19/08/2016

La Tunisie hôte d’honneur de la «Semaine de la démocratie» à Genève

La Tunisie prendra part comme hôte d’honneur à la «Semaine de la démocratie» qui se déroulera à Genève du 15 au 24 septembre 2016.

Avec 22 organisations internationales et plus de 250 ONG, Genève détient le titre symbolique de «capitale mondiale» des organisations internationales.

En plus d’abriter le siège européen de l’Onu, Genève, comme d’autres cantons suisses, est un excellent laboratoire pour apprendre les rudiments de la démocratie.

Kapitalis.jpgLe 15 septembre est décrété par l’ONU comme la Journée internationale de la démocratie. Les Suisses, qui ne font pas les choses à moitié, célèbrent cet évènement à leur manière en le prolongeant et ça devient du 15 au 24 septembre «La semaine de la démocratie» où il sera question de faire l’état des lieux de la démocratie dans le monde.

Vaste programme pour une ville internationale comme Genève qui abrite le siège européen de l’Onu et de nombreuses organisations internationales.

C’est la deuxième année consécutive que la cité de Calvin représentée par ses institutions étatiques organise ce grand rassemblement politique ouvert au grand public avec, comme invitée d’honneur pour cette édition, la Tunisie.

Cette participation tunisienne a été possible grâce aux efforts conjugués de Amina Bouzguenda Zeghal, directrice générale de l’Université Paris Dauphine Tunis, de Nadia Sehnaoui Boulifa, entrepreneure tuniso-suisse et membre actif de la société civile, et d’autres personnalités du monde avignette-semaine-democratie.jpgcadémique et associatif.

Le député Abderraouf El-May, président de la Commission des Tunisiens résidents à l’étranger à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a été sollicité pour jouer l’intermédiaire avec les instances genevoises. Après sa rencontre, mercredi 17 août, avec Anja Wydel Guelpa, chancelière d’Etat de la République et Canton de Genève, pour finaliser le rendez-vous du mois de septembre, M. El-May a déclaré que «la participation active de la Tunisie à un tel événement d’envergure internationale est à multiplier pour souligner nos avancées démocratiques, nous aider à travailler d’avantage sur nos défis et mettre en avant ce que la Tunisie a de meilleur, en particulier sa jeunesse.»

Edition 2015.jpgEn parlant de jeunesse, un jumelage a été mis sur pied entre l’Université de Genève d’une part et l’Université Paris-Dauphine à Tunis ainsi que l’Université de Tunis. Sept étudiants tunisiens viendront débattre, le 19 septembre, avec leurs homologues genevois autour d’un débat intitulé: «Suisse-Tunisie: regards croisés sur une démocratie en mouvement.» Une expérience appelée à se renouveler entre Genevois et Tunisiens.

Le programme de la «Semaine de la démocratie» s’annonce alléchant avec des débats, des conférences, des ateliers, des expositions, des concerts et autres réjouissances. Un petit aperçu de ce qui attend les participants à cette semaine de la démocratie made in Suisse à travers les thèmes qui seront traités: «Lancement d’un projet citoyen»; «La démocratie en débat»; «Projection-débat intergénérationnel»; «L’éducation des jeunes migrant-e-s : L’avenir de la démocratie»; «Genève s’exprime»; «Atelier aux archives de l’Etat de Genève»; «Une loi, quelle loi?»; «Objets de démocratie»; «La démocratie, si je veux!»; «Démocratie 2030» ; «Institutions 3D»; «Ecole, travail, citoyenneté : Les jeunes ont la parole»; «Citoyenneté Petit Ecran»; «Visualisation parlementaire: La cuisine du parlement ? On vous fait un dessin»; «Les jeunes et la politique»; «Portes ouvertes au Palais de Justice»; «Ma ville, un espace civique»; «Portes ouvertes à l’Hôtel de Ville»; «Séance fictive du Grand Conseil» (l’équivalent de l’ARP).

PS: Article paru dans Kapitalis le 19.08.2016

Légende photo:

-1ère photo: Abderraouf El-May et Anja Wydel Guelpa, Nadia Sehnaoui Boulifa et Amina Bouzguenda Zeghal.

-Affiche de la Semaine de la démocratie

-Photo de l'édition 2015 copyright Ville de Genève

Et demain est un autre jour!

17/09/2015

9 tunisiens participent à un circuit en Suisse: "La démocratie ne tombe pas du ciel"

Neufs-Tunisiens-en-Suisse.jpgUne belle expérience humaine, l’espace de quelques jours, 9 jeunes tunisiens invités en Suisse pour s’initier à la démocratie et pas n’importe laquelle.

