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  • Politique genevoise: Ah ce racisme ambiant!

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    87666097_2797047153735769_8842832823418093568_o.jpgDernièrement, je n’étais pas surpris par l’échange sur Facebook entre la conseillère municipale Florence Kraft Babel (PLR) et son homologue Omar Azzabi, (Vert) qui a conduit lundi 2 mars à un article du Courrier dont le titre résume le contenu: «Un élu renvoyé à ses origines». Un dérapage radical et non surprenant de la part d’une élue d’un parti de droite envers un autre élu écologique franco-tunisien, naturalisé Suisse et vivant à Genève depuis 27 ans! Je ne compte plus les anciens candidats politiques qui ont jeté l’éponge à cause de ce racisme ordinaire et ambiant qui règne à Genève, une ville pourtant hétéroclite dont la grande majorité des habitants sont des étrangers ou des naturalisés Suisses. «Le Suisse de souche» qui compose l’électorat de droite et de son extrême est loin d’être majoritaire. 2020-03-03 (2).pngSur 500'000 habitants il y a 200'000 étrangers et 300'000 suisses y compris les naturalisés. Si les partis de droite et d’extrême droite arrivent à siéger, à gagner des élections ou à obtenir une issue favorable à leurs initiatives c’est grâce ou à cause de tous ces naturalisés qui sèchent les urnes.

     La discrimination électorale existe ici plus qu’ailleurs. Les noms à consonances «exotiques» sont systématiquement biffés aussi bien auprès de l’électorat de droite que de celui de la gauche. A cela s’ajoute les humiliations sur les réseaux sociaux et les attaques sur les stands lors des divers campagnes électorales. «Vous avez un joli nom, de quel pays vous venez?», «Vous avez un accent qui ne vient pas d’ici». «Vous avez appris l’hymne national Suisse?». «Vous avez accompli vos études en Suisse?», «Depuis quand vous êtes à Genève?». «Pourquoi vous ne vous engagez pas dans la politique de votre pays d’origine?»…Telles sont quelques-unes des questions auxquelles les candidats de la diversité et les naturalisés doivent répondre. Et tant pis pour le programme du candidat ou de la candidate, ça n’a pas d’importance! Et tout ça bien entendu bien enrobé, bien dit d’une façon polie et aseptisée qui n’inspirent aucun relent de racisme ou un sous-entendu calculé!

    37_300x300_acf_cropped-200x200.jpgEn résumé: on connaît la musique, vous êtes une blonde aux yeux bleus ou verts, vous avez du bagout, vous présentez bien, vous passez sans encombre et vous pouvez même vous offrir le luxe de donner des leçons aux autres qui n’ont pas eu la chance de naître dans cette belle ville. Vous êtes beau comme un arabe, extrêmement qualifié et humaniste on vous appliquera le délit de faciès. Mais on ne vous la fait pas Omar Azzabi, vous avez du sang tunisien dans les veines, cela veut dire que vous êtes un brave combattant, rien ne vous arrêtera, vous irez loin et qu’à votre tour un jour, vous donnerez la leçons aux autres donneurs de leçons dans une ville qui vous appartient aussi grâce à votre engagement utile.

    Et demain est un autre jour!

  • Quand les TPG roulent pour les potitiques!

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    A compléter...
    Et demain est un autre jour!

  • Fier de ma Tunisie!

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    Sans titre-2.jpgIncroyable, il y a quelques jours seulement la Tunisie n'évoquait pour beaucoup que les plages de sables fins. Et en ces jours de basse saison où les touristes se font rares, la Tunisie n'a jamais été aussi présente sans effort marketing. Présente partout, dans les esprits, dans les espoirs de beaucoup de peuples opprimés, dans l'inquiétude du monde occidentale qui voit une révolte à ses portes... Présente aussi dans les médias et même les blogs de cette plateforme transformée à cette occasion en support spécialisé es-Tunisie. Tous se lèvent pour cette démocratie naissante et découvrent au passage une dictature “invisible” et bien accommodante quand on emprunte l'avion pour aller bronzer à moindre frais à moins de 2 heures de la Suisse.
    Une révolte disaient les uns, pour d'autres c'est un ras-le bol collectif, un soulèvement au lendemain incertain prédisait la plupart. Le terme révolution tunisienne est très peu utilisé du moins au début, on ne va pas faire de l'ombre à Ché Guevara ou à la patrie des droits de l'homme. Plus tard, quand la dictature a abdiqué, la Tunisie a enfin eu sa revanche. Maintenant c'est la révolte du Jasmin! Oui il fajUJ.jpgut toujours une étiquette, c'est plus simple à retenir quand ça vient de l'extérieur. Les tunisiens peuvent s'estimer heureux. La révolte, leur révolte malgré les martyrs est parfumée et porte le Jasmin comme symbole. Ils auraient au moins échappé à d'autres stéréotypes moins glorieux du genre la révolte du couscous, du dromadaire ou de l'harissa.
    La couverture médiatique des premiers jours est tout simplement catastrophique. Je prends comme exemple et pas par hasard le téléjournal de TF1 du 12 janvier, l'une des premières chaines francophones à avoir eu la permission de filmer en Tunisie. Ce soir-là, l'envoyé spécial de la chaîne Olivier Santicchi, privé de reportage à l'extérieur a transmis à son siège des vidéos tournées par des amateurs tunisiens et postées auparavant sur Facebook. Après avoir rendu l'antenne, la séduisante Laurence Ferrari a présenté ses "félicitations à toute l'équipe en déplacement pour la qualité de la couverture des évènements en Tunisie". Merci Facebook.  Heureusement que PPDA est parti sinon il aurait récupéré ces images amateurs pour les mettre à son actif!
    167628_493048348954_636258954_5855165_102653_n.jpgOUI  Le Tunisien est fier de ce qu'il vient de réaliser et personne ne pourra lui reprendre cette liberté pour laquelle il a si longtemps combattu en silence. Dernièrement, un des opposants les plus en vus vivant en France, Moncef Marzouki, de retour au pays a voulu commencer à mon avis prématurément sa compagne électorale à Kasserine, il en a été empêché par les habitants de cette ville  héroïque. La récupération ne passera pas par Kasserine.
    Autre décor, j'ai remarqué avec plaisir ces derniers jours en Tunisie l'émergence d'une nouvelle liberté d'expression concrétisée par des caricatures à la "Canard Enchainé" et des vidéos à la "Karl Zéro"...la nouvelle liberté d'expression à la tunisienne est rafraîchissante! La télévision nationale découvre le débat citoyen et l'objectivité a pris le dessus sur la langue de bois. Depuis la fin du mois de décembre et à ce jour, les manifestations ne se sont pas arrêtées. Ce vent de liberté fait du bien aux tunisiens...Ils le valent bien!

