27/12/2015

Bonne année 2016 quand même!

Bonne année 2016-2.jpgUne année chasse l’autre. Le mois de décembre est généralement consacré au bilan mais aussi au seuil de la nouvelle année aux résolutions. C’est immuable! Chacun ses priorités et tous je pense nous sommes unanimes que face au terrorisme qui s’internationalise le souhait qui nous unit c’est que l’année 2016 sera celle de la paix. Difficile transition après la vague d’attentats survenus cette année et le flux migratoire sans précédent que connaît actuellement le continent européen. Ajouter à cela l’islamophobie galopante qui s’installe dans plusieurs pays européens.
Tout être humain sur cette terre au delà de ses croyances ou de sa religion aspire aux mêmes choses simples et élémentaires: avoir un toit, ou un lit propre, manger à sa faim, travailler et vivre en paix. L’inégalité entre le Nord et le Sud n’a jamais été aussi flagrante. Et les conflits qui la plupart du temps sont alimentés voir engendrés par les pays riches accentues cette disparité. Le monde va mal, très mal. Je ne vous apprends rien. Dérèglement climatique, richesse mal répartie, éternels guerres qui profitent aux pays développés qui consolident leur industrie militaire cette année 2015 est à oublier. Et pour ne pas céder au pessimisme et bien que je ne vois vraiment pas comment 2016 sera meilleure à celle qui s’achève je partage les mêmes vœux plein de sagesse du pape François ainsi que ses préoccupations. “Reprise du dialogue entre palestiniens et israéliens”, “trouver une solution aux conflits en Syrie, en Libye, au Yemen, en Irak, au Burundi, au Sud-Soudan... ”, “secourir et aider les réfugiés”... La liste des souhaits est sans fin. Bonne année 2016 quand même! 

Et demain est un autre jour!

18:37 Écrit par Haykel dans Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le pape françois, conflit en syrie, irak, attentats, islamophobie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/09/2012

Mon invité: Hafid Ouardiri qui répond au film qui insulte les musulmans!

Sans titre 6.jpgManifestations antiaméricaines, des morts et des blessés, saccages d’ambassades et de lieux de culte…chaque jour apporte son lot d’actions et de rejets à cause d’un ramassis de film, une énième provocation ressentis par une communauté qui le fait savoir haut et fort en menant des actions toutes aussi violentes que l’élément déclencheur responsable de cette folie meurtrière. A l’heure ou cette note est publiée un extrait de ce film a été visionné sur You Tube par 2’770.426 internautes et généré 39'215 commentaires pour 7'239 "j'aime" et 27'357 "je n'aime pas". C’est énorme pour une vidéo postée seulement il y’a 5 jours!
J’ai demandé à Hafid Ouardiri, directeur de la Fondation de l’Entre-connaissance de répondre à cette question: “Que vous inspire les derniers événements qui tournent autour de ce film qui insulte une fois de plus l’islam et les musulmans. Voici sa réflexion:

                              "La preuve de la douceur du miel, c'est le miel lui-même !"

Encore une fois, nous voilà dans la tourmente pris en otage d'un côté par un voyou, provocateur-détracteur, qui a fait un film insultant contre l'islam et son dernier prophète Mohammed bénédiction et salut sur lui et de l'autre, une foule en colère qui réagit de manière hystérique détruisant tout sur son passage et allant jusqu'à  entraîner la mort de plusieurs personnes dont l'ambassadeur des Etats Unis.
Une violence aveugle pour soi disant défendre l'islam et son prophète.
Comment cela puisse être possible de commettre l'irréparable au nom de l'islam ?
Comment corriger une injustice en commettant une autre injustice pire encore ?
La vie de qui que ce soit est sacrée dans l'islam. Ne faisons pas comme font ceux qui considèrent notre vie comme moins que rien.
Nous devrions bannir la vengeance, le zèle, le fanatisme, la haine et la violence car ils n'ont rien à voir avec l'islam et son enseignement, même si certains se prévalant de cet islam en font usage. Nous sommes des êtres humains capables de régler nos différents par le dialogue dans la compréhension et le respect.
Mohamed 2.jpgDoit-on rester à jamais les esclaves de l'ignorance ?
Jamais le prophète de l'islam ne s'est comporté de la sorte lorsqu'il était moqué par ses détracteurs, jamais l'islam ne nous a demandé de réagir de la sorte.
C'est vrai que c'est détestable de se moquer de la foi de ceux qui croient. C'est vrai aussi que l'islam et les musulmans sont devenus les cibles faciles de toutes les railleries, de tous les dénigrements et de toutes les insultes.
Ne déclarons-nous pas que nous sommes musulmans ? Si c'est le cas, alors voilà ce que le Coran nous enseigne pour faire face à ce genre de situation trouble et douloureuse :
« Ô croyant! Cherchez du réconfort dans la patience et la prière ! Dieu est, en vérité avec ceux qui savent s'armer de patience. »(S.2,v.153)
Et ce prophète que l'on caricature en toute ignorance et arrogance pour semer la haine et le désordre entre les êtres humains que nous dit-il ? :
« La véritable force réside dans la capacité de maîtriser sa colère. »

En agissant avec violence et sans discernement nous accréditons la thèse de nos détracteurs, de ceux qui veulent avilir l'islam et son prophète en nous manipulant par leurs provocations. Soyons les dignes porteurs véridiques de ce message qui nous dit :
« Lorsque les détracteurs vous interpellent répondez : Paix »

Mohamed 3.jpgOù en sommes nous dans notre comportement par rapport à ce sublime enseignement ?
Nous devons nous éduquer et nous mettre au travail le plus vite possible pour construire nos pays sur des bases solides fondées sur une vraie liberté, une vraie dignité et une véritable équité.
Il nous faut prendre garde de ne pas remplacer la dictature infernale que nos peuples ont vécu par une autre dictature aveugle qui est celle de la rue, même si hier elle a chassé les tyrans. Ils sont toujours là et ils peuvent encore la manipuler contre ses propres intérêts, soyons vigilants. Partout ailleurs ou nous sommes une minorité, soyons une valeur ajoutée appréciée et appréciable.
Et surtout, à toutes et à tous, de grâce ne comparons pas l'incomparable car, la preuve de la douceur du miel, c'est le miel lui-même.
Je saisi cette occasion pour remercier le Centre Oecuménique des Eglises qui déclare que ce film abjecte est une « insulte au coeur de la foi des musulmans et de tous les hommes de foi ».

Hafid Ouardiri
Fondation pour l'entre-connaissance
16 septembre 2012

Et demain est un autre jour!

19:05 Écrit par Haykel dans Région | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : hafid ouardiri, islamophobie, innocence of muslims | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/11/2011

