14/02/2018

Bienvenue à «Light Geneva graffiti magazine»

27267523_1554624784653563_1332701612_o-724x1024.jpgC’est fait, Genève connaîtra à partir de demain sa première revue sur le graffiti. A ma connaissance cette première est carrément la seule expérience éditoriale à l’échelle du canton. «Light Geneva graffiti magazine» mettra sous les projecteurs 3 à 4 fois par année les artistes du street art qui font l’actualité. Une belle façon de garder une trace sur ce trésor éphémère qu’est le graffiti. Une excellente initiative de la part de son initiateur le graffeur talentueux Dabtwo.
Le numéro 1 sera présenté au public le jeudi 15 février à partir de 20h à l’Ecurie à Ilôt 13. Un vernissage ponctué de musique avec la présence de DJ Tenor Rock, Zippy (DGZ) et ZINZ.
En attendant, Dabtwo a bien voulu répondre à mes questions histoire de présenter ce nouveau venu dans l’édition qui va certainement faire plaisir à plus d’un aficionado du graffiti.
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Sans titre4.jpgDabtwo je te laisse te présenter aux lecteurs de ce blog :
Mon blaze est Dabtwo. Je pratique le graffiti dit «légal» depuis une dizaine d’année. Auparavant, je me suis surtout consacré à la pratique du skateboard qui demande beaucoup de temps et d’énergie. Depuis que j’ai commencé le graffiti j’ai toujours essayé de m’ouvrir aux autres. Je suis notamment le fondateur du Bench puis du Bench Crew. Je suis aujourd’hui à la tête de Lights Magazine et de LTS Production. J’espère pouvoir continuer à rassembler les gens et donner un maximum de force à ceux qui œuvrent dans la bonne direction. Sans titre.jpg
- Comment t’es venu l’idée pour cette revue sur le graffiti?
J’achète et conserve des magazines depuis mon adolescence. Ces dernières années avec la multiplication des sites et réseaux sociaux sur internet et parallèlement la chute des ventes dans l’industrie de la presse écrite j’ai pu constater que le comportement des graffeurs avait considérablement changé et qu’aujourd’hui  pratiquement toutes les œuvres réalisées finissent en photo sur internet (fini la boite à chaussure et les pressbook photo caché au fond d’un tiroir). Chacun veut voir sa pièce tourner et être admirée par le plus grand nombre mais voilà que reste-t-il comme trace après les quelques likes vu que les publications s’enchainent et que par ailleurs la plus part de ces même sites ont une durée de vie bien plus courte qu’un magazine soigneusement conservé dans une bibliothèque. J’ai donc décidé de me lancer dans la réalisation de ce magazine pour d’une part permettre la conservation des œuvres réalisées par les graffeurs locaux et d’autre part répondre au besoin de visibilité d’un mouvement en constante évolution et malheureusement toujours pas respecté à sa juste valeur.

