants pacifiques. En proclamant le 21 mars «Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale», les Nations Unies ont engagé la communauté internationale «à redoubler d’efforts pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale».
L’apartheid fut aboli en 1991. Dix ans plus tard, hommage à ce combat, la Conférence mondiale contre le racisme avait lieu à Durban en Afrique du Sud.
Le racisme progresse dans le monde et fait peser de nouveaux enjeux sur la commémoration de 2001. Condamnant la traite négrière et le colonialisme, la Conférence dénonce les discriminations contre les migrants et les réfugiés.
En 2012, près de vingt ans après les Accords d’Oslo, la reconnaissance de la Palestine n’est toujours pas à l’ordre du jour. Cinquante ans après l’indépendance de l’Algérie où en est la reconnaissance des crimes du colonialisme? Et le combat contre l’islamisme qui justifierait la sale guerre menée en Afghanistan n’est-il pas invoqué en France et ailleurs pour interdire la burqa ou même le foulard que portent en privé des assistantes maternelles?

Désormais, les responsables politiques recourent délibérément au racisme En 1987, Le Pen soutenait que «les chambres à gaz» sont «un point de détail de l'histoire de la © kentoh - Fotolia.com.jpgSeconde Guerre mondiale». Quatre ans plus tard il était condamné.
Aujourd’hui, les plus hautes instances multiplient les petites phrases irresponsables aussitôt banalisées comme autant d’efforts pour arracher des voix au Front National. Pour Nicolas Sarkozy «l’homme africain est incapable de s’inventer un destin»[1]. Et Claude Guéant, son ministre de l’Intérieur, vient d’asséner que «toutes les civilisations ne se valent pas».
Le rouleau compresseur de «la réforme» plonge dans la misère et le désespoir des millions d’hommes et de femmes, de jeunes gens, de personnes âgées. Beaucoup se revendiquent «Français de souche», ou «vrais Suisses». Qu’expriment-ils sinon l’espoir que leur passeport les protégerait du désastre qui grandit?
Jugera-t-on les responsables de leurs angoisses qui s’enrichissent en spéculant, bénéficient de niches fiscales, démantèlent les assurances sociales, pillent les pays pauvres et traquent leurs migrants réfugiés dans leurs métropoles?
Combien d’années la banalisation du racisme nuira-t-elle encore à la société?
Qui ne connait l’histoire du petit hollandais qui boucha toute une nuit la faille dans la digue qui protégeait son village? La digue a tenu et le village fut sauvé. Les associations combattant le racisme sont hélas aujourd’hui insuffisantes à le faire reculer.
Comment faire entendre le seul message qui ait du sens?
· L’appel à réunir la société civile sans exclusive aucune pour refuser toutes les manifestations et les discours de haine?
· L’appel à civiliser la vie politique contre les préjugés raciaux, les discriminations, la guerre et le pillage sans vergogne des ressources de pays jugulés, de peuples asservis.

Karl Grünberg

ACOR SOS Racisme
 21 mars 2012

[1] Discours de Dakar, 2007 : « Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […] Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n'y a de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès »

 

Et demain est un autre jour!

13:25 Écrit par Haykel dans Résistance, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : karl grünberg, racisme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

08/09/2011

«Durban III» par Karl Grünberg

32232_431398756795_236413916795_5720753_535464_n.jpgCela fait un moment que je guette Karl Grünberg, grand militant devant l’éternel, travailleur social et animateur de ACOR SOS Racisme. Je n’arrête pas de le rencontrer lors des manifestations à Genève. Nos chemins se sont croisés à plusieurs reprises et ni l’un ni l’autre n’a pris les devants pour se voir dans un cadre autre que celui des manifs. Une fois un rendez-vous était pris dans un bistrot vers la gare mais la providence a voulu qu’on se rate pour quelques minutes. Hier soir, sans rendez-vous on s’est retrouvé au même endroit...par coïncidence. Oui Genève est un grand village! On ne s’est pas quitté durant un long moment pour partager une longue réflexion au sujet de l’UDC, des droits de l’homme et des opprimés. Je suis impressionné et en bien, Karl est un spécialiste du parti agrarien qu’il suit assidûment. Il est même capable d’en faire un film ou plusieurs livres...si on lui donne les moyens! Dorénavant Karl a carte blanche sur mon blog et il peut intervenir quand il veut. Première intervention dans le cadre de la conférence «Durban III» qui aura lieu le 22 septembre à New York! D’autres rendez-vous sont pris au début du mois d’octobre...


