11/01/2012

Le salon des vacances, voyages et loisirs version 2012

380997_341307595897633_156925127669215_1243102_166088364_n.jpgVoyage lointain, week-end à deux pas de chez soi ou randonnée dans le réseau des parcs naturels suisses, le Salon Vacances 2012 se tient ce week-end dans la Halle7 de Palexpo.
La Tunisie, le Maroc, l’île de La Réunion, la Turquie, Malte, Chypre, la Croatie, le Sri Lanka, Bordeaux, Lugano, Chypre, la Guadeloupe, la Thaïlande, les croisières et tant d’autres destinations! Nous sommes dans la plus grande vitrine du tourisme en Suisse romande. Le Salon des vacances, voyages et loisirs réunit près de 180 exposants des différents domaines concernés. Il ouvre ses portes ce vendredi à 13 heures avec une nocturne jusqu’à 20 heures, ce qui permet de venir se détendre après le travail.
Le Doubs à l’honneur
Point n’est toujours besoin de se rendre au bout du monde. Hôte d’honneur du salon, le département français du Doubs qui n’offre pas seulement sesDoubs.JPG atouts remarquables que sont la Citadelle de Vauban à Besançon et la Saline Royale d’Arc-et-Senans, toutes les deux inscrites au Patrimoine de l’Unesco. Ce sont des centaines de kilomètres de chemins de randonnées pédestre, équestre, VTT, un paradis de la pêche sportive ou du ski nordique.
Les amateurs de randonnées trouveront également un grand nombre d’idées de balades dans le réseau des parcs naturels suisses qui vient pour la première fois au salon. Première aussi pour Lugano et Bordeaux, deux atouts aussi bien pour des vacances que des courts séjours.
La découverte et le conseil
Janvier est l’un des mois les plus propices à la recherche d’informations sur les destinations. Les brochures nouvelles sont arrivées, les réservations pour l’été débutent en même temps que la tête se met à rêver d’un week-end particulier ou d’un voyage «comme on n’en a jamais fait». Un salon est donc l’occasion de Chypre.jpgrencontrer de nombreux professionnels venus spécialement pour nous conseiller, nous donner envie, transmettre leurs émotions.
Chacun peut aussi s’y promener en famille afin de profiter des activités sportives et loisirs pour les plus jeunes. Le concept Yatouland attend les enfants de tous âges pour rêver tout éveillé en jouant dans les immenses structures gonflables pendant que les parents choisissent les vacances de l’année. Quant aux jeunes amateurs de football, ils pourront s’adonner à leur sport en compagnie des jeunes du club Aïre-Le Lignon.

A ne pas manquer : l’exposition de Samuel Blanc «Êtres et Lumières d’Antarctique». Samuel Blanc est à la fois guide polaire, ornithologue et photographe. Cette exposition a été rendue possible grâce au voyagiste Grands Espaces, spécialiste de ces régions.

Alain Bossu pour PLANETE PHOTOS

Vacances 2012

Halle 7 de Palexpo
Vendredi 13 janvier : 13h-20h
Samedi 14 et dimanche 15 janvier :10h-18h
Prix d’entrée : CHF 10.- pour les adultes, CHF 6.- pour les jeunes à partir de 12 ans
Garderie gratuite à l’entrée du salon
Avantages avec unireso : entrée gratuite pour les abonnés annuels le vendredi 13 janvier. Pour les détenteurs d’un abonnement annuel Senior unireso, une entrée est gratuite pour l’une des trois journées au choix. Cette entrée est à retirer à l’agence TPG du Bachet-de-Pesay sur présentation de la carte d’abonnement.

Légendes photos

Photo 1: Affiche du Salon. Photo2: La magnifique cité d’Ornans dans le département français du Doubs, Hôte d’Honneur du salon
Photo 3: sur le stand de Chypre l'année dernière. Photo 4: L’appel du Sud…! Direction l’Antarctique avec l’exposition de Samuel Blanc.

Et demain est un autre jour!

11:30 Écrit par Haykel dans Genève, Manifestation, Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : salon des vacances, voyages et loisirs, alain bossu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/10/2011

Avant le Salon du Chocolat: Rencontre avec Philippe Pascoët, maître-chocolatier

Philippe-ssssss1111.jpgLe 15 et 16 octobre se tiendra à Genève le premier Salon International des Chocolatiers et du Chocolat au Bâtiment des Forces Motrices. A cette occasion le journaliste Alain Bossu a rencontré un maître chocolatier, Philippe Pascoët pour le compte de PLANETE PHOTOS. Un entretien 100% chocolat à déguster sans modération.
=====================================
Si la Suisse est aussi synonyme de chocolat, un salon international thématique y est organisé pour la première fois. Ce sera ce week-end à Genève.