Sans titre2.jpg- Quelle sera la ligne directrice de «Lights»?
Ce magazine est avant tout indépendant et du graffiti pour le graffiti si je peux dire. Je compte donc lui permettre d’évoluer en ce sens. Il y aura d’autres rubriques dans les prochains numéros et surtout d’autres artistes, j’espère qu’il permettra de fédérer la scène locale et que chacun y trouvera son compte.
 - Quelle sera sa fréquence, sa distribution et qui seront les contributeurs?
J’espère pouvoir sortir 3 à 4 numéros par année. Concernant la distribution les choses sont en train de se mettre en place mais vous pouvez déjà le trouver chez Graphic Shop à Genève (Rue Caroline 13, 1227 Genève). Pour l’instant je travaille avec plusieurs graffeurs et photographes afin d’avoir un contenu original mais je suis intéressé à ouvrir encore l’équipe et bien sûr permettre au plus grand nombre possible d’acteur du mouvement de figurer dans le magazine.
27173413_943017832534960_4614038420734397732_o.jpg-Une présentation du sommaire du premier numéro
Le premier numéro est surtout composé d’artistes avec qui j’ai eu la chance d’évoluer ces dernières années car je ne voulais pas trop ébruiter ce projet avant qu’il se concrétise. Vous pouvez aussi y retrouver notamment une rubrique old-school, une rubrique internationale avec dans chaque numéro un focus sur un des événements important de la scène graffiti, une rubrique world wild avec divers photos d’œuvres et d’ambiance prise pour la plus part en voyage, un article sur Zippy (DGZ Muzik) un artiste Rap/Trap genevois, un concours de sketch et une double page consacrée aux tags.
28124731_953026311534112_2128717732_o.jpg-Actuellement sur la scène du graffiti à Genève règne la loi des clans entre graffeurs et graffeuses. Les tensions ne manquent pas dans ce domaine. Certains artistes s’évitent et d’autres s’invectivent à travers les réseaux sociaux. Quand penses-tu ?
Effectivement, il y a toujours eu et je pense qu’il y aura toujours certaines tensions ou rivalités entre les différents individus qui pratiquent le graffiti au sens large. Je pense que souvent tout cela est dû au fait que certains ne se connaissent pas et on donc du mal à accepter le travail ou les actions des autres. Parfois, il suffit juste de se croiser pour régler le problème, d’autre fois il est nécessaire de rappeler certaines règles à ceux qui ont tendance à les oublier ou les ignorer. Il faut aussi prendre en compte le fait que de plus en plus de personnes pratique et que les espaces vierges sont limités ou nécessitent plus d’investissement que simplement repasser ceux d’avant. Rester humble et faire ses preuves au fil des ans permettent d’obtenir le respect des autres plus facilement que d’essayer de s’imposer.

PS: pour contacter Dabtwo sur FB ici ou sur le site internet de LTS production ici

L'actualité du graffiti genevois ici

Et demain est un autre jour!

26/08/2010

“Desstres graffiti contest”

47491_463103296795_236413916795_6601115_7129053_n copie.jpgAujourd’hui, je rends hommage à une association qui réalise de grands projets pour les jeunes. Créée en 2008 par trois passionnés du graffiti Desstres, milite pour la valorisation et la promotion de l’art urbain en organisant des manifestations artistiques et sportives. Son but est de faire découvrir au plus grand nombre cette culture qui puise ses racines dans les rues. En quelque sorte c’est un pont entre les créateurs à la recherche de moyen et d’espace de communication et la population qui connaît mal ce genre de culture. Fort de ce principe, Desstres a depuis sa création œuvré pour faire rencontrer le public avec les passionnés du graffiti, du rap, de la danse et d’autres formes d’expression qui souffrent d’un manque de couverture médiatique et d’un désintéressement voir d’une mauvaise image chez  bon nombre de personnes.Sans titre-2.jpg
La force de cette association c’est de pouvoir réunir avec très peu de moyens (aucune subvention), les principaux acteurs de l’art urbain en leur offrant des espaces pour s’exprimer tout en respectant la législation du canton de Genève. Tout est encadré, pas d’action sauvage mais attention chez Desstres on lute contre l’uniformité et le formatage des esprits. Vous l’avez compris, ici on cherche à tisser les liens entre les artistes et le public dans un cadre légal. Un équilibre pas toujours facile à mener jusqu’à son terme.
Après le succès de l’opération Festunnel 13 à l’îlot 13 dans le quartier de Montbrillant où 13 graffeurs ont réalisé des fresques avec l’autorisation de la régie qui gère les lieux, Desstres voit plus grand avec un projet des plus ambitieux. Samedi 18 septembre, 20 grafffeurs genevois, la crème des crèmes dans leur domaine se livreront à un concours sur toile avec un thème libre pour laisser exprimer la passion du graffiti. Deux catégories: moins de 30 ans et plus de 30 ans se partageront 2 prix: chf. 800.- pour chaque catégorie et un prix spécial. 48055_422297660035_724600035_5000603_8376759_n.jpgUn jury composé de cinq professionnels en cours de constitution parmi lequel on peut citer Mike, la mémoire vivante du graffiti à Genève avec son excellent site: Geneva-graffiti.ch.
La grande nouveauté de ce concours réside dans le fait que toutes les toiles seront exposées et vendues plus tard. Les graffeurs seront rétribués pour leur œuvre. A cet effet, les organisateurs cherchent un lieu d’exposition, une galerie ou espace ouvert où ils pourront montrer le fruit du 18 septembre. En marge de ce “Desstres graffiti contest” organisé avec le soutien de la Ville de Genève et de la Délégation de la jeunesse plusieurs animations donneront à la Plaine de Plainpalais un air de fête avec des stands d’informations, des ateliers, une expo photos, et évidemment de la musique avec 7 Dj’s et 3 Mc connus sur la place de Genève.
Desstres qui leur manque encore quelques milliers de francs.- pour mener convenablement leur projet dans les meilleures conditions compte sur la générosité des genevois. Avis aux sponsors.
J’ai rencontré cette semaine les trois fondateurs de Desstres: Greg, Gonzo et Christophe. Tous les trois qui ont attrapé le virus du graffiti travaillent sans relâche depuis plusieurs mois pour réussir leur troisième grande opération publique. Après avoir collaboré avec des régies, ils essayent maintenant de composer avec les instances de la ville. Ce n’est pas facile de travailler avec les services de Pierre Maudet, chasseur de graffitis et surtout d’éviter les grands écueils de la récupération étatique! Soyez nombreux le 18 septembre pour cet évènement cent pour cent genevois.