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    Illustrations: internet

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  • La photo du jour!

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    Pour soutenir la révolution tunisienne une vingtaine de personnes se sont données rendez-vous à la Place du Molard entre 17h00 et 18h00

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  • La diversité dans la cité par Ali Benouari

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    portrait_menutop.jpgJ’ai reçu un commentaire sous la forme d’une note de la part de Ali Benouari (liste 1) posté à 4h49 ce matin. Il y parle de diversité dans la cité de Calvin. Pour alimenter le débat sur les élections de ce week-end, il serait intéressant de le lire. La note qui a inspiré le Radical Benouari s’intitule : « Tout le monde s’appelle Ali…ils attendent votre vote ! » Ma prochaine contribution portera le titre : « 8 candidats soumis à 9 questions : Salika, Salima, Hédi, Sonia, Muhittin, Aurore et Stéphane, la diversité au cœur de la cité »

    "Cher Haykel, merci pour ce coup de pub inattendu, dont beaucoup d'amis, qui ont apprécié, m'ont parlé. J'espère avoir l'occasion de vous rencontrer et d'avoir des échanges directs et moins brefs. Si le cœur vous en dit, venez à la réunion d'information et de débats que j'organise ce soir au billard BBA, 8, rue de Lyon, à partir de 18H00. A propos Sans titre-2.jpgde l'association "diversité dans la cité". cette association, née le 18 août dernier, a déjà beaucoup investi le champ des communautés d'origine étrangère, tout en sensibilisant les autres, sur deux concepts appelés à alimenter le débat public. Ils répondent, entre autre, à la question que le concept d'intégration n'a pas su prendre en charge: pourquoi des communautés qui vivent à Genève (et au delà, en Suisse) depuis 25, 30, voire 40 ans tournent le dos aux institutions? Elles ne votent pas et ne s'intéressent pas aux débats qui concernent leur cité. Peut-on dire d'elles qu'elles ne sont pas intégrées? Bien sûr que non, au regard des critères de la politique d'intégration: maîtrise de la langue, connaissance du pays et de son histoire, etc. Nous fournissons la réponse, et avec elle les deux concepts que nous avons élaborés: appropriation et participation. Pour permettre aux migrants de s'intégrer" véritablement, ils faut, en effet, qu'ils s'approprient les valeurs de ce pays et les espaces d'expression; Tous les espaces, et pas seulement l'espace culturel (qui tend plutôt à les conduire à la ghettoïsation). 9535_1190048724310_1621127854_527413_4893398_n.jpgNous parlons des espaces où se prennent les décisions qui concernent tout le monde: l'économique, l'administratif et, bien sûr, celui qui est la clé de tous les espaces: le politique. Le moyen à disposition? Ce ne peut être ni la discrimination positive (nous ne sommes pas aux Etats unis) ni le fait du prince (nous ne sommes pas en France). Nous sommes en Suisse où les ministres, comme les députés et comme les juges, sont élus. Nous sommes donc renvoyés à la problématique de la participation électorale, condamnés à passer par là. Les expériences précédentes (dont la mienne) montrent l'extrême difficulté à se faire élire, compte-tenu du système électoral à Genève et en Suisse. QUE FAIRE DANS CES CONDITIONS? L'idée centrale, autour des deux concepts précédents est d'unir les réseaux de tous ces candidats. C’est ce que nous avons entrepris de faire, en fondant l'association DDC. Celle-ci soutient ses membres en appelant à voter pour eux. Le succès, si tous les candidats jouent le jeu en activant leurs réseaux propres, est garanti, avec des conséquences qui risquent de perturber (révolutionner?) le jeu politique à Genève. Nous en avons en tous cas pris le chemin, de manière ferme et résolue. Il est tard à l'heure où j'écris ces lignes. Je vous souhaite une bonne journée et vous dis à bientôt. Ali Benouari"

    http://www.diversitedanslacite.ch/

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