20110113_4014-ssssss1111.jpgKarl Grünberg en quelques lignes:
Travailleur social et animateur de ACOR SOS Racisme. Il milite pour la justice sociale et le respect des droits humains. Son combat il le mène contre le racisme pour lequel il s’est engagé dès 1985 en développant SOS Racisme en Suisse et en participant à la Fédération internationale de SOS Racisme (FISR). A ce sujet, Karl Grünberg répond à quelques questions:
-Pourquoi une telle lutte gagne-t-elle en importance. Et le racisme c'est quoi?
“Albert Memmi, définit le racisme comme la valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires, au profit de l'accusateur et au détriment de sa victime, afin de justifier ses privilèges ou son agression.”
-En quoi sa définition s'applique-t-elle à notre époque?
“Depuis le milieu des années 1980, il se développe comme conséquence d'une oppression accrue de pays ayant été soumis aux anciens empires coloniaux et d'une augmentation du nombre des ressortissants de ces pays (immigration ou asile) vers les anciennes métropoles coloniales. L'oppression croissante des peuples autrefois colonisés n'est pas la seule expression de la puissance des dominants. Elle s'exprime également par la mise en cause des acquis sociaux de leurs propres peuples et l'affaiblissement des institutions étatiques dans lesquelles ils ont pu se développer.
Un nombre croissant de leurs citoyens croient l'accusateur et combinent le mépris des peuples dominés à la colère que l'immigration les appauvrisse. Les uns et les autres pâtissent de cette situation et le chemin de nouvelles solidarités doit être tracé. En s'efforçant d'affaiblir l'accusateur et l'agresseur la lutte contre le racisme contribue à cette perspective.”
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Les buts de ACOR SOS Racisme:
•    défense des droits et de la dignité des personnes concernées par le racisme,
•    promotion du débat public sur les circonstances qui ont conduit à cette valorisation, généralisée et définitive, de différences, réelles ou imaginaires et sur les privilèges qu'elle protège,
•    élaboration de législations plus justes dans le sens de la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale que la Suisse a ratifiée en 1994 et de la nouvelle Constitution suisse (2000) qui refuse la discrimination.
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© kentoh - Fotolia.com.jpg22 septembre 2011, «Durban III» à New York
L’Allemagne, l’Australie, l’Autriche, le Canada, l’Italie, la République Tchèque demandent avec Israël, le boycott de la Conférence mondiale sur le racisme, dite Durban III, après s’être efforcés d’empêcher Durban II (Genève, 2009). Pourquoi?
Dès 1973, les Chicago boys ont soutenu Pinochet et sa dictature. Leurs «réformes» se sont appliquées de façon croissante contre les idéaux sociaux des Trente Glorieuses. En 1990, Bush père avait mené sa première guerre contre l’Irak.
Samuel Huntington publiait en 1996 le «Clash des civilisations»: «Les trois questions suivantes résument les efforts de l’Occident sur la scène internationale: 1) le maintien de sa supériorité militaire par les politiques de non-prolifération et de contre-prolifération des armes nucléaires, biologiques et chimiques et des moyens de les utiliser; 2) la promotion des valeurs politiques et des institutions occidentales en pressant les autres sociétés à respecter les droits humains tels qu’ils sont conçus à l’Ouest et à adopter la démocratie à l’occidentale; 3) la protection de l’intégrité culturelle, sociale et ethnique des sociétés occidentales par la restriction du nombre des non-occidentaux admis comme immigrants ou réfugiés.»
Le 11 septembre ouvre une nouvelle période
Quelques semaines après les attentats terroristes du 11 septembre 2001, Bush faisait voter une loi liberticide, le Patriot Act, et ouvrait le camp de concentration de Guantanamo. Il engageait la «guerre contre le terrorisme» en Afghanistan puis, le 20 mars 2003, l'invasion de l'Irak.
Le 11 Septembre, les kamikazes, les attentats criminels de Londres, Madrid et Bombay ont tracé la voie à une horrible rumeur: la révolte des «jeunes nés de l'immigration» n’aurait rien à voir avec l’explosion d’une colère qu’a couvée trois décennies de discriminations mais serait du racisme anti-blanc.