Comme 23 autres participants, le maître-chocolatier Philippe Pascoët (Prix de Genève 2008) se prépare pour le premier Salon International des Chocolatiers et du Chocolat qui se tiendra les 15 et 16 octobre dans le Bâtiment des Forces Motrices à Genève.
Un Breton maître-chocolatier en Suisse, premier prix du concours du Meilleur Chocolatier de Genève en 2008 ? Philippe Pascoët est arrivé en Suisse en 1988, après son service militaire. Il a commencé dans une confiserie à Morges, puis premier pâtissier durant cinq ans avant de s’installer à Carouge en 1996. «Ce parcours m’a permis de comprendre le marché suisse, reconnaît-il, de sentir l’évolution possible. Lorsque je suis arrivé, les Romands n’avaient d’yeux gourmands que pour le chocolat au lait, du moins pour 70% d’entre eux. Aujourd’hui, on en est à 60% de chocolat noir. Il a fallu y aller petit à petit pour que la progression ne soit pas une révolution impossible. Les gens ont apprécié. Bien sûr, on m’a pris pour un fou au début. Maintenant, tout est possible, les amoureux du chocolat veulent découvrir ce que notre passion peut leur apporter.» En 2009, lors du Salon International du Chocolat à Paris, il a même habillé Daniela Lumbroso d’une robe en chocolat, avec le styliste Christophe Guillermé.
Chocolat Anne-ssssss1111.jpgAu cigare ou à la truffe blanche
En 2000, Philippe Pascoët a osé le chocolat au cigare et il a beaucoup été copié. «C’est exact, réplique-t-il, mais ce n’est pas grave. Cela prouve que vous avez vu juste. » Dans son laboratoire de la rue Saint-Joseph, sous la boutique, s’élaborent  les chocolats d’aujourd’hui et les surprises de demain. Lors de l’ouverture officielle du nouveau point de vente au quatrième étage du Bon Génie, les amateurs invités ont peut-être découvert le fameux chocolat à la truffe blanche d’Alba, élaboré pour le 225e anniversaire de Carouge. Mais comment ne pas parler du chocolat aux épices spécialement conçu pour le restaurant indien étoilé Michelin Rasoi by Vineet (Mandarin Oriental) ?
Philippe Pascoët sait que le chocolat ne se déguste pas seulement parce que c’est bon et que les mélanges avec le gingembre, la framboisine, la bergamote ou le cumin lui apportent une touche particulière. «La recherche est importante, mais pas seulement sur le produit. Il n’oublie pas que si la star, c’est le chocolat, il faut attirer au même titre qu’un parfum, trouver de nouvelles idées pour séduire.» C’est la passion d’Anne Berman, compagne de Philippe. Les clients genevois ou internationaux vont ainsi craquer pour un tout petit sac cadeau qui ne contiendra que deux chocolats mais a une allure de haute couture ! Ou encore cette boîte offrant à la fois un extraordinaire vin doux naturel de Maury et un tiroir à chocolats.
chocolat Maria-ssssss1111.jpgLa Suisse et le chocolat
A l’étranger, on connaît surtout la puissance industrielle du chocolat suisse et moins la «joaillerie» des maîtres-chocolatiers. Mais des boutiques s’ouvrent qui devraient changer les choses.
En 2010, selon les chiffres TSR-Chocosuisse, le chocolat suisse représentait un chiffre d’affaires de 1, 74 milliard de francs (+2,4%) pour une production de 176 424 tonnes, dont 60% vendues à l’export. Chaque habitant du pays consomme en moyenne 12 kilos de chocolat.
Paradoxalement, il n’existait pas jusqu’alors de Salon international du Chocolat dans notre pays. Genève répare cet oubli en mettant l’accent sur la créativité et non sur la foire au chocolat. «C’est l’occasion pour Genève de devenir aussi capitale du chocolat, se réjouit Lise Luka, directrice du Salon. La tendance met en valeur le talent de l’artisan. Chaque visiteur comprendra que le chocolat  est chargé d’affect et d’émotion.»
Tout sur le Salon
Le Salon International des Chocolatiers et du Chocolat se tient dans le Bâtiment des Forces Motrices (2, place des Volontaires) les samedi 15 octobre de 10h à 22H et dimanche 16 octobre de 10h à 19h. Outre les séances d’initiation à la dégustation, les démonstrations et les rencontres avec les chocolatiers présents, des conférences sont organisées tout au long de ces journées Le samedi soir, de 20h à 21h30, une table ronde est également prévue sur le thème du chocolat équitable.

Photos et texte: Alain Bossu pour PLANETE PHOTOS

Renseignements : www.salondeschocolatiers.com

Philippe au labo-ssssss1111.jpg
chocolat Myriam-ssssss1111.jpg
packaging chocolat-ssssss1111.jpg

Photos:
1-Philippe Pascoët dans la nouvelle boutique du Bon Génie lors de l’ouverture officielle le 29 septembre dernier.
2-Anne Berman, compagne de Philippe, est plus spécialement chargée des relations commerciales.
3-Maria Burnier, âme de la nouvelle boutique de Genève.
4-Philippe Pascoët contrôle les pistaches dans son laboratoire de Carouge.
5-Myriam en plein travail au labo.
6-Le chocolat est aussi affaire de packaging.

Et demain est un autre jour!

24/06/2011

Ni enfer ni eldorado, la Guyane est fascinante

2001799810.jpgCinquième et dernière étape du voyage en Guyane d’Alain Bossu. Nous n’avons pas encore parlé de tourisme. Et si l’enfer vert n’était qu’un cliché comme un autre…


Ni enfer ni eldorado, la Guyane est fascinante
Deux fois la Suisse en superficie pour 230 000 habitants environ, à peu près la surface de la Martinique pour le seul Centre Spatial de Kourou, le bagne, l’enfer vert, les serpents, les requins, l’orpaillage clandestin. Stop! C’est vrai que l’on aime la Guyane… ou pas du tout. Mais pour un tel verdict, il faut d’abord s’y rendre. Et pour tout dire, Votre Honneur, j’y prendrais volontiers la perpétuité.

Guyane5-ABtortue-ssssss1111.jpgUne tortue-luth

Nous rentrions de Sinnamary et d’un atelier de bois précieux. Les amis que je conduisais m’ont demandé pourquoi il n’existait  de plage de sable qu’à Kourou. Surpris, je leur ai proposé de revenir sur Cayenne par la route des plages. Il était 16h30, un jour de semaine. Les plages étaient aussi belles que désertes. Certes, en Guyane, la mer n’est pas bleue en raison des alluvions des fleuves qui s’y jettent.  Soudain… je me gare et nous sortons les appareils de photos. En plein milieu de la plage, une tortue-luth est en train de pondre. En plein après-midi, nous revivons le matin du monde. Elle est sortie de l’eau après de milliers de kilomètres, se hisse sur la pente sablonneuse, creuse son nid, souffre, dépose ses œufs (une centaine en moyenne), rebouche le tout, brouille les pistes avant de repartir vers l’inconnu. Entre avril et juillet, ce moment vaut à lui seul le déplacement.
Alors, si vous le combinez avec un départ de fusée! Calez toujours les premiers jours de votre séjour avec la date du lancement, cela évitera de lire rageusement dans le journal qu’Ariane a décollé le lendemain de votre retour en Europe. Le Centre Spatial Guyanais se visite gratuitement, mais il faut s’inscrire et ne pas oublier le passeport.