L’hiver avec l’islamophobie comme cache-misère ? par Karl Grünberg

Sans titre.jpgKarl Grünberg (ACOR SOS Racisme) persiste et signe. Je lui ai demandé ce que signifie actuellement l’islamophobie en Suisse. Sa réponse n’a pas tardé. L’islamophobie est un racisme latent et certain…en Suisse et ailleurs!
==========
Combattre l’islamophobie est difficile. L’extrême-droite la porte, mais dans la crise politique que nous vivons l’extrême-droite se libère de l’image gore qui l’a longtemps plombée. Et certains se disent islamophobes qui se distinguent de l’extrême-droite.
Une forme de racisme mal identifiée
Pourquoi cette controverse sur sa dénomination? L’islamophobie dirait pour certain-e-s la crainte (légitime) du dogmatisme religieux. La «peur de l’islam» n’aurait rien de raciste. Mais ils n’appliquent pas cette rigueur sémantique à la judéophobie et à l’homophobie. Chacun-e sait qu’elles discriminent les Juifs et les homosexuels. Ni à la xénophobie, que tou-te-s nient éprouver.
La dénomination des différentes formes du racisme ne sort pas du silence paisible des cabinets de lecture et tous leurs noms sont impropres. «L’antisémitisme» est né à la fin du 19e siècle. Mais combien de Juifs parlent une langue «sémite» comme langue maternelle? Et certainement pas les Juifs d’Europe que visent les antisémites.
Selon certain-e-s, recourir à ce mot serait un piège islamiste. «Les mollahs iraniens (auraient) utilisé pour la première fois en 1979 le terme islamophobie pour faire passer les femmes qui refusaient de porter le voile pour de "mauvaises musulmanes" en les accusant d'être "islamophobes", en 1989 la fatwa de Khomeiny contre Salman Rushdie l’aurait réactivé». Caroline Fourest, Libération, 17 novembre 2003.
Pascal Brückner après d’autres, développe la même idée «Forgé par les intégristes iraniens à la fin des années 1970 pour contrer les féministes américaines, le terme d’«islamophobie», calqué sur celui de xénophobie, a pour but de faire de l’islam un objet intouchable sous peine d’être accusé de racisme», Libération, 23 novembre 2010. La rumeur réapparaît dans Marianne en avril 2011.
Sans titre-2.jpgUne information documentée a pourtant dissipé la confusion
En 1910, Alain Quellien parle d’«islamophobie» lorsqu’il relève qu’«il y a toujours eu, et il y a encore, un préjugé contre l'islam répandu chez les peuples de civilisation occidentale et chrétienne».
En 1912, un ouvrage collectif le rappelle, «quoi qu'en disent ceux pour qui l’islamophobie est un principe d'administration indigène, la France n'a rien de plus à craindre des musulmans au Soudan que des non musulmans». La Revue du Monde Musulman en 1912 et 1918, la Revue du Mercure de France en 1912, «Haut-Sénégal-Niger», de Maurice Delafosse, en 1912 et le Journal of Theological Studies en 1924 citent la référence. A une époque qui voit naître le débat moderne contre le colonialisme, la référence à l’islamophobie a le sens que lui donne aujourd’hui le combat contre le racisme.
La terreur des attentats intégristes et de la «décennie noire» en Algérie nourrissent les préjugés. Mais la grande presse, et précisément pour cette raison, n’aurait-elle pas dû faire connaître une information trop ignorée? Frappant des populations musulmanes dans un premier temps, la purification ethnique a joué un rôle tragique dans les guerres en «ex-Yougoslavie», mais cette terreur-là - et pourquoi ? - est moins rapportée.
Le racisme comme fond de commerce
La perte des colonies a affaibli les empires européens et les partis qui combattent l’immigration agitent le fantasme d’une invasion musulmane qui vengerait les victimes du colonialisme. La crise et la rapacité capitaliste ne nourrissent pas la solidarité des autochtones et des migrant-e-s pour la défense des acquis sociaux mais la peur des classes moyennes de partager le peu qui leur reste avec les migrants. Cette peur (phobie) est la source de l’islamophobie moderne.
Peur d’autant plus forte que les gouvernements européens et les partis qui les soutiennent ne la combattent pas. La liquidation des acquis sociaux, certains la veulent et d’autres ne savent comment l’éviter. Et tous n’acceptent-ils pas le pillage colonial, cette bouée de sauvetage qu’ils s’efforcent de regonfler?
Le 12 octobre, les bombardiers français n’ont pas encore permis de tuer Kadhafi. Mais ce jour-là une délégation de 80 entreprises françaises, pour moitié des PME, accompagne déjà à Tripoli le secrétaire d'État français au Commerce extérieur «parce que la France entend réamorcer dès à présent ses échanges commerciaux avec la Libye dont elle était, sous l'ère Kadhafi, le deuxième client et le sixième fournisseur (avec 6% de part de marché en 2010)» (Les patrons français en Libye pour de futurs contrats, Le Figaro, 13 octobre 2011).
Si la promotion de la démocratie est le slogan qui justifie les guerres en Afghanistan, en Irak et en Libye, l’argument facilite évidemment la propagande des partis qui effraient les peuples européens en dénonçant la prétendue infiltration musulmane des migrants.
Dans la bouche du bel Oskar, le bruyant candidat à la vice-présidence de l’UDC, cela donne: «En France, à peu près 6 millions de musulmans ont imposé partiellement leur loi dans certains ghettos. Il est difficile de les rappeler à l’ordre. La dégénérescence est à tel point avancée que les anticorps sont comme paralysés. La capacité de la France à défendre des millénaires de culture occidentale judéo-chrétienne est très avariée. En Suisse on a encore cette possibilité».
Au cours de la même intervention le politicien de Savièse «souhaite vraiment de tout son cœur que l’Union Européenne vole en éclats avec la crise actuelle car elle est soumise à un internationalisme factice qui paralyse les systèmes immunitaires des communautés nationales».
Poids lourds de la banque et de la finance, les barons de l’UDC partagent-ils ce souhait de tout leur cœur? Notre nouveau Charles Martel se rêve-t-il en cousin suisse de la famille Le Pen?
Dimanche 27 novembre a vu Toni Brunner, président de l’UDC, mordre la poussière devant Paul Rechsteiner, président de l’Union syndicale suisse et Christoph Blocher rater sa course au sénat. Des tensions centrifuges vont s’aiguiser au sein de ce parti entre des populistes plébéiens et les grands patrons.
Karl Grünberg
ACOR SOS Racisme

Et demain est un autre jour!