Il s’agit, bien sûr, de la démocratie suisse, celle où le peuple constitue l’autorité politique suprême. 9 jours d’immersion, inspiration, apprentissage pour ces 9 privilégiés. Depuis mardi et jusqu’au lundi prochain, 9 jeunes tunisiens sont les invités de l’association la Nouvelle Société Helvétique Groupe Genève, qui fête cette année son centenaire.

L’apprentissage de la démocratie

Excellente initiative pour l’apprentissage de la démocratie. La conseillère municipale Florence Kraft, à l’origine de cette entreprise, a invité, au nom de l’association qu’elle préside, 9 tunisiens dont 2 membres de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour un apprentissage de la démocratie made in Suisse.

Nous avons posé la question à l’organisatrice: «Pourquoi faire venir ces Tunisiens en Suisse?» Réponse: «Nous voulons contribuer à former les futurs leaders de la Tunisie. Jusqu’à maintenant, ils ne connaissent que le système politique français et nous aimerions les initiés au modèle suisse.»

Même discours tenu par Raymond Loretan, ex-diplomate, ex-président de la SSR (Société suisse de radiodiffusion et télévision) et candidat pour les élections au Conseil des États. Il a animé mercredi un débat à l’intention des hôtes tunisiens où il était question de l’histoire de la Suisse, de sa construction, de sa neutralité, des différences culturelles de sa population, de sa politique collégiale, de son fédéralisme, de la démocratie directe avec le peuple comme autorité politique suprême…

Raymond-Loretan.jpgInitiatives, référendums et pétitions

La recette de la Suisse? C’est le consensus, la liberté des institutions, le dialogue dans le respect de l’autre. Ce modèle reste hélas unique et non exportable car il puise sa force dans les urnes avec les fameuses initiatives, référendums et pétitions dont les Suisses sont champions du monde.

Pour clôturer sa conférence-débat, Raymond Loretan, qui trouve la Tunisie comme une belle source d’inspiration, a suggéré aux apprentis démocrates de commencer par rédiger une charte pour le respect des identités et donner aux communes et aux villages des compétences constituant ainsi le début vers une démocratie participative.

Les 9 invités de ce circuit qui s’intitule «La démocratie ne tombe pas du ciel» parcourront des centaines de kilomètres et visiteront plusieurs villes. Ils iront également en Suisse centrale et plus exactement au Grütli, les racines de la Suisse, là où tout a commencé avec le serment historique du mythe fondateur de la Suisse. Et ce n’est pas tout, des rencontres avec des politiciens et participations comme spectateur aux débats du Conseil municipal et du Grand Conseil de la ville de Genève, ainsi que du Conseil national et du Conseil des États à Berne, sont programmées pendant ce séjour fort bénéfique pour cette jeunesse tunisienne qui fourmille d’idées et piaffe d’impatience pour qu’à son retour à Tunis elle sème les graines de la démocratie à la mode Suisse.

Laurence-Kraft-et-Ikbel-Msaddaa.jpgIkbel Msadaa (CPR, El-Moatamar), l’une des 2 filles qui fait parti de ce voyage, est très heureuse de cette expérience nouvellement acquise. En cette période de transition difficile, Ikbel veut transmettre ce qu’elle a appris de son voyage en Suisse: «Le dialogue, le consensus, la décentralisation, le maintien des liens, le respect des institutions, l’échange et la démocratie de la petite Suisse, un grand modèle de réussite». Pari gagné? On le saura l’année prochaine, quand la conseillère municipale Florence Kraft, présidente d’une autre association Adapt (Association pour le développement, et l’animation des sites et du patrimoine en Tunisie) se rendra à Tunis avec un groupe de Suisses pour consolider les relations avec ses 9 protégés.

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Les 9 Tunisiens faisant partie du voyage :

– Ayoub Salah Edin Ben Hassen, ingénieur en électromécanique ;

– Meriem Ben Romdhane, diplômée de l’Institut des hautes études commerciales de Tunis et maîtrise en administrations des affaires de l’Université du Québec ;

– Brahim Ben Said, député ARP ;

– Ikbel Chammakhi Msadda, professeur en informatique à l’ENSTAB, Université de Carthage ;

– Ghassen Dridi, informaticien et diplômé en sciences politiques

– Marouen Habita, maîtrise en informatique, master en management

– Raed Jelali, maîtrise en informatique, master de la faculté de droit, sciences économiques et politiques de Tunis.

– Hrizi Mabrouk, député ARP.

– Ahmed Marzouk.

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nouvelle société suisse,tunisie,démocratie,raymond loretan,florence kraft Et demain est un autre jour!