Guyane5-île du Diable-ssssss1111.jpgLes îles du Salut

De Kourou, comment ne pas se rendre aux îles du Salut en navette à moteur ou en voilier. On peut y dormir à l’auberge ou dans les maisons des anciens gardiens du bagne sur l’île Royale puisque nous pénétrons dans les pages d’histoire pénitentiaire (attention, impossible d’accéder aux îles le jour d’un lancement de fusée, elles sont dans l’axe du tir). Il n’est pas possible non plus de se rendre sur l’île du Diable mais on peut aller sur Saint-Joseph. Autour des îles, c’est un paradis de la pêche sportive (tarpon, par exemple).
Quand on parle du bagne, la visite de Saint-Laurent-du-Maroni s’impose avec, outre le camp de la Transportation, une balade sur le Maroni avec incursion au Suriname juste en face.


Gyane5-SautMaripa-ssssss1111.jpgLa forêt et les fleuves

Mais la Guyane, c’est avant tout une forêt amazonienne avec ses veines fluviales. On peut apprendre à la découvrir et des carbets permettent d’y passer un ou quelques nuits en hamac ou bungalow. Dans les marais de Kaw, réserve naturelle de 100 000 hectares, le carbet flottant de JAL Voyages offre une approche responsable de cet environnement extraordinaire. On peut à la fois découvrir les marais, les oiseaux… et les caïmans la nuit, mais également y dormir en toute quiétude sans moustiques.
Descendre ou remonter le Maroni est tout à fait envisageable et permet de rencontrer des populations amérindiennes. L’expédition prend alors quatre ou cinq jours avec passages de sauts (rapides). L’aventure (toujours en toute sécurité) est également possible sur l’Approuague avec les campements Cisame ou Saut Athanase. Depuis Cayenne, la route permet de rejoindre Saint-Georges d’Oyapock, avec possibilité de balade fluviale pour le magnifique saut Maripa et une incursion en terre brésilienne.
La Guyane commence aussi à voir fleurir des gîtes le long des fleuves ou à l’intérieur, mais aussi dans Guyane5- écolodge Kaw-ssssss1111.jpgles villes. A Cayenne, par exemple, on peut profiter d’une magnifique maison créole en plein centre (Mo Ti Koté).
En fait, la Guyane se découvre à chaque instant, en discutant avec tout le monde, en profitant d’une table créole ou des marchés (le très typique marché hmong de Cacao se tient le dimanche). Les activités culturelles locales sont intenses. Sur place, il suffit de lire les journaux locaux ou de regarder les sites comme www.blada.com pour s’en faire une idée.
Et puis il y a le carnaval. Plus qu’une institution qui s’étend sur janvier et février, le carnaval semble arrêter le temps pour… se déchaîner.
Texte et photos Alain Bossu pour PLANETE PHOTOS

Guyane5-serpent-aigrette-ssssss1111.jpg
Guyane5-touloulou-ssssss1111.jpg
Guyane5-Cayenne-ssssss1111.jpg

Légendes photos:
Cette tortue-luth de près de 500 kilos est en train de pondre sur une plage près de Cayenne.
L’île du Diable vue depuis l’île Royale.
Saut Maripa sur l’Oyapock.
Carbet flottant dans les marais de Kaw.
Rencontre insolite au débarcadère de Kourou.
Touloulou du carnaval de Cayenne.
La statue de Félix Eboué, place des Palmistes à Cayenne.

Les précédentes notes d'Alain Bossu sur la Guyane:

"Le tourisme en Guyane c'est aussi des histoires et des contes"

"La Suisse et le fil d'Ariane"

"Maurice Méthon ou la pasion d'entreprendre!"

"Genevois et commissaire de police en Guyane!"

 

Et demain est un autre jour!

09:52 Écrit par Haykel dans Récit de voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain bossu, guyane | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/06/2011

Le tourisme en Guyane c’est aussi...des histoires et des contes!

2001799810.jpgAlain Bossu continue son voyage en Guyane passant d’une découverte à une autre.
Le tourisme en Guyane ne consiste pas seulement à découvrir la forêt, les fleuves, les îles et les vestiges du bagne. Sa diversité est telle qu’on en oublierait qu’il y a une mosaïque de populations et des contes plein la tête.

 

Guyane4-Valérie Whittington-ssssss1111.jpgA moi Conte, deux mots…
Depuis quelques années, la Guyane vit à l’heure du renouveau du conte, en créole, dans les langues amérindiennes ou en français. Renouveau signifie qu’il y a eu comme une vague qui s’est retirée quelque part, dans les terres profondes de désuétude. Aujourd’hui, renouveau signifie surtout que la marée est vraiment porteuse d’avenir.
Messié Krik !, s’exclame Valérie Whittington ; Missié Krak, répond une foule d’adolescents qui ont déjà passé l’après-midi avec l’équipe de conteurs dans le cadre d’un Projet de Réussite Educative (PRE). Mais il y a aussi des adultes, créoles amérindiens ou expatriés qui travaillent au centre spatial et vivent à Kourou. Peut-être 100 à 150 personnes qui ont marché dans la gadoue pour accéder au Tukusipan, ce grand carbet rond de Centre amérindien Kalawachi, qui n’est pas un nom de tribu mais un arbre aux fleurs jaunes qui tombent.

Guyane4-Mauricienne-ssssss1111.jpgDénise ké loup-garou-a
En cette soirée du 21 mai dernier, il fallait vraiment avoir envie d’aller se perdre à Kalawachi, à quelques kilomètres de Kourou, en empruntant une ancienne route défoncée que les grosses pluies de la saison, n’arrangeaient pas. Un vrai déluge parfois… qui s’exprime plus fort que les conteurs. La troupe se nomme Zoukouianian, ce qui signifie luciole. Je vois jouer Valérie pour la première fois. Cadeau suprême, elle interprète en français le conte «Denise et le loup-garou », en créole  «Dénise ké loup-garou-a» qu’elle a créé spécialement pour le roman que j’ai écrit sur la Guyane l’an dernier «La demoiselle de Guisanbourg». Elle y a mis toute sa passion.
Mais il y avait bien d’autres conteurs pour un public qui est resté jusqu’à 23 heures.  Parmi eux, Mauricienne Fortino, qui vient de la région de l’Oyapock et qui est très attachée à sa culture palikour. Elle a d’ailleurs publié plusieurs livres de contes.

Guyane4-JeanPierre Joseph-ssssss1111.jpgLe centre Kalawachi
Si les conteurs se produisent désormais un peu partout, le lieu de ce soir n’est pas fortuit. Jean-Pierre Joseph est l’âme de Kalawachi avec son épouse Marie-Pierre. Ce centre culturel (situé à quelques kilomètres de Kourou en direction de Sinnamary) permet d’approcher les cultures amérindiennes de Guyane. En décembre 2010, il a été le lauréat Antilles-Guyane de la Fondation du Patrimoine. C’est aussi un lieu d’apprentissage du savoir-faire traditionnel. Le lieu peut aussi être privatisé pour des opérations spécifiques (hébergement possible en hamac). Il suffit d’envoyer un courriel : centrekalawachi@orange.fr
Texte et photos: Alain Bossu pour PLANETE PHOTOS

Guyane4 ciel de case-ssssss1111.jpg

Prochain et dernier volet Guyane : un tourisme pas comme les autres

Légendes photo
Valérie Whittington, couleur Passion
Mauricienne Fortino, la douceur palikour
Jean-Pierre Joseph, l’âme de Kalawachi
Le ciel de case dans le Tukusipan

Les précédentes notes d'Alain Bossu sur la Guyane:

"La Suisse et le fil d'Ariane"

"Maurice Méthon ou la pasion d'entreprendre!"

"Genevois et commissaire de police en Guyane!"

Et demain est un autre jour!

14:59 Écrit par Haykel dans Récit de voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : alain bossu, guyane | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17/06/2011

La Suisse et le fil d’Ariane

2001799810.jpgSuite du périple guyanais d’Alain Bossu. Après les portraits, place au grand spectacle, celui de la fusée Ariane qui décolle de Kourou.

Le matin, nous étions donc sur une pirogue, destination la rivière Orapu afin de découvrir le lodge en construction de Maurice Méthon. Joli mois de mai qui permet de découvrir la forêt et les fleuves dans la matinée, de revenir sur Cayenne en milieu d’après-midi et de filer sur Kourou (un peu plus d’une heure de route) pour remonter le fil d’Ariane. Le temps s’est calmé. Le lancement de la fusée, prévu la veille, avait été retardé. Tant mieux pour moi. Mais il y a beaucoup de trafic, sortie des écoles.
Guyane3-CSG1.JPGBeau comme un rêve
La «fenêtre», c’est-à-dire la tranche horaire prévue pour le lancement, est entre 17h38 et 19h30. Je sais que je n’aurais pas le temps de me rendre sur les sites d’observation. Mais il fait beau, je saluerai Ariane quand même… quelque part. Je passe la commune de Macouria, Kourou n’est plus vraiment très loin. Déjà 17h30. Je scrute le ciel. Rien que du grand bleu. Le golf est sur ma gauche, la savane à droite, gorgée d’eau en cette saison des pluies. Je peste. Je remarque une voiture arrêtée sur la droite, une dame et son enfant, avec des jumelles pointées vers le ciel. Je m’arrête, miracle. Ariane devant moi, avec un long fil blanc extra-large qui la «relie» encore à la Terre. Elle suit une trajectoire courbe dans un silence céleste. C’est beau comme un rêve. Et, tout à coup, un éclair, lumière intense. Et puis, vu du sol, des ombres noires… et puis plus rien. Ariane vient de larguer son premier étage. Spectacle irréel, une savane, le ciel « fusillé » par ce passage éclair. Et soudain, alors que l’on ne voit plus que ces traces blanches qui s’épaississent, le bruit. Un bruit incroyable, que l’on n’attendait plus. Bien plus profond que les grondements du tonnerre. Et tout s’arrête. Tiens, des chants d’oiseaux !
Guyane3-Soyouz.JPG

La Suisse et Ariane
Depuis le début du programme Ariane, la Suisse est présente au Centre Spatial Guyanais (CSG), port spatial de l’Europe. La coiffe de la fusée, qui protège la charge utile, c’est-à-dire le ou les satellites est l’affaire de Contraves-Space, du groupe Oerlikon-Buerle, une société leader dans ce domaine qui travaillait déjà pour la NASA. Mais d’autres Suisses sont présents à Kourou. C’est le cas, par exemple de Vibra-Meter (Fribourg), chargé d’un domaine aussi essentiel que de haute précision : la surveillance et le contrôle qualité des turbines des gros moteurs Vulcain.
La Société Suisse des Explosifs (SSE, à Brigue) fournit les cordeaux détonants (dispositifs de mise à feu) qui permettent l’ouverture de la coiffe et, donc, le largage des satellites.
APCO Technologies (Vevey) est un rouage on ne peut plus essentiel pour la bonne marche d’Ariane. L’entreprise travaille aussi bien dans le domaine des bureaux d’études techniques du spatial à Kourou que sur le transport des différents éléments de la fusée grâce à ses conteneurs et autres supports au sol. Plus «spatial» peut-être, APCO Technologies gère aussi les opérations de préparation des charges utiles, effectuant par exemple les tests satellites avant la mise en place.
Alain Bossu

Guyane3-Contraves.jpg
Guyane3-décollage jour.jpg
Guyane 3-décollage.jpg

Légendes photos
Le drapeau suisse flotte sur le Centre Spatial de Kourou
Soyouz partira désormais depuis  Kourou, premier lancement prévu en octobre.
La coiffe la fusée est signée Contraves-Space (photo ESA/CNES/Arianespace)
Décollage de jour (photo ESA/CNES/Arianespace)
Grand spectacle de nuit (photo ESA/CNES/Arianespace)

A lire également sur la Guyane:

"Le tourisme en Guyane c'est aussi des histoires et des contes"

"Maurice Méthon ou la pasion d'entreprendre!"

"Genevois et commissaire de police en Guyane!"

Et demain est un autre jour!

08:51 Écrit par Haykel dans Récit de voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain bossu, ariane, kourou | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/06/2011

Maurice Méthon ou la passion d’entreprendre

2001799810.jpg

Il construit un lodge à 70 ans!

Deuxième volet du carnet de voyage en Guyane. Après le commissaire franco-suisse de Cayenne Joël-Patrick Terry, Alain Bossu a rencontré un autre personnage pas comme les autres. A plus de 70 ans, Maurice Méthon construit un lodge, le premier sur la rivière Orapu.

