25.01.2012
«La sécurité, première des libertés » L’UDC emprunte un slogan au Front National (FN)!
Une nouvelle contribution de Karl Grünberg.
A trois mois de l’élection présidentielle, le FN qu’ont fondé de vieux fascistes rassemble avec Marine Le Pen des millions d’intentions de vote dont celles de nombreux travailleurs.
Ce slogan banalise vingt ans de propagande. Il aseptise son racisme. Chacun le comprend. L’insécurité c’est la racaille, le jeune de cité, l’étranger, le musulman, et non pas la misère, la maladie, l’avenir volé.
Doté de députés entre 1986 et 1988 seulement, le FN n’a eu aucune responsabilité dans les réformes de tous les gouvernements depuis le «tournant de la rigueur» qu’a pris Mitterrand en 1983. Jean-Marie moquait la «bande des quatre», (PS, PC, RPR et UDF). Marine, ce qu’il en reste: «l’UMPS»! N’avoir pas participé à cette politique antisociale contribue aux succès électoraux du FN.
L’UDC y a contribué mais cela ne lui a pas aliéné un électorat populaire qui vote contre ses intérêts. Vieux parti gouvernemental l’UDC est pourtant responsable du démembrement des lois protégeant les travailleurs, les jeunes en formation, les personnes âgées, les malades, les invalides, les chômeurs, les locataires.
La jeune présidente et conseillère nationale de l’UDC/Genève, Céline Amaudruz, affiche elle aussi ce slogan racoleur.
L’UDC était un petit parti agrarien et conservateur (11,5% des suffrages en 1991). «Dénonçant le système» sous la férule de Blocher, il en rassemble 26,5% en 2011 (29% en 2007). Né de presque rien et à la même époque, le FN connaît une progression semblable.
Auraient-ils réussi si les régimes qu’ils contestent avaient poursuivi les politiques qui ont fait leur succès au cours des années 1945-1985? L’incapacité des partis gouvernementaux de gauche à refuser les politiques antisociales des secteurs dominants de la bourgeoisie, la volonté de leurs homologues de droite de les satisfaire ont conduit à la désaffection que les nouvelles classes politiques populistes ont saisie.
Leur carte de visite? Le racisme identitaire.
Le FN soi-disant social et l’UDC libérale déclinent l’argumentaire de la préférence nationale, contre le regroupement familial, les prétendus abus aux prestations sociales, la «criminalité étrangère» et «l’altération de l’identité nationale» (islamophobie). Ils veulent réformer le code de la nationalité pour protéger cette dernière. Leurs insertions dans leurs pays respectifs sont différentes, mais leur ethnoracisme est le même. Pas grand-chose ne distingue Marine Le Pen et Oskar Freysinger qui ne se fréquentent pas encore ouvertement.
Comment ne pas comprendre l’écrasante responsabilité des exécutifs européens et des partis gouvernementaux de gauche et de droite pour expliquer que des formations minoritaires il y a quelque vingt ans sont désormais créditées d’un tiers de leurs électorats nationaux respectifs?
Ayant laissé les secteurs dominants de la bourgeoisie prendre la «gouvernance» par dessus les parlements, ils ont permis au racisme de régenter la vie politique:
• Depuis le rétablissement de la démocratie en 1945, les parlements négociaient le progrès social et la répartition des gains de productivité. Les voilà devenus des casseurs de législation. Comment s’étonner si la préférence nationale se substitue à la répartition sociale?
• S’imposant contre la représentation démocratique la nouvelle gouvernance européenne fonde sur les valeurs judéo-chrétiennes et la civilisation occidentale ce qu’elle ne peut légitimer politiquement.
• Les vieux partis racistes(1) ont compris au milieu des années 1980 qu’en dénonçant la trahison des partis traditionnels de gauche et de droite ils se frayaient une nouvelle voie. Rabâchant un nationalisme nostalgique ils proposent pour toute perspective aux masses paupérisées d’expulser «étrangers» et «faux réfugiés» pour récupérer leurs biens qu’ils prétendent indûment acquis, les fameux abus.
Lutter contre le racisme et pour un véritable programme social sont les deux pans indissociables de la riposte. La gauche tout entière finira-t-elle par le comprendre?
Karl Grünberg
ACOR SOS Racisme
(1) Si l’antisémitisme de Le Pen est bien connu, il faut rappeler que von Steiger, le conseiller fédéral qui a fermé la Suisse aux Juifs alors qu’il savait que la solution finale était mise en œuvre, était agrarien (UDC).
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19.11.2011
Oskar Freysinger candidat à la vice-présidence de l’UDC ! par Karl Grünberg
Des faits. Des noms. Des dates.
La direction du plus grand parti gouvernemental suisse s’ouvrira-t-elle à un raciste déclaré ?
Au porte-parole suisse de l’islamophobie européenne ?
Pour Oskar Freysinger l’islam est génétique, des mondialistes - des Sages de Sion? - complotent contre les peuples, le bradage de la race blanche provoque une situation de guerre civile(voir ici). Le 26 septembre 2011, il annonce à la Tribune de Genève sa disponibilité pour la vice-présidence de l’UDC, et confirme le 25 octobre sa candidature à la Télévision Suisse romande.
S’il appartient à l’UDC de désigner ses responsables, il nous appartient de prendre position! Oskar Freysinger n’a pas sa place à la présidence du plus grand parti de Suisse.
Le site Novopress du Bloc identitaire français a posté l’an dernier une vidéo interview où il défend «des millénaires de culture occidentale et judéo-chrétienne» et veut régénérer les peuples européens soumis aux adeptes d’un dogme globalisateur qui manipuleraient l’islam pour «détruire l’identité, les frontières, les systèmes immunitaires des Etats-nations et créer une sorte de magma global pour détenir le pouvoir démesuré qu’ils convoitent»
Les groupes néonazis sont connus pour tenir de tels propos. Entre 1998 et 2004, ACOR SOS Racisme s’est associée au réalisateur Daniel Schweizer pour faire connaître son travail documentaire sur les nouvelles formes du racisme; sur leur impact auprès de milieux alors minoritaires (Skin or Die, Skinhead Attitude, White Terror).
Alors, les hammerskins organisaient des concerts clandestins pour diffuser les propos qu’Oskar Freysinger tient aujourd’hui ouvertement. Alors, les pouvoirs publics les interdisaient lorsqu’ils en étaient informés.
Le porte-drapeau victorieux de l’initiative contre la construction de minarets en Suisse, coqueluche des médias, se pavane sur des plateaux télé qui l’accueillent jusqu’à plus soif et fait carrière en professant son racisme.
Il ne doit pas être interdit, mais combattu. ACOR SOS Racisme appelle à développer la volonté politique de combattre le racisme.
Automne 2011, toile de fond
Ses bailleurs de fonds spéculent sur les parts de marché et l’UDC sur la «part électorale». Il espérait 30% des suffrages aux élections de 2011, il tombe à 26,6%, reculant de 2,3% par rapport à 2007. Si le Journal télévisé relève son score personnel, Freysinger est déçu. L’UDC a mené «une campagne trop centriste, trop molle». Il marque sa différence: «il faut être plus intelligent, plus malin, plus rusé» et espère «jouer un rôle plus important dans la direction du parti». Divergence au sommet? Pour le patron du parti, Christoph Blocher, son erreur est au contraire d’avoir péché par arrogance, d’en avoir trop voulu.
Cador de l’islamophobie européenne, familier du Vlaams Belang de Filip Dewinter (Belgique), de Geert Wilders (Hollande), star du Bloc Identitaire, de Riposte Laïque et du Front National en France, Oskar Freysinger est populaire en Suisse pour ses coups de gueule et sa dégaine d’animateur de camp de vacances. Sa vice-présidence, il la veut au moment où l’UDC, au nom de la concordance démocratique, revendique 2 des 7 sièges gouvernementaux. Le prend-on pour un bouffon? Ses excès dédouanent-ils ses concurrents? Son racisme sans complexe laisse indifférent. Sa vision politique devra être étudiée. Ici, nous le citons et vous invitons à le lire attentivement.
Islamophobie et passage à l’acte
Le 31 octobre, à la veille de la publication très annoncée de Charia Hebdo, un incendie apparemment criminel a brûlé Charlie Hebdo. Le buzz. Gouvernement français, opposition, opposition de l’opposition, tous bombent le torse, le regard tendu sur la ligne bleue des Vosges. L’islam ne passera pas, etc.
Jeudi 10 novembre, le feu ravage dans l’indifférence la mosquée de Montbéliard.
Vendredi 11 novembre le terrain de la future mosquée de Granges est souillé de déchets de porc. Granges et Montbéliard… sont proches de Wangen bei Olten.