Le rouleau compresseur de l’islamophobie a remodelé le paysage politique et imposé l’image de migrant-e-s accusé-e-s d’attiser la crise sociale, de mettre en danger «nos» valeurs, de menacer «notre» indépendance. Il a gonflé un racisme identitaire et victimaire. Des idéologies nationalistes et racistes nées au temps des empires coloniaux connaissent une nouvelle jeunesse.
Sans titre.jpgEt Durban, alors?
«La lutte contre le racisme a été au cœur de la mission des Nations Unies depuis sa fondation à l'ombre des horreurs de la seconde guerre mondiale. Les auteurs de la Charte des Nations Unies se sont juré que jamais plus le monde ne serait témoin de persécutions fondées sur la race. Ils ont énoncé dans ce document historique que chacun, sans distinction de couleur, de sexe, de langue ou de religion, peut se prévaloir des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Que reste-t-il de cette vision cinquante ans plus tard? […] les rêves n'ont été réalisés qu'à moitié. Tandis que la technologie continue de rapprocher les populations du monde et que les barrières politiques s'effondrent, la discrimination raciale, la xénophobie et d'autres formes d'intolérance continuent de ravager nos sociétés» écrit Koffi Annan à la veille de la Conférence mondiale contre le racisme de Durban qui prit fin le 8 septembre 2001 avec d’inacceptables manifestations d’antisémitisme et la terreur du 11 septembre.
Une manipulation cynique
Ces circonstances ont permis de cacher les résultats de la conférence. Il faut être naïf pour ne pas le voir. Leur manipulation a permis de taire les avancées de la conférence concernant les méfaits du colonialisme, de la traite négrière et de la discrimination des migrants et des réfugiés.
Fin septembre 2000, Ariel Sharon avait investi l’esplanade des Mosquées avec sa garde prétorienne et orchestré la répression de la seconde Intifada. Porté au printemps 2001 à la tête du gouvernement israélien, il fit ériger le Mur de la honte soi-disant nécessaire à la défense d’Israël. Les politiques islamophobes européennes recourront à la même rhétorique pour justifier la xénophobie et la «guerre démocratique» en Orient contre des peuples présentés comme des agresseurs aux cultures meurtrières.
Heureuse surprise cet antisémitisme, ces crimes. Les Etats-Unis surendettés s’efforceront de se maintenir à la force de leurs armes et d’autres puissances en recul, avides de pétrole, justifieront leurs violences.
© alain wacquier - Fotolia.com.jpgDialectique diabolique
Les gouvernements israéliens invoquent la shoah et la destruction des Juifs d’Europe pour justifier une politique colonialiste qui provoque la colère du peuple palestinien, qui la subit.
Comment certains ne penseraient-ils être antisémites lorsque le gouvernement israélien justifie leur oppression en prétendant combattre l’antisémitisme.
Comment ces derniers comprendraient-ils Guido Westerwelle, le ministre des Affaires Etrangères allemand, lorsqu’il déclare «Le conflit israélo-palestinien est l'un des nombreux conflits qui ont lieu autour du globe, et ne devrait pas être distingué dans un document sur le racisme» ou Dieter Graumann, le président du Conseil central des Juifs d'Allemagne, lorsqu’il demande à l'Allemagne de boycotter cette conférence parce que cette dernière doit comprendre qu’Israël continue à se battre pour l'existence.
Ah, vivement que l’Allemagne contemporaine et Israël poursuivent leur travail de mémoire. Qu’ils se rappellent que l’Allemagne sous Guillaume II, en 1904, avait voulu l’extermination des quelque 120 000 habitant-e-s de cette Afrique de l’Ouest qu’elle s’efforçait de coloniser.
Bien sûr, cette opinion désorientée est manipulée par des politiciens antisémites qui déclarent, comme Dieudonné, «Les Juifs? Un peuple qui a bradé l’Holocauste, qui a vendu la souffrance et la mort, pour monter un pays et gagner de l’argent» (2002), des «négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et l’action terroriste» qui auraient «fondé des empires et des fortunes sur la traite des noirs et l’esclavage» (2004).
Karl Grünberg
ACOR SOS Racisme

Photo 1 & 2: Haykel

Photo "Discrimination": © kentoh - Fotolia.com

Photo "Moutons": © Aldo Gragnaniello - Fotolia.com

Photo "Interdiction racisme": © alain wacquier - Fotolia.com

Et demain est un autre jour!