===========================================================================================

Guyane2-Methon1-ssssss1111.jpgChristiane (dommage, elle n’aime pas être prise en photo) et Maurice Méthon n’ont pas longtemps résisté à la tentation… celle du chocolat, bien sûr ! Nous nous connaissons depuis plus de 15 ans et je leur ai apporté une boîte de chocolat qui les a reconduit dans un passé insouciant. C’était du chocolat Villars aux larmes d’edelweiss. Séquence Emotion, non pas seulement en raison du talent du maître chocolatier établi à Fribourg, mais pour le nom de Villars.
«J’en ai vraiment eu les larmes aux yeux, tu sais, m’a-t-il répété à l’heure du ti-punch. Christiane et moi, nous nous sommes connus à Villars… au Club Med !» Dans leurs yeux, tout revivait comme au premier jour. C’était… Maurice a désormais plus de 70 ans. Il y a donc bien longtemps, il était saxophoniste au Club Med. J’ai donc fait des saisons à Villars-sur-Ollon et à Leysin. Chritiane était aussi GO à Villars.»
Le couple aime la Suisse. Elle s’est mise au ski. Lui ? «Je crois bien que j’ai tenté. Mais j’ai vite compris que je n’étais pas fait pour ça ! » Les années ont passé, GO au Club n’est plus qu’un souvenir. Mais chaque week-end, il joue encore du saxophone pour ses clients du restaurant le Cric Crac. Pourquoi Cric Crac ? Dans un conte créole ou lorsque l’instituteur raconte une histoire aux enfants, il lance «Cric» et les enfants répondent «Crac». C’est une sorte de «il était une fois » créole. Le restaurant est une des très bonnes adresses guyanaises pour la cuisine traditionnelle (mais pas seulement). Une de leurs filles, Carolle (avec deux l), s’en occupe avec passion et doigté. Il y a aussi l’hôtel avec chambres et bungalows, salles de réunion, la piscine, une discothèque (musique Guyane-Caraïbes), un bowling, un centre sportif, une autre piscine (plus grande)…
Guyane2-Methon2-ssssss1111.jpgMaurice Méthon est insatiable. Dans le monde économique guyanais, il séduit autant qu’il irrite ! Une chose est sûre, Maurice Méthon ne laisse pas indifférent, d’autant qu’il s’est lancé dans pratiquement tous les pans de l’activité économique. Un bosseur comme on en voit peu. Il y a plus de dix ans, je l’avais incité à s’intéresser aux fleuves et à la forêt. En dehors des îles du Salut et du Centre spatial, c’est la raison d’être du tourisme en Guyane. Il n’y songeait sans doute pas autrefois. Aujourd’hui, à l’âge où beaucoup jouent aux dominos dans un café ou aux boules place des Amandiers, il franchit le pas. Il y a quelques jours, c’était le 18 mai, j’arrive en Guyane et je pose ma valise dans son hôtel Beauregard. J’y retrouve des clients très fidèles, touristes de longue durée, gens d’affaires en mission. «C’est simple mais bien, je me sens comme à la maison », m’assure une commerciale de l’industrie pharmaceutique en Guyane pour deux semaines de boulot.
L’air taquin, celui qui est aussi vice-président du Comité du Tourisme de Guyane me demande ce que je fais le lendemain. «Rien de spécial dans la journée, luis répondis-je, mais vers 15h30, je file à Kourou voir le lancement de la fusée Ariane.» Il sourit. «Pas de problème, rendez-vous à 8 heures demain matin, je t’emmène.»
Guyane2-Méthon3-ssssss1111.jpgLe lendemain matin, il lève le voile au petit déjeuner. «Regarde, c’est le plan d’un lodge, le mien. On y va.» Nous partons par la route de l’Est avant de prendre la pirogue sur la Comté. Une heure de navigation sur la Comté ou l’Oyak et, enfin, l’Orapu. C’est là que Maurice Méthon a trouvé un terrain. «Tu vois, je le fais enfin ! » Tout est encore en construction mais une ouverture douce est prévue dans le courant de l’été. Maurice Méthon n’est pas pressé. Il y aura deux carbets pour recevoir les visiteurs (une trentaine environ) qui dormiront sous hamac (des bungalows sont également prévus un peu plus tard), un autre carbet pour les repas, la maison des gardiens, et les sanitaires. Il y a de l’eau potable. L’Orapu est magnifique et il n’y a pas (pour l’instant) d’autres lodges le long de cette rivière. On peut s’y balader en toute quiétude.
Maurice Méthon savoure cette nouvelle entreprise. Un soir, il m’emmène dîner dans un restaurant chinois à Cayenne. Il est heureux, toujours pensif mais heureux. Nous parlons de Carolle. Il sait combien elle s’investit dans l’entreprise (il ne lui dit peut-être pas assez souvent !). Tiens, sa pirogue s’appelle Carolle.
Après dîner, nous nous promenons en voiture à 20 km/h maxi, toutes vitres baissées et nous faisons comme le tour du propriétaire. Un orchestre antillais joue sur la place des Palmistes. Nous traversons le canal Laussat, nous arrivons dans ce que tout le monde nomme Chicago. Le soir, un autre monde, un tout autre monde. Il me demande en souriant si je préfère que l’on remonte les vitres. «Je suis un peu guyanais, non? Alors, c’est très bien ainsi.»
Et nous avons ainsi vu passer le temps avant de rentrer… à la maison.
Texte et photos Alain Bossu pour PLANETE PHOTOS

PS: Prochain article: le CSG, port spatial de l’Europe, avec le drapeau suisse puisque des entreprises helvétiques participent très activement à la réussite des lancements d’Ariane.


Légendes photos:
Maurice Méthon fut autrefois saxophoniste aux Club Med de Villars et Leysin. Le week-end, il joue toujours pour ses clients du Cric Crac.
Alain Bossu et Maurice Méthon à l’entrée du lodge sur la rivière Orapu
Les carbets sortent de terre petit à petit pour accueillir bientôt les premiers visiteurs.