«On n’a pas pu empêcher le minaret de Wangen bei Olten et c’est pour cette raison qu’on a réagi», expliquait Oskar Freysinger dans la vidéo-interview qu’a postée Novopress.
Le bouillant député n’y a pas mis le feu. «Il a longuement réfléchi, on butait contre la constitution, contre des lois, contre les conventions internationales. Lorsque vous n’avez pas d’autre angle d’attaque que ce que permet le juridisme moderne, le seul possible devient par définition le meilleur».
Pourquoi s’en prendre au minaret? «Le minaret n’étant pas une obligation doctrinale, il n’est pas nécessaire à la pratique de la foi et on ne peut pas nous accuser de les empêcher de pratiquer».
Pourquoi s’en prendre aux musulmans? «Parce que leur dogme est en contradiction flagrante avec l’Etat de droit».
Posture démocratique cocasse dans la bouche d’un homme qui explique comment tourner l’Etat de droit. «Ça nous a permis à travers ce symbole de donner un message qui a été très, très clairement entendu».
«En France, à peu près 6 millions de musulmans ont imposé partiellement leur loi dans certains ghettos la dégénérescence, je parle bien d’une dégénérescence, au niveau de l’Etat de droit et de la République, est tellement avancée que les corps d’autodéfense sont comme paralysés».
«La société occidentale a créé autour de l’islam une ceinture de protection comme celle que crée le corps autour de cellules cancéreuses. C’est lui-même qui produit les ceintures de protection et peu à peu l’organisme est bouffé et ne peut plus se défendre».
L’islam un cancer, une maladie mortelle? Oskar Freysinger est raciste. «Raciste? On parle de n’importe quoi, ça n’a rien à voir, depuis quand l’islam est-il une race - hin hin - ce n’est pas une race - hin hin - c’est un dogme politique». «Un mensonge bien formulé vaut mieux qu'une vérité mal exprimée», aime-t-il dire.
L’islam est génétique! Protégé pas sa précaution oratoire de la disposition pénale 261bis qui, en Suisse, réprime - mal - certaines manifestations du racisme, il développe sa «pensée», «la menace musulmane est démographique»!
«La France n’a plus le monopole du dernier village gaulois, d’Asterix et d’Obelix qui résistent à l’envahisseur, la Suisse l’a remplacée – comme nous sommes des Helvètes et donc des Celtes, ça ne pose aucun problème que nous ayons pris la place des Français dans le rôle des Gaulois qui préfèrent prendre leur destin en mains plutôt que de se le faire dicter par une lointaine Rome».
«Sans haine, sans frustration particulière, constater froidement puis agir».
Le constat? Oskar Freysinger invente l’existence d’un complot musulman qui «n’a pas caché sa stratégie imposée par le djihad: la volonté d’islamiser le monde. C’est leur vision du monde, ils jouent leur partition - et moi si j’étais musulman je ferais comme eux -j’essaierais d’éviter des attentats sur sol européen et j’avancerais au niveau de la démographie, avec la création de sociétés parallèles et j’occuperais le territoire jusqu’au point de non retour. Ils font juste on ne peut pas leur en vouloir. C’est leur doctrine, leur manière, leur volonté, leur but. Longtemps je n’ai pas compris tant de complaisance à se laisser faire puis compris qu’elle est due à quelques personnes prêtes à s’allier au diable au nom d’un dogme globalisateur, à détruire l’identité, les frontières, les autodéfenses - les systèmes immunitaires - des Etats-nations, pour créer une sorte de magma global et détenir un pouvoir démesuré en le chapeautant».
N’est-il pas antisémite celui qui croit en l’existence d’un complot pour dominer le monde?
L’action? Il y aura une réaction, les gens se soulèveront, et ce sera sanglant, une sorte de guerre civile, ça va faire des dégâts, ça sera pas beau à voir».
L’action? «Je pense que le combat européen ne sera possible que lorsque l’union européenne aura volé en éclats. Le système actuel paralyse les systèmes d’immunité, d’autodéfense des communautés que sont les nations pour créer cet internationalisme factice. Je pense que la prochaine crise verra la fin de l’Union européenne. La prochaine crise financière est quasiment programmée. Du point de vue structurel rien n’a été modifié depuis la dernière, on a essayé de boucher les trous comme on jette une goutte d’eau sur une pierre chaude. Je souhaite de tout mon cœur que ce système vole en éclats. Les Etats-nations reprendront l’initiative, reprendront leur destin en mains et pourront de nouveau agir dans le cadre de frontières à mesure humaine.»
