27/02/2018

Il y a une année, il m’a quitté, nous a quitté, il a quitté ce monde

DSC_0821.JPG       Hommage à mon père
«Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis» disait Victor Hugo. Mon père m’a quitté, nous a quitté, a quitté ce monde un jour d’hiver, le 28 février 2017 un peu avant 11h du matin. Un départ en douceur dans les bras de ma mère qui vient de lui donner son petit et dernier déjeuner. Bou El Az, «Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis». Une année après ton départ tu vis encore dans mon cœur et mon esprit. Chez moi divers objets t’ayant appartenus sont déposés dans les endroits où je passe le plus clair de mon temps. Chaque jour presque à heure fixe je parle avec toi à travers ces mêmes objets. Oui c’est vrai Alphonse de Lamartine avait raison: «Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé». Mon père, tu me manques terriblement comme tu manques à mon frère Iheb, à ma sœur Dorsaf et à ton épouse dévouée Naima, ma mère cette inconsolable femme qui est resté à tes côtés jusqu’à ce 28 février 2017. Tel que je te connais, tu n’aimes pas qu’on parle de toi ni qu’on pleure en pensant à toi. Tu nous l’a confié plusieurs fois. Je suis tombé sur ce poème amérindien qui résume bien ta pensée, on dirait que c’est toi qui l’a écrit en guise de testament:

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“À ceux que j’aime, et qui m’aiment”
Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !
Laissez-moi partir


Car j’ai tellement de choses à faire et à voir !


Ne pleurez pas en pensant à moi !
Soyez reconnaissants pour les belles années


Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !


Vous ne pouvez que deviner


Le bonheur que vous m’avez apporté !
Je vous remercie pour l’amour que chacun m’a démontré !


Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.


Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.


La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps !


Laissez les souvenirs apaiser votre douleur !


Je ne suis pas loin et et la vie continue !


Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai !
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je sera là,


Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement


La douceur de l’amour que j’apporterai !
Quand il sera temps pour vous de partir,


Je serai là pour vous accueillir,


Absent de mon corps, présent avec Dieu !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer !


Je ne suis pas là, je ne dors pas !
Je suis les mille vents qui soufflent,


Je suis le scintillement des cristaux de neige,


Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,


Je suis la douce pluie d’automne,


Je suis l’éveil des oiseaux dans le calme du matin,


Je suis l’étoile qui brille dans la nuit !
N’allez pas sur ma tombe pour pleurer


Je ne suis pas là, je ne suis pas mort.

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Et demain est un autre jour!

23:56 Écrit par Haykel dans Tunisie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bou el ez, bou al az, abdelkader ezzeddine, la perte d'un père, le deuil | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/02/2017

Bou Al Az, mon père repose en paix!

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Je fais mienne cette citation du philosophe et écrivain roumain d’expression française Emil Michel Cioran: «la vieillesse, en définitive, n’est que la punition d’avoir vécu». Le patriarche de la famille Ezzeddine vient de nous quitter ce jour, à 84 ans las et fatigué. Bel âge pour mourir? Pas tout à fait certains atteignent les cieux en centenaire et en bonne forme. Mon père qui n’a pas de pouvoir sur la vie comme tout être humain est partit rejoindre ma grand mère maternelle Mayma et paternelle Mahsouna, mon oncle To, ma tante Oum Ezzine, mon ami Néji et d’autres encore comme Lotfi et Per Amann. Là haut, il y a du joli monde. Une communauté sympathique est entrain de se former. ça sera plus facile pour moi quand ça sera mon tour.

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Abdelkader, alias Bou Al Az, Kaddour ou le Prince est parti comme il a vécu sur la pointe des pieds. Sa devise « Ne pas déranger ». Il l’a appliqué jusqu’au bout. Pas un mot de trop, pas de présence insistante, pas de faux calculs, pas de faux fuyants. Générosité, don de soit et respect pour tout le monde. En appliquant sa devise il ne s’est pas fait des ennemis au contraire il ne compte que des amis et des personnes bienveillantes à son égard aussi bien dans la famille, que parmi ses amis ou ses relations de  travail. Chez les musulmans pas besoin de prononcer d’éloges funèbres. Allah reprend ses enfants sans maquillage, sans fioritures, sans intermédiaires...
Bou Al Az paix à ton âme. Tu m’a appris beaucoup de choses...positives qu’il serait fastidieux de les énumérer ici. Je t’aime et personne ne prendra ta place dans mon cœur…pour toujours!

Et demain est un autre jour!

12:02 Écrit par Haykel dans Tunisie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : bou el ez, abdelkader ezzeddine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook