22.09.2011
2 plaintes et mes remerciements à vous lecteurs, à Chraiti, à Lala, à 20minutes, à Décaillet...
Je ne sais plus par où commencer. Je ne vous cache rien ami(e)s lecteurs. Après tout, c’est à vous que je dois rendre des comptes en premier, vous sans qui ce blog n'existerait même pas. L’introduction faite, je reviens à l’affiche controversée du MCG, le droit d’informer et le chemin qui m’a conduit jusqu’au tribunal. Ayant reçu un mandat de comparution de la Police judiciaire section Brigade de criminalité générale je me suis rendu mardi comme prévu au rendez-vous. Premier contact avec l’inspectrice, une dame charmante et avenante qui contraste avec les locaux lugubres et la cellule où s’est passé l’interrogatoire. Une chaise, un bureau, une petite table le tout bien fixé au sol avec un ordinateur portable sur lequel prend note
l’inspectrice et c’est tout. Pas de fenêtres, une pièce traumatisante et étouffante! La porte est restée ouverte car aucun risque de délit de fuite...vous connaissez un blogueur qui va se défiler face à ses responsabilités et prendre la poudre d’escampette à la première occasion? Cette même porte fait plus peur que tout le reste. J’ai compté 3 grandes serrures de quoi décourager tous les MacGyvers de la planète. La pièce d’à côté à ma gauche était fermée, à l’intérieur il y avait un homme. Comment je le sais? Ses chaussures sont restées à l’extérieur parce qu’avec des lacets on peut jouer à la grande évasion. Moi j’ai eu la chance de garder les miennes et d’avoir la porte ouverte pendant une heure de questions-réponses. Deux plaintes déposées contre moi et la clique du MCG. Au moins je ne suis pas seul dans cette galère. Qui sait peut être on partagera un jour la même cellule... Je vais très loin, j’arrête de faire peur à mon entourage avec ce genre de plaisanterie.
Deux plaintes...
Je disais donc deux plaintes pour diffamation et calomnie ainsi qu’insoumission à une décision du tribunal. Pour cette dernière plainte je ne suis pas très sûr du terme exact, étant très peu rompu au langage judiciaire. Je n’ai pas eu de copie de mon interrogatoire à la fin de mon audition parce qu’il faut respecter les démarches administratives. C’est mon avocat qui doit la réclamer et la recevoir à ma place. Mercredi à 16h00 j’ai rencontré enfin mon avocat, un homme de loi certes mais ancienne vedette politique. Comme mon inspectrice de charme, il est réfractaire à tout ce qui est réseau social. Les deux ne savent pas très bien comment fonctionne un blog. ça promet! Je ne dirais pas plus ni sur l’un ni sur l’autre. Quant aux honoraires de mon défenseur, j’ai trouvé un sponsor évidement dans le domaine politique. J’y reviendrai!
Je tiens à remercier ici tous ceux qui m’ont témoigné leur soutien et ils sont nombreux. Depuis la parution de l’article de 20minutes, il y a 3 jours je croule sous les gestes d’attention, des sms, des téléphones, des commentaires sur ce blog et de nombreux messages sur Facebook. Je n’arrête pas d’être ému du matin au soir de quoi supporter cette double action en justice. Je remercie tout particulièrement les blogueurs Djemâ Chraiti et Lala qui m’ont consacré une note et le grand Pascal Décaillet pour qui je constitue cette semaine le coup de cœur de GHI.