Les précédentes notes d'Alain Bossu sur la Guyane:

"Le tourisme en Guyane c'est aussi des histoires et des contes"

"La Suisse et le fil d'Ariane"

"Genevois et commissaire de police en Guyane!"

Et demain est un autre jour!

12:16 Écrit par Haykel dans Récit de voyages | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maurice méthon, alain bossu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/05/2011

Alain Bossu en Argentine!

IMGP4755-ssssss1111.jpgAlain Bossu est l’un de mes précieux contributeurs sur ce blog. Il a organisé ce soir au cellier Mövenpick de Genève une soirée pendant laquelle il a présenté son dernier roman “Toi seule sauras”. Une invitation au voyage pour un pays merveilleux: l’Argentine. Une opération bien huilée, la deuxième cette année après celle de “La demoiselle de Guisanbourg” aux éditions PMP dont les péripéties se déroulent en Guyane. Alain Bossu a trouvé son chemin et son créneau. Continuer d’écrire sur les voyages tout en impliquant dans ses projets des partenaires qui alimentent le fruit de sa passion. Pour cette aventure il s’est associé au tour opérateur genevois Jerrycan voyages. Il est à son treizième ouvrage et il ne compte pas s’arrêter là. Plusieurs projets attendent leur tour pour une concrétisation. Des voyages sont agendés pour des romans en devenir.
IMGP4754-ssssss1111.jpgCe soir il a réuni lors d’une dédicace fort sympatique ses amis des voyages, une trentaine, en leur offrant une dégustation de vins argentins. Rien n’est fortuit. Le sujet du roman se passe en Argentine et nous voilà entrain de boire un verre, plutôt des verres en visionnant des photos exotiques de son dernier vagabondage. Alain, on a hâte de voir quelle est la prochaine destination qui aura l’honneur de  composer la trame de ton quatorzième roman. Parmi les présents à cette soirée son excellence Fernando R. Lerena Ministre argentin chargé d’affaires en Suisse. Voici quelques photos de cette soirée genevoise:

IMGP4747-ssssss1111.jpg
IMGP4771-ssssss1111.jpg
IMGP4776-ssssss1111.jpg
IMGP4781-ssssss1111.jpg
IMGP4793-ssssss1111.jpg
IMGP4787-ssssss1111.jpg
IMGP4795-ssssss1111.jpg
IMGP4790-ssssss1111.jpg
L'écrivain et journaliste Alain Bossu et son excellence Fernando R. Lerena, Ministre argentain chargé d'affaires en Suisse
Et demain est un autre jour!

23:55 Écrit par Haykel dans Culture, Genève | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : alain bossu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/03/2011

En attendant le retour des touristes en Tunisie

389378639.jpgLe tourisme, Alain Bossu c’est son domaine. Après l’interview de Mehdi Houas ministre du Commerce et du Tourisme tunisien, son reportage sur  la manifestation de tunis le 26 février et le portrait d'un hôtelier Suisse établi à Sousse l'auteur de "La demoiselle de Guisanbourg" nous livre ici un regard objectif sur le présent et les attentes des professionnels tunisiens du tourisme local.

épices Sousse-ssssss1111.jpgLa Tunisie se prépare comme pour une compétition
Si les agents de voyages et les voyagistes européens visitent la Tunisie pour préparer la relance touristique, les Tunisiens qui travaillent dans le tourisme ne voient pas venir grand-monde pour l’instant, ce qui ne les empêche pas de se préparer à reprendre leur place.
Certes, le calme règne sur les sites balnéaires, mais les visiteurs attendent un véritable retour à la normale. «C’est vrai que le taux de remplissage des hôtels est faible, reconnaît Karim Ben Hassine Bey, directeur de l’hôtel de charme Dar Saïd à Sidi Bou Saïd, mais, par chance, c’est aussi la basse saison. Nous espérons que tout reprendra très vite. Nous avons bon espoir. »

Espoir?
marché Sousse-ssssss1111.jpg

Bon espoir, c’est un peu le message général. Chacun estime que l’été ne sera pas mauvais. De gros efforts sont planifiés ou déjà réalisés  pour que les professionnels comme les vacanciers n’oublient pas que la Tunisie joue une grande place dans le tourisme en Méditerranée. Mohamed Jerbi, Commissaire Régional au Tourisme de Tunis, sait qu’un retour rapide permettra de retrouver la forme dans tous les secteurs  qui font la force de la capitale et de sa région, c’est-à-dire le tourisme d’affaires, le balnéaire et le bien-être. Ajoutons les atouts de la plus grande médina d’Afrique et la grandeur culturelle avec Carthage et le musée du Bardo (en rénovation).


Un moment historique?

« La région, se réjouit-il, connaît un fort développement touristique, je pense au golf, à Cap Gammarth avec son port de plaisance. L’avenir n’est pas un psouks déserts à Sousse-ssssss1111.jpgroblème, je ne suis pas inquiet pour ce qui est du retour des touristes. C’est ce début de saison qui est encore en points de suspension. Nous vivons un moment historique. Il faut en profiter pour la formation et la vision à long terme. Nous travaillons sur des hébergements de charme supplémentaires dans la médina qui abrite environ 500 bâtiments historiques. Nous devons les faire vivre.»
Du côté de Sousse, la confiance est de mise également… pour l’avenir en espérant qu’il arrivera le plus vite possible. Mais il suffisait, il y a quelques jours, de se promener dans les souks, de visiter le Ribat ou les centres de shopping, comme le Soula Center, pour comprendre que les touristes étaient encore très frileux.

Bientôt la reprise?

