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  • Coronavirus : lettre ouverte à M. Alain Berset

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    1.jpgLes nouvelles qui viennent du front sont plus qu’inquiétantes ou alarmantes, elles sont carrément flippantes. Le nombre de victimes ne cesse d’augmenter, de progresser, de se multiplier et de prospérer…les affaires des pompes funèbres, des pharmaciens, des grandes chaînes de distribution, du secteur des livraisons et de nombreux profiteurs. Les pays limitrophes l’Italie en premier, la France en second payent un long tribut à cet insatiable Coronavirus. Et vous, de Berne, vous temporisez, vous vous tâtez encore, vous faites du surplace, vous appliquez le principe de précaution, vous avancez mais pas trop, à petits pas, vous donnez toutes ses lettres de noblesse à la célèbre expression: «il n’y a pas le feu au lac!», vous vous dédoublez sur la petite lucarne en plusieurs langues pour apporter la bonne parole dans les foyers et réconforter la population tout en la responsabilisant pour qu’elle suive à la lettre vos recommandations, vous lancez des challenges sur Instagram pour rallier les instragrammer à votre cause médiatique, vous et vos 6 autres collègues vous donnez des conférences à la pelle pour annoncer des petites mesurettes indignes des attentes du peuple... M. Berset, vous qui êtes en charge de la santé en dehors des plateaux de TV combien d’hôpitaux vous avez visité ces derniers jours pour apporter votre soutient au personnel médical et votre compassion auBerset 4.pngx malades? Vous étiez beaucoup plus souvent devant un micro et une caméra qu’au chevet d’un malade ou au contact d’une blouse blanche. A moins que la caméra par pudeur est restée à l'écart pour louer votre modestie ! M. Berset, vous avez déclaré lors de la conférence de presse du vendredi 21 mars : « nous ne faisons pas de politique spectacle. Ce qui compte, ce ne sont pas les quinze secondes de l'annonce, mais l'adhésion de la population dans les semaines à venir." Or, la population n'adhère p2.jpgas à des mesures trop dures. "Ce n'est pas le meilleur moyen", "Ce n'est pas le confinement qui nous protège, mais notre comportement." Mais qu’est-ce que vous attendez pour être plus intransigeant avec ceux qui n’appliquent pas les consignes ? Toujours cette empathie et cette naïveté de croire que vous seriez écouté et obéis. C’est curieux, normalement en Suisse suivant les régions linguistiques on s’adapte et on fait comme le voisin. Mais là vous et vos 6 confrères vous avez décidé de faire bande à part. M. Berset les cantons vont plus loin que vous sur plusieurs sujets faisant vaciller le fédéralisme qui semble s’intéresser plus à la caisse de l’état, à l’économie et au chômage qu’à la santé de ses concitoyens. M. le chargé de la santé vous êtes entrain de perdre du temps sur notre ennemi commun le Covid19. Cet attentisme est de mauvais aloi sauf si vous nous cachez un vaccin que vous allez sortir un jour prochain pour sauver le pays et l’humanité par ricochet. Mais là, je pense que c’est moi le naïf ! M. Berset, je vous conjure prenez l’exemple de la Chine ou de l’Italie toute proche et ayez  enfin la sagesse de déclarer un confinement général et salvateur durant un bon bout de temps ! N’attendez pas de voir le nombre de morts augmenté significativement pour passer à cette inéluctable étape.

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    Prenez soins de vous

    Et demain est un autre jour!