PS: Merci également pour le soutien: Demir SÖNMEZ et Memet Asker
10:20 Ecrit par Haykel dans Blog, blog,blogueur,blogueuse, Genève, Médias | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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14.05.2011
Après Genève, la Tunisie honore Djemâa Chraiti
Une année faste pour Djemâa Chraiti qui continue de collectionner les honneurs. Après le Prix genevois de “Femme exilée, femme engagée” des tiné à rendre hommage aux femmes de toutes nationalités «capables de rester debout quand tout les pousse sous l’eau» pour reprendre les mots d’Alba Viotto, fondatrice du prix, notre collègue Chraiti a été honorée hier par la Tunisie son pays d’origine. En effet, en marge de la soirée organisée par la Mission diplomatique tunisienne à Genève pour rendre hommage aux différents partenaires qui ont organisé l’opération “Des livres pour la Tunisie” Djemâa Chraiti a reçu deux cadeaux dont un poisson rouge sous les applaudissements des présents. Oui un poisson rouge de quoi inspirer notre talentueuse écrivaine pour un nouveau roman. Pour ceux qui ne le savent pas Djemâa Chraiti vient de perdre la mascotte de son roman Sarajevo...qui n’est rien d’autre qu’un poisson rouge qui a vécu 2 ans le temps d’inspirer et d’accompagner la blogueuse-écrivaine dans ses pérégrinations romanesques. Et c’est tout naturellement que ses compatriotes tunisiens ont pensé à remplacer “l’être cher” qui vient de disparaître. Bravo Chraiti!

23:24 Ecrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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26.04.2011
Rencontre avec la blogueuse Djemâa Chraiti
Cela fait maintenant un peu plus de deux ans qu’on se connait virtuellement à travers nos blogs. Et le destin nous a réunis aujourd’hui autour d’une table dans un restaurant turc de qualité à la Rue du Cendrier. On se lisait mutuellement on s’envoyait des mails et on gérait ensemble un blog collectif sur cette même plate-forme. Le “On” se conjugue avec moi votre serviteur et l’une des blogueuses les plus brillantes de la suisse romande: Djemâa Chraiti. Rencontre improbable entre deux blogueurs au style différent. Le chasseur d’images, pourfendeur des contradictions et la blogueuse romancière.
Une heure et demi de pur bonheur, le temps qu’a duré le déjeuner. Djemâa est pressée. Elle a un rendez-vous à Plainpalais qu’elle ne peut décommander. Le rendez-vous est pris pour plus tard dans un bistrot à côté de la gare. J’avais des questions à lui poser sur les blogs.
La première impression est généralement la meilleure. Djemâa Chraiti ne laisse pas indifférent. Elle a un caractère bien trempé. Exubérante, mais rien d’excessif. Une boule d’énergie. Le temps passe vite en sa compagnie.
Djemâa Chraiti est un roman!
Elle a mille et un projets, je ne sais pas si elle arrive à suivre le rythme qu’elle s’impose. Certainement, vu qu’elle se réserve des plages de détente et des “absences” des blogs...pour “rêvasser” et “contempler les nuages”. C’est de là qu’elle puise son inspiration. Celle qui lui a permis d’écrire plusieurs romans, d’entretenir trois blogs, de s’occuper de ses enfants, de travailler, de lutter pour dévoiler la vérité et donner une sépulture à son père, de voyager, de vivre pleinement chaque instant de la vie. Djemâa Chraiti est un roman qui se vit au présent, ouvert sur les autres. Les autres se sont les communautés étrangères qu’elle continue à côtoyer...nombreuses et diversifiées comme ses nombreuses qualités. Avec elle on est toujours gagnant. Elle m’a raconté plusieurs histoires et m’a donné envie d’acheter un livre de nouvelles Kiss Kiss de Roald Dahl. Et je l’ai acheté! Elle a un grand talent celui de raconter des histoires. Elle a ce don naturel de transformer le récit le plus banal en un conte de fée.

Je lui ai posé ces questions sur les blogs:
-Pourquoi tu blogues?
-Tu es une brillante blogueuse mais tu n’es pas constante. Tu te fais rare. Est-ce un manque d’inspiration, une retenue pour un quelconque raisonnement ou un besoin de s’exposer le moins possible?
-Et si on te demande de choisir entre écrire des romans ou bloguer?
-Comment tu vois l’impact des blogs sur la société des médias?
-Quels sont tes projets?
-Le prochain voyage c’est à Tunis...