Vous pouvez voir la vidéo de présentation de "Desstres gaffiti contest"

27/09/2009

Geneva grafitti

9535_1183727646287_1621127854_510542_202376_n.jpgExcuse moi Mike pour cet emprunt voulu et non usurpé. Le titre me plait et convient à ma note. Tiens, je te fais de la pub : Geneva Graffiti, qui se décline en deux versions blog TDG et site internet est actuellement la référence incontournable qui recense le graffiti genevois. Ce samedi, du côté de Montbrillant, il y avait foule. Des graffeurs, des curieux, des habitants heureux de l’ilot 13, des habitués, des découvreurs de talents, des reporters en herbe, des producteurs et des photographes venus en nombre soutenir cette initiative associative émanant de Desstres avec le soutien de la ville. Oui la ville qui marque un coup médiatique en l’absence de son chasseur patenté anti-graffiti, le bien nommé Pierre Maudet. Ce dernier a brillé par son absence. Il avait mieux à faire…ce samedi ! Bon c’est une blague. La ville de Genève qui soutient des graffeurs et puis quoi encore ?9535_1183727566285_1621127854_510540_4935871_n.jpg

Depuis 10h00 du matin 13 graffeurs dont deux filles ont investi en toute légalité l’Ilot 13 pour s’adonner à leur hobby : le graffiti. Travail sans stress et dans la bonne humeur au rythme de la musique rap. 170 m2 ont pu ainsi se transformer en un jour en œuvre d’art urbaine représentant deux fresques, un grand graffiti et d’autres non sollicités.  Le thème choisi est la nature et le voisinage. Ce genre d’initiative est appelé à se renouveler, si on donne les moyens à la jeune et dynamique association Desstres qui fourmille d’idées dépassant son budget. Son objectif de promouvoir et de faire découvrir la culture urbaine tout en respectant l’environnement et la législation mérite un meilleur soutien. Avis aux sponsors !

Avec le graffiti, l’Ilot 13 a connu une journée qui s’est prolongée tard dans la nuit avec des animations musicales  de plusieurs DJ et la projection du film « Plus jamais je quitte l’Europe ».

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L'ilot 13 c'est aussi des anciens graffitis:
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Reportage de la TSR:
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Et dans la Tribune de Genève:
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Agenda:
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Voir le programme: ici
Et demain est un autre jour!
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