A Port El Kantaoui, la pluie ajoutait à Bonjour Tristesse. Il n’empêche, les professionnels sont présents et travaillent. En charge du marketing du Groupe Sousse Nord, Jawhar Mlika ne peaufine pas que ses dossiers. Il s’investit à fond sur tous les marchés. «Nous sommes prêts pour la relance, nous avons des budgets pour communiquer  et, Wahid BenYoussef, Sadok Kouka et Abdennaceur Jerbi-ssssss1111.jpgsurtout, nous sommes confiants, vraiment confiants. Cette période nous permet de prendre du recul pour mieux positionner notre offre qui correspond à l’attente des touristes avec une belle hôtellerie et para-hôtellerie, des animations, la marina, les restaurants, le golf.»
Wahid Ben Youssef est le Commissaire Régional au Tourisme de Sousse. Il compte sur une reprise prochaine, avant la saison d’été. Il ne vise pas seulement le tourisme européen. «Les Algériens sont aussi une clientèle importante. Mais nous pensons que la clientèle européenne va revenir rapidement. Et nous saurons l’accueillir.»
Manager du fameux restaurant La Daurade à Port El Kantaoui, Sadok Kouka garde le moral. Il faut dire que l’homme sait ce que le mot compétition veut dire puisqu’il fut champion du monde de karaté en 1986. Il vit cette période comme un entraînement pour enchaîner sur une grande compétition. Et il sait que cette compétition aura lieu. Il pense même que la Tunisie peut remporter son pari.

Alain Bossu texte et photos

Dernière photo: Wahid Ben Youssef, Sadok Kouka et Abdenaceur Jerbi

 

A. Jerbi-ssssss1111.jpg
Abdenaceur Jerbi, Directeur de l'Office du Tourisme tunisen à Zurich
Et demain est un autre jour!

11:26 Écrit par Haykel dans tourisme, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : alain bossu, tourisme tunisien | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10/03/2011

Peter J. Schönenberger, Suisse et hôtelier à Sousse

965145778-ssssss1111.jpg

Le journaliste et écrivain Alain Bossu continue son périple en Tunisie. Après l’interview de Mehdi Houas ministre du Commerce et du Tourisme tunisien et son reportage sur la manifestation de tunis le 26 février, l'auteur de "La demoiselle de Guisanbourg" nous livre le témoignage d'un hôtelier Suisse établi à Sousse.

«La Tunisie est le top du tourisme pour le rapport prix/prestations
A Sousse, le Suisse Peter J. Schönenberger, directeur général du Mövenpick Resort & Marine Spa, est confiant. «Certes, la vie n’a pas été facile ces dernières semaines, avoue-t-il en ajoutant que le taux d’occupation était de 13% au lieu de 35-40% pour une période creuse normale. Mais chacun a été professionnel. Toute l’équipe de notre établissement, qui compte 450 employés, a accepté de prendre des congés sans solde, management compris.  Nous avons dû fermer une aile de l’hôtel qui compte 618 chambres. Franchement, je suis très fier que l’équipe soit aussi soudée.»
La situation – d’un côté une plage de rêve, de l’autre la ville – est plus un atout qu’un handicap. D’autant que s’il y a eu des manifestations à Sousse, elles se sont déroulées dans le calme. «Etre en ville, Sousse est la troisième du pays, nous a permis aussi Peter Schönenberger-ssssss1111.jpgde profiter de la fidélité de la clientèle locale dans nos restaurants et cafés. Maintenant, il faut se retrousser les manches. N’oublions pas que nous n’avons qu’un an d’ouverture. La première année a été bonne, il faut fidéliser. Nous ne sommes donc pas du tout inactifs.»
Pour Peter J. Schönenberger, la confiance n’est pas seulement un mot. «A Sousse, nous avons vécu l’exemple d’une  population mature qui a envie d’avancer, de se réaliser. J’ai vraiment confiance dans l’avenir. Pas seulement pour nous. La Tunisie, c’est le top du tourisme pour ce qui est du rapport prix/prestation. Les touristes en tiennent compte. Ils savent qu’ils vont voir une population qui s’est libérée, qui est très bien formée et qui a des visions pour son avenir. Le pays, qui n’a jamais été fermé, saura faire face, je n’en doute pas une seconde.»

Alain Bossu

Prochain article: "En attendant le retour des touristes"

09:53 Écrit par Haykel dans Suisse, tourisme, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain bossu, peter j. schönenberger | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/03/2011

Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme

965145778-ssssss1111.jpgDe retour de Tunis où il était convié avec une poignée de journalistes suisses à un voyage de travail à l’invitation de l’Office du Tourisme tunisien, le journaliste et écrivain Alain Bossu a bien voulu partager avec PLANETE PHOTOS, son carnet de voyage.
Aujourd’hui, il nous fait une synthèse de l’interview qu’a donné Mehdi Houas, ministre du Commerce et du Tourisme à Tunis. Dans le prochain article il nous livrera son témoignage sur la manifestation de Tunis du 26 février qui a fait cinq victimes.

Sauver la saison et travailler le long terme
«Thank you Facebook », la révolution lui doit en effet énormément. A Tunis, les panneaux sont couverts de ces slogans qui ont fait vibrer les manifestants tout au long de ces dernières semaines. Reste que les réseaux sociaux véhiculent tout autant les rumeurs. Celle de la démission, il y a quelques jours, du nouveau ministre du Commerce et du Tourisme Mehdi Houas, en fait partie.
Qui est donc cet homme de 51 ans né à Marseille, génie des mathématiques appliquées et qui a fondé l’entreprise Talan, société de conseil spécialisée dans l’intégration des Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans les relations clients ?

Un monde de rumeur!
Il n’a pas la langue dans sa poche et répond tranquMehdi Houas-ssssss1111.jpgillement à toutes les questions. «La Tunisie est un monde de rumeurs en ce moment, reconnaît-il, mais nous avançons.» Il sait que sur la Toile, les messages abondent. Des bons : « Bon courage, monsieur le Ministre » ou « C’est pas parce que le mot Dégage a réussi à renvoyer Ben Ali qu’on doit dégager tout le monde. » Souvent du plus désagréable : «Tu as vu son CV, tu crois que ce monsieur a besoin d’un salaire de ministre en Tunisie» ou «La priorité pour eux est de sauver la saison touristique, non pas le pays, quelle honte !»
Voilà, on entre dans le tourisme. Mehdi Houas est clair. «Mon boulot n’est pas de passer mon temps à me justifier. Je ne suis pas là pour préparer une future carrière politique. J’ai le profil de l’homme de la situation. Je structure des projets de remise en route, d’autres prendront ensuite le relais. S’il n’y a pas de tourisme, il n’y a pas d’économie. Alors, il faut se retrousser les manches et travailler. Nous devons faire en sorte que l’économie redémarre au plus tôt.»

