01/03/2016

Politique Suisse: quand l’extrême droite essuie un sérieux revers

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L'UDC, le parti d'extrême droite suisse n'a pas réussi à faire passer une initiative raciste «pour le renvoi effectif des
étrangers criminels».

Dorénavant, l'Union démocratique du centre (UDC), le parti d'extrême droite suisse, l'équivalent du Front national français, n'a plus les coudés franches. En montant au créneau, les opposants de gauche et la société civile ont réussi à lui faire barrage, en trouvant la recette pour le contenir à défaut de pouvoir encore le battre. L'espoir de voir une Suisse à la "démocratie propre" sans peur de l'étranger fait son chemin.
La Suisse a connu, dimanche dernier, une journée de votation populaire udc,votations 28 février 2016,union démocratique du centre,racisme,xénophobie,suisse,politique suissebien fournie en objets soumis au peuple. Les électeurs de chaque canton étaient appelés à se prononcer sur plusieurs initiatives et modifications de loi cantonales et fédérales. La plus controversée et la plus suivie est celle présentée par le premier parti du pays, l'UDC.
Ce parti d'extrême droite, qui a été à l'origine d'autres initiatives racistes qui ont abouti: «Contre la construction de minarets» (2009), «Pour le renvoi des étrangers criminels» (2010) et «Contre l'immigration de masse» (2014), a présenté, dimanche 28 février 2016, aux électeurs suisses, une énième initiative xénophobe qui heureusement n'est pas passée. En effet, 58,86% des votants (pour un taux de participation de 63,1%) ont rejeté la votation N. 597: «Pour le renvoi effectif des étrangers criminels»«démocratie propre» sans peur de l'étranger fait son chemin.

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L'initiative demande que la question du renvoi des étrangers criminels soit à nouveau soumise à votation. L'UDC entend ainsi imposer sa conception de la mise en oeuvre de l'initiative sur le renvoi, alors que cette mise en oeuvre a déjà été décidée par le Parlement, qui a durci les lois pertinentes.
Double emploi et surtout une action gratuite qui vise les 2 millions d'étrangers sur un total de 8.237.700 habitants (statistique de 2014) qui vivent en Suisse, susceptibles de renvois en cas de certaines infractions quelle que que soit la gravité de l'acte.
Les partis politiques de gauche et la société civile se sont formidablement mobilisés et ont fait campagne contre la dernière initiative de ce parti populiste qui a dépensé des millions pour rallier les électeurs à sa cause. Les réseaux sociaux et particulièrement Facebook ont largement contribué à ce succès. Les partisans contre l'initiative de l'UDC ont admirablement occupé le terrain médiatique devant les initiateurs de cette initiative qui étaient en manque d'arguments. 

udc,votations 28 février 2016,union démocratique du centre,racisme,xénophobie,suisse,politique suisseL'UDC va-t-il vraiment être isolé?
Dans les médias du pays, au lendemain des votations, la Suisse s'est réveillée avec un nouvel uniforme celui d'une démocratie propre
avec une belle conscience envers les étrangers.
Il y aura dorénavant un après le 28 février 2016, comme il y a eu d'autres dates par très flatteuses pour le citoyen suisse épris
d'égalité et d'ouverture.
Prochaine initiative de l'UDC: «Pour l'interdiction de tout couvre-chef dans les écoles publiques»; ça se traduit par: «Contre le port du voile islamique». Car, avec l'UDC, il y a toujours une deuxième lecture à la recherche du mouton noir, vedette de toutes les campagnes haineuses qu'il met sur pied.

Article paru dans Kapitalis le 2 mars 2016

Illustrations internet

Et demain est un autre jour!

01/10/2014

Neutralité, humanitaire et cynisme suisse!

Palestine.jpgUn article sur le site internet de la Julie a attiré mon attention: “Berne exige des garanties avant d’investir à Gaza” dixit Manuel Bessler, délégué de l'aide humanitaire suisse. 120 millions de francs pour reconstruire ce qui a été détruit par Tsahal. Mais notre chère Suisse qui en passant participe également à l’effort de guerre en soutenant Israël avec la fourniture de quelques babioles meurtrières pour 126’000.- chf.- rien que pour le premier semestre de l’année, c’est un peu embarrassant. Certes ça ne vaut pas le prix d’un Pilatus mais ça pèse lourd dans la comptabilisation des morts civils côté palestinien. Ce ne n’est pas du cynisme que de fournir à l’un de quoi détruire et à l’autre du béton pour reconstruire le tout made in Suisse? “Berne veut des garanties du Hamas et de Tsahal” avant d’envoyer les entrepreneurs et les maçons pas forcément portugais ou espagnols payés avec du franc suisse. Mais quelle garantie l’“État” oppresseur (Israël) peut fournir à part de donner à la Suisse quelques années de répit pour rentabiliser les 120 millions chf....de béton investi et de recommencer inlassablement par la suite le travail de destruction? Il y a eu la neutralité suisse et l’humanitaire suisse et maintenant le cynisme suisse. Forcement c’est un cas d’école!

Illustration: Fotolia

Et demain est un autre jour!

00:37 Écrit par Haykel dans Moyen orient, Politique suisse | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : palestine, israel, politique suisse, proche orient | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook