luzia

  • Le silence, je t’aime moi non plus!

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    712138140.jpgIl y a de quoi être interloqué. Dans plusieurs endroits le silence est imposé. Hôpital, train, cinéma, théâtre, bibliothèque... Des écriteaux viennent même rappeler les étourdis leur devoir à respecter le mutisme le plus complet. Muet comme une carpe pour mieux apprécier le son, l’image, l’art, le transport en commun...et le respect aux malades... Jamais je n’ai vu une pancarte indiquer le contraire. “Ici, défense d’honorer le silence!” “Le bavardage est une obligation”.
    Face à la pollution sonore qui nous entoure force est de constater que quand le bruit se fait rare, le silence se remarque à coup sûr. Vous savez l’histoire du vide qui impressionne, de l’être qui vous manque, du repos du guerrier après la bataille... J’habite et je travaille dans un quartier fâché avec le mot silence. Les décibels battent tous les records du lundi au vendredi après-midi, 24h00 sur 24. Du vendredi soir au dimanche soir j’ai rendez-vous avec le silence. Une escapade chaque week-end au valais pour me ressourcer. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition. Pas de Klaxons, seul le bruit des cloches des vaches et le gazouillis des oiseaux rompent de temps en temps la quiétude des lieux. Un natel qui sonne est c’est la honte chez ce relais de silence. Un jour plus tard le citadin prend le dessus sur le villageois de transit. Le bruit me manque et le silence m’étourdit. J’ai trop été exposé au vacarme de la ville comme si j’ai reçu une dose de radiation contre le silence. Et me revoilà sur le chemin du retour ravi de retrouver le tumulte de ma ville. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition...jusqu’à vendredi après-midi...

    Haykel Ezzeddine

    (photo: Haykel)

    Texte paru ce jour dans le Blog collectif. Pour lire les contributions de Jean-Marie Gumy, Robert Conrad, Luzia, John Goetelen, Danièle Bianchi et Djemâa Chraiti cliquez ici

     

    Et demain est un autre jour!
  • La fontaine et les politiciens

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    Texte paru dimanche 4 juillet dans le Blog collectif. Je vous invite à lire les contributions de Marie-France de Meuron, Robert Conrad, Luzia, Djemâa Chraïti et John Goetelen

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    La fontaine et les politiciens

    1913791560.jpgEn consultant le thème de ce qui nous occupe cette semaine  sur wikipédia, j'apprends que notre Jet d'eau national est considéré comme une fontaine au même titre que la célèbre fontaine de Trevi de Rome. Pourquoi pas ? Il a tout ou presque pour être admiré comme une fontaine si je me réfère à la définition de la célèbre encyclopédie libre. « Une fontaine est une construction généralement accompagnée d'un bassin d'où jaillit de l'eau. Une fontaine peut être naturelle au sens d'être alimentée par une source ».

    Au lieu de disserter sur le sujet,  j'ai préféré interpeller notre dynamique Maire de Genève pour connaître son avis en tant que politicienne-blogeuse sur les fontaines. Madame Sandrine Salerno a eu la gentillesse de prendre de son temps et a répondu à mes trois questions avant de m'envoyer au Département de Monsieur Rémy Pagani, responsable entre autre des 60 fontaines qui égaillent joliment notre ville. Voici leur contribution au blog collectif:

    Sandrine.jpg1. Que représentent pour vous les fontaines ?

    Genève est connue et reconnue pour la très symbolique fontaine qu'est le Jet d'eau. La fontaine est source de vie et source de fraîcheur.
    La fontaine, c'est également la source, dans le sens abstrait de l'origine, de la cause, du principe. La fontaine nous rappelle à donc la tradition et fait jaillir la vie.
    Genève sans fontaine ne serait pas Genève!

    2. Pourquoi bon nombre de fontaines à Genève ne sont plus actives ?

    Il y a quelques années, la gestion économe de l'eau est devenue une priorité pour la Ville. Des raisons écologiques et financières ont, avant la législature en cours, poussé le Conseil administratif à repenser l'administration des fontaines. La plupart ont été rénovées dans le cadre de la politique énergétique de la Ville de Genève, mise en place en 2006. Une fois techniquement transformées, les fontaines actuelles économisent jusqu'à 90% de l'eau, en comparaison avec les fontaines anciennes.

    3. Penseriez-vous rendre à ces fontaines une seconde vie ?


    Oui. D'ailleurs, à ma connaissance, la plupart d'entre elles revivent déjà, au fur et à mesure que leur rénovation se poursuit.
    Cependant, la gestion des fontaines ne relève des compétences ni de mon Département des finances et du logement, ni de ma fonction de Maire.
    Je vous laisse donc vous adresser à mon collègue, l'excellent Rémy Pagani qui, j'en suis sûre, prendra le soin d'apporter une réponse à la fois plus politique et plus technique à vos interrogations.

    Sandrine Salerno

    Maire de Genève

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    La réponse de M. Rémy Pagani à mes trois questions:

    IMGP5815.jpgLes fontaines sont très importantes pour moi, c'est le symbole de la vie. Nous sommes en effet constitués à 60% d'eau. Je m'emploie à chaque fois que c'est possible techniquement à réhabiliter les fontaines de Genève, il y en a environ 60.
    Cordiales salutations.


    Rémy Pagani

    Conseiller administratif

     


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    Et demain est un autre jour!