Djemaa chraiti par PLANETEPHOTOS

PS: vous pouvez rencontrer Djemâa Chraiti au Salon du livre vendredi 29 avril
Les blogs de Jemâa Chraiti:
Cet article a paru également sur Kapitalis
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05.04.2011
Djemâa Chraiti, une tunisienne à l’honneur en Suisse

Djemâa Chraiti, blogueuse et écrivaine, fille du fellaga Lazhar Chraiti, vient de recevoir, à Genève, le prix “Femme exilée femme engagée”, décerné aux femmes militantes contre les injustices. Haykel Ezzeddine, Genève.
Depuis 2001, date de sa création, le prix “Femme exilée femme engagée” a récompensé 108 femmes pour leur courage, leur lutte contre les injustices et leur militantisme. Malgré leur exil, ces femmes se sont distinguées en aidant d’autres à faire entendre leur voix et en leur montrant le chemin à suivre. Genève, sait reconnaître la valeur de ses citoyennes qui s’engagent pour défendre l’égalité.
Comme on l’a déjà annoncé précédemment, la fille du valeureux fellaga Lazhar Chraiti, la blogueuse et écrivaine Djemâa Chraiti figure parmi les sept lauréates de l’édition 2011.
Vendredi 1er avril, à l’Université de Genève, dans une salle pleine, composée en majorité d’un public féminin, la Tuniso-Suisse, très émue, a reçu une statuette et un diplôme sous les applaudissements des présents, dont quelques députées et la maire de Genève, la socialiste Sandrine Salerno.
La mémoire des laissés-pour-compteKapitalis a posé à Djemâa Chraiti, qui milite également au sein d’Amnesty International, la question suivante: «Que vous procure cet honneur de la part de la Ville de Genève?» Voici sa réponse: «C’est une belle occasion de relayer, face aux projecteurs, des causes qui me tiennent à cœur, notamment celles des personnes sans statut légal, qui œuvrent auprès de nos personnes âgées et auprès de nos enfants, et qui sont devenues indispensables; ainsi que celle de tous les exilés qui, malgré les diplômes, malgré la langue apprise, et parfois malgré la nationalité suisse obtenue, n’ont encore jamais trouvé leur place dans cette société supposée traiter tout un chacun sur pied d’égalité. Le parcours des autres lauréates vaut aussi le détour, chacune d’entre elles mène un combat digne et courageux. Quant à moi, ériger ma statue me gêne, il est temps de disparaître des feux de la rampe pour continuer le travail de terrain et reprendre une plume délaissée depuis quelques jours. Au-delà de la révolution tunisienne et des espoirs qu’elle a engendrés, malgré le chantier en cours, ce fut aussi le bon moment de rappeler que nous avons quitté la Tunisie suite à des circonstances dramatiques et que nous continuons de lutter pour un devoir qui nous incombe à tous, celui d’enterrer dignement nos morts et de respecter la mémoire de nos laissés-pour-compte qui sont encore dans une fosse commune dans une Tunisie du XXIe siècle».
Djemâ Chraiti fait ici allusion, on l’a compris, à tous les martyrs de la Tunisie, mais aussi, et surtout, à son propre père, Lazhar Chraïti, condamné à mort et exécuté, puis enterré dans une fosse commune, ce qui empêche ses fils et filles, devenus des hommes et des femmes adultes, de faire leur deuil et d’aller fleurir sa tombe… qui n’existe pas.
Lire aussi:
Tunisie. La fille de Lazhar Chraiti récompensée à Genève
Article paru sur Kapitalis le 5 avril 2011
09:35 Ecrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Femmes, Genève, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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25.03.2011
La fille de Lazhar Chraiti récompensée à Genève
Djemâa Chraiti, la fille du célèbre fellaga Lazhar Chraiti, exécuté en 1963, sera l’une des 7 femmes qui recevront le Prix “Femme exilée, femme engagée” à Genève.
Ce n’est pas un poisson d’avril: le premier jour du quatrième mois de l’année, 7 femmes recevront à Genève le Prix honorifique de “Femme exilée, femme engagée” destiné à rendre hommage aux femmes de toutes nationalités «capables de rester debout quand tout les pousse sous l’eau» pour reprendre les mots d’Alba Viotto, fondatrice du prix.
Un prix que remettra la maire socialiste de Genève Sandrine Salerno. Pour cette édition, une Suissesse d’origine tunisienne sera parmi les 7 lauréates. Il s’agit de Djemâa Chraiti, la fille du célèbre syndicaliste Lazhar Chraiti, exécuté en 1963. La Tuniso-suisse, Djemâa Chraiti, femme engagée, blogueuse patentée sur la plate-forme de la ‘‘Tribune de Genève’’ et écrivaine de talent mérite ce titre qui fait d’elle la première tunisienne voir arabe à remporter ce prix.
09:35 Ecrit par Haykel dans Résistance, Solidarité, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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28.11.2010
Le silence, je t’aime moi non plus!
Il y a de quoi être interloqué. Dans plusieurs endroits le silence est imposé. Hôpital, train, cinéma, théâtre, bibliothèque... Des écriteaux viennent même rappeler les étourdis leur devoir à respecter le mutisme le plus complet. Muet comme une carpe pour mieux apprécier le son, l’image, l’art, le transport en commun...et le respect aux malades... Jamais je n’ai vu une pancarte indiquer le contraire. “Ici, défense d’honorer le silence!” “Le bavardage est une obligation”.
Face à la pollution sonore qui nous entoure force est de constater que quand le bruit se fait rare, le silence se remarque à coup sûr. Vous savez l’histoire du vide qui impressionne, de l’être qui vous manque, du repos du guerrier après la bataille... J’habite et je travaille dans un quartier fâché avec le mot silence. Les décibels battent tous les records du lundi au vendredi après-midi, 24h00 sur 24. Du vendredi soir au dimanche soir j’ai rendez-vous avec le silence. Une escapade chaque week-end au valais pour me ressourcer. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition. Pas de Klaxons, seul le bruit des cloches des vaches et le gazouillis des oiseaux rompent de temps en temps la quiétude des lieux. Un natel qui sonne est c’est la honte chez ce relais de silence. Un jour plus tard le citadin prend le dessus sur le villageois de transit. Le bruit me manque et le silence m’étourdit. J’ai trop été exposé au vacarme de la ville comme si j’ai reçu une dose de radiation contre le silence. Et me revoilà sur le chemin du retour ravi de retrouver le tumulte de ma ville. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition...jusqu’à vendredi après-midi...
(photo: Haykel)
Texte paru ce jour dans le Blog collectif. Pour lire les contributions de Jean-Marie Gumy, Robert Conrad, Luzia, John Goetelen, Danièle Bianchi et Djemâa Chraiti cliquez ici
17:25 Ecrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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18.11.2010
Le prix du meilleur lecteur
Comme toute peine mérite salaire, toute distinction aboutit forcement à un prix. Qu’il soit symbolique ou concret, le prix qui récompense le plus valeureux, c’est ainsi qu’on doit le prendre ne remporte pas toujours l’adhésion totale. Dans le sport en général il y a le score qui départage les joueurs alors que dans d’autres domaines c’est l’appréciation personnelle qui fait foi. Les miss, les écrivains, les cinéastes, les musiciens et j’en passe en savent quelque chose. Cette entrée en matière est un prélude pour parler d’un lecteur assidu qui mérite un prix. Anonyme parmi les anonymes mais qui a un visage. Je le rencontre souvent dans les bistrots de quartier, ceux qui ont gardé une âme et qui favorisent par leur ambiance la lecture et l’écriture, des lieux qu’affectionne feu Georges Haldas. Je me débrouille pour m’assoir à côté de lui sans toute fois déranger le cérémonial qu’il se livre à chaque occasion. Son histoire m’intrigue et je n’ose pas le faire sortir de son monde...pour mieux le connaître. Jamais plus de deux mots échangés avec le serveur. “Une limonade” et “encaissez”!
Des écouteurs dans les oreilles, il commence par lire un journal puis sort un premier livre, un deuxième et enfin un troisième. Jamais les mêmes. Il se déplace avec un sac à dos ou un grand sac. Il détache l’étiquette du prix sur les livres, c’est une manie et commence religieusement sa lecture. Il souligne méticuleusement certains passages au stylo, revient en arrière pour mieux avancer. Abandonne le premier livre et entame le second et le scénario se renouvelle avec le troisième. Deux heures après il prend ses affaires et quitte les lieux pour aller jouer la même partition ailleurs. Comment je le sais? Le hasard de mes pérégrinations nocturnes m’a mis devant ce personnage deux fois de suite la même soirée.
A cet inconnu au visage connu je décerne le prix du lecteur assidu. Ne pouvant le récompenser concrètement je me contente de lui octroyer le prix symboliquement. Si vous le rencontrez ne lui dites rien. Observez-le et laissez-le dans son monde!
(Photos: Haykel)
Texte paru dans le blog collectif du 21 novembre. Pour lire les contributions de Jean-Marie Gumy, Robert Conrad, John Goetelen et Djemâa Chraiti cliquez ici
01:34 Ecrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Genève, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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05.07.2010
La fontaine et les politiciens
Texte paru dimanche 4 juillet dans le Blog collectif. Je vous invite à lire les contributions de Marie-France de Meuron, Robert Conrad, Luzia, Djemâa Chraïti et John Goetelen

En consultant le thème de ce qui nous occupe cette semaine sur wikipédia, j'apprends que notre Jet d'eau national est considéré comme une fontaine au même titre que la célèbre fontaine de Trevi de Rome. Pourquoi pas ? Il a tout ou presque pour être admiré comme une fontaine si je me réfère à la définition de la célèbre encyclopédie libre. « Une fontaine est une construction généralement accompagnée d'un bassin d'où jaillit de l'eau. Une fontaine peut être naturelle au sens d'être alimentée par une source ».
Au lieu de disserter sur le sujet, j'ai préféré interpeller notre dynamique Maire de Genève pour connaître son avis en tant que politicienne-blogeuse sur les fontaines. Madame Sandrine Salerno a eu la gentillesse de prendre de son temps et a répondu à mes trois questions avant de m'envoyer au Département de Monsieur Rémy Pagani, responsable entre autre des 60 fontaines qui égaillent joliment notre ville. Voici leur contribution au blog collectif:
1. Que représentent pour vous les fontaines ?
Genève est connue et reconnue pour la très symbolique fontaine qu'est le Jet d'eau. La fontaine est source de vie et source de fraîcheur.
La fontaine, c'est également la source, dans le sens abstrait de l'origine, de la cause, du principe. La fontaine nous rappelle à donc la tradition et fait jaillir la vie.
Genève sans fontaine ne serait pas Genève!
2. Pourquoi bon nombre de fontaines à Genève ne sont plus actives ?
Il y a quelques années, la gestion économe de l'eau est devenue une priorité pour la Ville. Des raisons écologiques et financières ont, avant la législature en cours, poussé le Conseil administratif à repenser l'administration des fontaines. La plupart ont été rénovées dans le cadre de la politique énergétique de la Ville de Genève, mise en place en 2006. Une fois techniquement transformées, les fontaines actuelles économisent jusqu'à 90% de l'eau, en comparaison avec les fontaines anciennes.
3. Penseriez-vous rendre à ces fontaines une seconde vie ?
Oui. D'ailleurs, à ma connaissance, la plupart d'entre elles revivent déjà, au fur et à mesure que leur rénovation se poursuit.
Cependant, la gestion des fontaines ne relève des compétences ni de mon Département des finances et du logement, ni de ma fonction de Maire.
Je vous laisse donc vous adresser à mon collègue, l'excellent Rémy Pagani qui, j'en suis sûre, prendra le soin d'apporter une réponse à la fois plus politique et plus technique à vos interrogations.
Sandrine Salerno
Maire de Genève
=============================
La réponse de M. Rémy Pagani à mes trois questions:
Les fontaines sont très importantes pour moi, c'est le symbole de la vie. Nous sommes en effet constitués à 60% d'eau. Je m'emploie à chaque fois que c'est possible techniquement à réhabiliter les fontaines de Genève, il y en a environ 60.
Cordiales salutations.
Conseiller administratif



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