«En France, vous avez besoin d’un nouveau Charles Martel - je ne peux pas jouer ce rôle depuis la Suisse» conclut-il modestement.
Karl Grünberg
ACOR SOS Racisme
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25.10.2011
Lendemain d’élections nationales en Suisse: L’UDC s’est-elle plantée ? Oskar Freysinger explique:
Au lendemain des élections fédérales, la TSR a consacré son téléjournal aux résultats du vote du 23 octobre. Parmi les invités de ce direct, l’incontournable Oskar Freysinger (UDC). Karl Grünberg d’ACOR Association romande Contre le Racisme a suivi pour PLANETE PHOTOS le débat entre la journaliste Romaine Jean et l’agitateur de l’UDC, l’homme à la queue de cheval qui mérite tous les “OSKAR” de la médiocrité...sieur Freysinger. Décryptage:
• Lendemain d’élections nationales en Suisse.
• Souvent présentée comme extrémiste, l'Union Démocratique du Centre (UDC) s’est-elle plantée? Oskar Freysinger explique pourquoi à la journaliste de la TSR Romaine Jean.
Pour sa part, le bel Oskar, a, lui, fait une forte campagne. Il a promis à ses électeurs de rester fidèle à son engagement pour nos familles, nos racines, nos traditions ... pour que notre aventure commune continue pour que la chienlit marxiste ait un contrepoids politique. Mais oui. Notre philosophe n'a pas la langue de bois. Autre échantillon de sa propagande électorale: "Depuis la deuxième guerre mondiale, des esprits dits « éclairés » cherchent à « globaliser les consciences », à « décloisonner la pensée ». La liberté, disent-ils, s’est de s’ouvrir à tout, s’est de faire tomber toute limite entre les différentes identités, ethnies et nations".
Le petit monde des sites racistes de l’extrême-droite française, le Bloc identitaire, Alsace d’Abord, Français de souche - l’illustre porte-parole des Souchiens - recensent l’intervention télé de leur idole islamophobe qui, elle, se réjouit d'une éventuelle promotion au sein de son parti.
Ainsi, le Bloc identitaire affirme: «Contrairement à ce que clament la majorité des médias - plus empreints d'idéologie que d'analyse malheureusement - les populistes de l'Union Démocratique du Centre n'ont pas connu un "net recul" lors des élections fédérales en Suisse. Les sièges perdus coïncident avec la scission de son aile agrarienne voilà plus de 4 ans désormais (pour créer le Parti Bourgeois Démocratique), et si l'on ajoute les résultats de ce parti à ceux de l'UDC, on obtient un résultat supérieur à celui de l'UDC aux dernières élections fédérales. L'UDC a donc en réalité progressé ! Et elle reste - de loin - la première formation politique
de la Confédération Helvétique, cela après une campagne largement menée contre l'immigration massive et incontrôlée. Mieux encore, Oskar Freysinger qui fut l'un des participants aux Assises sur l'Islamisation co-organisées par le Bloc Identitaire et l'un des artisans de l'initiative pour l'interdiction des minarets - parfois critiqué d'ailleurs au sein même de son parti comme trop "remuant" et proche des partis identitaires et populistes européens - a réalisé l'une des meilleures progressions de l'UDC en se plaçant, dans le canton du Valais en seconde position dans la course au Conseil National et en troisième pour celle au Conseil des États.
Télévision Suisse Romande
Romaine Jean: Oskar Freysinger bonsoir.
Oskar Freysinger: Bonsoir.
RJ : On vous rejoint à Sion on va déjà parler de votre score personnel, hier, en Valais, extraordinaire, vous êtes le deuxième mieux élu derrière Christophe Darbellay, vous l’expliquez ?
OF : Bin oui, une manière de faire de la politique un peu différente, un style direct, pas peur de dire les choses, la langue de bois c’est pas mon style, des valeurs, Suisse indépendante, la neutralité, la démocratie directe, que je propage un peu partout même en Europe, euh bin voilà, c’est en rupture, c’est, c’est, c’est pas comme la plupart des gens font de la politique ou sont habités à la faire, c’est tout.
RJ : Alors curieusement Oskar Freysinger, ailleurs, dans le reste de la Suisse c’est précisément peut-être ce style qu’on a rejeté hier puisque l’UDC perd nettement, c’est la grande surprise, perd 7 à 8 sièges, comment l’expliquer là encore.
OF : Alors moi c’est les pourcentages qui comptent, parce que les sièges, évidement, il y a un problème avec les apparentements, les apparentements permettent à certaines formations de se maintenir plus fortement de ce que de ce qui serait normal, ça c’est c’est on l’a vu aussi en Valais, bon, c’est une chose, ensuite bon on perd pourquoi parce qu’on a voulu jouer sur deux tableaux à la fois, on analyse est simple on peut pas courir en même temps des élections au Conseil des Etats au système majoritaire et puis au National. Parce que c’est pas le même style, vous ne faites pas le même style de campagne, ensuite, moi j’ai franchement.
RJ : La campagne était pas assez, était trop centriste, était pas assez, euh…
OF : Exactement, elle était trop molle.
RJ : … marquée, trop molle.
OF : Elle était trop molle, et puis ça suffit pas de placarder les murs de ce pays à grand renfort d’affiches euh qui qui qui devenaient lassantes à la fain, toujours cette même affiche, avec ces pieds, non mais il faut il faut être plus intelligent, plus malin, il faut être plus rusé, il faut avoir plus d’imagination, et j’espère franchement pouvoir jouer un rôle un peu plus important aussi dans la direction du parti.
RJ : Et bien oui puisque.
OF : Pour varier un peu le style, parce que là c’était un peu lassant.
RJ : Et bien oui, puisqu’on parle de vous pour la vice-direction de votre parti. Vous restez avec nous.
OF : Oui.
RJ : On vous retrouve tout à l’heure pour parler de l’élection du 14 décembre.
Karl Grünberg ACOR Association romande Contre le Racisme, mardi 25 octobre 2011, 21:21
Photo 1: Demir SÖNMEZ
Photo 2: copie d'écran téléjournal TSR
23:57 Ecrit par Haykel dans Politique suisse | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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12.11.2009
Infrarouge et les minarets: un oscar à Oskar:
J’ai suivi hier le débat d’Infrarouge sur l’initiative anti-minarets. Et ça me réconforte dans l’idée que cette initiative qui déchaîne les passions depuis plusieurs jours est belle et bien contre-productive pour ceux qui l’ont initiée. En écoutant les arguments primaires de ceux qui soutiennent cette initiative, je me rends compte de l’ignorance, de la frilosité et de l’intolérance qui animent certains envers l’islam, religion qui fait toujours peur en Occident et qui donne à quelques politiciens mal inspirés et démagogues l’occasion de faire parler d’eux.
M. Oskar Freysinger, Conseiller National et porte drapeau de son parti l’UDC pour défendre une initiative hors la loi qui ne pourra pas être appliquée car contrevenant à la liberté du culte, n’a pas convaincu, au contraire, il s’est ridiculisé devant un Bertossa, laïc et en forme qui a parlé avec raison et intelligence. En quatre mots, ce dernier a résumé et contrecarré tous les raisonnements fallacieux de son interlocuteur à l’étiquette UDC: “Simplification, généralisation, outrance et amalgame”. L’homme à la queue-de-cheval a parlé de “la Charia”, de moratoire sur les minarets, de démographie forte chez les musulmans, de suspicions, de doctrine islamique qui n’évolue pas, d’ouvertures de frontières qui engendrent des menaces, il a utilisé le terme “chez nous”, comme si les musulmans suisses ne sont pas aussi “Chez eux” et a parlé d’envoyer un signal fort envers cette communauté en votant pour l’interdiction des minarets. M. Oskar qui a reçu grâce à cette émission un oscar du meilleur rôle pour l’ensemble de son discours qui élude le sujet principal (les minarets) mérite de revoir sa copie. Son scénario ne tient pas la route et notre futur scénariste made in Hollywood s’est contenté de nous présenter un synopsis indigeste qui ne pèsera pas lourd dans l’urne du 29 novembre. Quant à Madame Esther Mamarbachi, elle a encore une fois excellé dans la direction des débats.
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Conseiller administratif responsable du Département de l'environnement urbain et de la sécurité entre autre chasseur d'affiches sauvages: en rapport avec cette rubrique, les liens suivants:Affiches sauvages, Genève, n'est pas une poubelle, Pierre Maudet, j'adore!, Maudet et Longchamps ouvrent le bal électorel, Sécu-municipaux-cop!, Maudet aux Pâquis!, Maudet promoteur de graffitis et Maudet-Moutinot le combat des titans























23:55 Ecrit par Haykel dans Genève, Médias, Photos, Politique, Résistance, Solidarité, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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