Il faut sauver la saison!
Mehdi Houas a déjà rencontré un grand nombre de professionnels du tourisme, tunisiens et étrangers. «Oui, il faut sauver la saison d’été et c’est en hiver que ça se prépare. D’où le lancement de la campagne I love Tunisia. Nous devons dialoguer, rassurer, avancer, travailler sur le long terme en même temps qu’agir sur les leviers immédiats.»
Le ministre comprend les craintes actuelles des touristes. « Nous souhaitons que ceux qui ont l’habitude de venir participent à un acte sentimental plus que citoyens. Mais il ne faut pas se tromper de cible. Ce sont des familles qui veulent un accueil et une tranquillité, pas se trouver au cœur d’un problème. Mais je crois que nous pouvons être confiants. L’axe de développement majeur de notre pays est le tourisme. Il faut bousculer les choses. Nous étions sans doute trop statiques. Les touristes, eux, ne le sont plus.»

25 hôtels pour le clan Ben Ali-Trabelsi!
Au fait, que dire des hôtels du giron Familles Ben Ali et Trabelsi ? «La famille Ben Ali avait des liens partout, même dans le marché de la fripe. Si, aujourd’hui, on ne veut pas toucher à ce qu’a touché Ben Ali, on fait une croix sur la Tunisie. Dans le malheur, nous avons un peu de chance. Ils étaient plus actionnaires que gestionnaires. Ils comptaient seulement les dividendes, ça simplifie la tâche. Nous coupons donc le cordon capitalistique. Ils sont présents directement dans 25 hôtels. Mais nous avons la responsabilité de conserver l’emploi. Nous avons donc débranché l’actionnaire pour nommer un administrateur judiciaire. Mais l’hôtellerie doit fonctionner.»
Propos recueillis par Alain Bossu

17:25 Écrit par Haykel dans Tunisie, Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mehdi haouas, alain bossu, tunisie, tourisme tunisien | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

03/03/2011

Miss France à Genève!

Laury Thilleman.JPGReportage texte et photos Alain Bossu pour PLANETE PHOTOS
Pas de doute, elle avait froid en ce mercredi 2 mars. Laury Thilleman, miss France 2011, a passé quelques heures dans Genève et une nuit à l’hôtel Ibis Petit Lancy. Elle a profité de son périple pour rencontrer la presse et des professionnels du tourisme partenaires d’Atout France, l’organisme chargé du tourisme français.
Cette rencontre s’est déroulée dans la boutique « Le pain quotidien », boulevard Georges-Favon, afin de donner un côté « baguette française », même si l’entreprise (qui compte plus de 140 points de vente dans le monde) a été créée en Belgique et que son siège social est aujourd’hui aux Etats-Unis.
Miss France n’est pas venue en Suisse pour le seul plaisir de la visite et des rencontres, mais également pour participer au lancement, par Atout France Suisse, d’une campagne de promotion très particulière mettant en scène deux personnages virtuels. Cathy la Romande et son fiancé Reto l’Alémanique visitent la France métropolitaine et ultramarine et racontent leurs aventures au volant d’une 2CV sur leurs blogs ou sur le site www.sofrance.ch, en se moquant gentiment de ces Français sympathiques mais un peu trop « grande gueule » et désarmés devant les langues étrangères !
Charles Barbier, directeur général d’Atout France, en a profité pour saluer une dernière fois les Genevois puisqu’il prend sa retraite dans quelques jours. Une dernière tournée au bras de Miss France, bien joué !

Laury et Charles Barbier.JPG
Laury2.JPG

Légendes:

Laury Thilleman (portrait)

Laury Thilleman en compagnie de Charles Barbier, directeur général d’Atout France en Suisse.

Laury Thilleman

Miss France.jpg
Et demain est un autre jour!

17/02/2011

Le dernier roman d’Alain Bossu

Sans titre 2-ssssss.jpgSpécialiste dans les voyages, Alain Bossu journaliste connu dans le domaine du tourisme vient de présenter ce soir à l’hôtel Rotary à Genève son dernier roman “La demoiselle de Guisanbourg” aux éditions PMP. Grand bourlingueur devant l’éternel, Alain Bossu collectionne les voyages et les livres en tant qu’écrivain comme d’autres des cartes postales.  C’est un passionné des voyages qui a pris sienne la citation d’Emile Zola: "Rien ne développe l’intelligence comme les voyages”. Même son épouse m’a déclaré qu’elle n’arrive pas à suivre son rythme. Plus il avance dans l’âge plus il devient prolifique. Douzième livres de sa longue carrière de journaliste, le dernier opus d’Alain Bossu est un roman sur la Guyane où il a vécu quelques années. Il a également écrit sur la Tunisie, sur le Japon, sur le Mont-Saint-Michel...Conseiller international d’Atout France, Médaille d’or du tourisme français, plume connue et reconnue par ses pairs en suisse romande, l’auteur de Café-Noisette est entrain de terminer un autre roman qu’il présentera au mois de mai prochain...toujours sur les voyages et une autre destination coup de coeur!

DSC01605-ssssss.jpgJe n’ai pas encore lu ce roman mais voici un petit résumé par l’auteur:
AGO madam, o musé yé di mo ki antan lontan ou té ka rété Guisanbourg
(Bonjour madame, au musée, on m’a dit que vous aviez vécu autrefois à Guisanbourg)
Guisanbourg, village guyanais aujourd’hui abandonné, a été créé à la fin du XVIIIe siècle par
Jean-Samuel Guisan, ancêtre du général Guisan. Siège 6 E du vol AF 350 entre Cayenne et Paris, Valérie Delessert vient de comprendre que Roselyne, sa voisine de siège est «La demoiselle de Guisanbourg». Comment a-t-il connu cette femme, se demande l’une ? Pourquoi est-il resté sur le fleuve Approuague, interroge l’autre? Il, c’est Julien, oenologue franco-suisse de Tartegnin, époux de Valérie et…
Entre un village qui meurt et la naissance du Centre Spatial de Kourou, une passion de Guyane, comme un planteur ou un conte créole.

DSC01603-ssssss.jpg
Et demain est un autre jour!

22:26 Écrit par Haykel dans Lettres, Suisse, tourisme, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : alain bossu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook