03.08.2011
Nouvelle initiative stigmatisant les musulmans et les noirs de Suisse!
Un parti lance une campagne xénophobe ciblant la communauté musulmane et les noirs pour contrer un scrutin qui donnera le droit aux 85.000 étrangers établis dans le canton de Vaud de voter et d’être éligibles au niveau cantonal. Par Haykel Ezzeddine, Genève
Une semaine presque jour pour jour après le massacre d’Oslo, à la veille de la fête nationale et du début du mois de ramadan, l’Union démocratique du centre (Udc) remet le couvert. Et c’est indigeste comme d’habitude. Leur énième initiative contre les étrangers qui vivent en Suisse est indigne d’un parti politique mais force est d’admettre que, depuis le temps, on a fini par prendre le pli. Rien ne nous étonne plus, même pas cette affiche qui sent la naphtaline ressortie des tiroirs et recyclée à l’occasion pour contrer la votation du 4 septembre dans le Canton de Vaud au sujet du droit de vote et de l’éligibilité donnés aux étrangers au niveau cantonal et sous certaines conditions.
Une affiche recyclée!
L’objet du délit. Une affiche méprisante envers deux communautés: les musulmans et les noirs. L’affiche représente une femme en burqa entourée d’un barbu et d’un noir avec une casquette. Tous les poncifs contre les immigrés de confession musulmane et les noirs (à qui on attribue le trafic de drogue en Suisse) y sont représentés. Et surtout il ne faut pas crier à l’amalgame, ni mettre en cause le multiculturalisme responsable de la folie d’Oslo la semaine dernière. Le parti qui prône une Suisse pour les Suisses n’a aucune arrière-pensée. Il n’a fait que recycler un visuel qui a été utilisé dans le Canton de Bâle pour une campagne identique contre les étrangers.
Signification du mot étranger?
Au fait, qu’elle est la signification du mot étranger pour l’Udc? Réponse: tous ceux qui n’ont pas la nationalité suisse mais pas seulement. Un musulman naturalisé ou un noir avec un passeport suisse seront toujours considérés comme des étrangers pour ce parti riche grâce à l’ex-conseiller fédéral Cristoph Blocher. L’Udc canalise, à lui tout seul, toutes les initiatives xénophobes qu’a connues le pays depuis ses dernières années. Quelques uns de ses slogans: «Non aux votes des étrangers», «Ne sacrifions pas la nationalité Suisse», «Stopper l’immigration massive»... et quelques unes de ses initiatives: «Contre la construction des minarets», «Pour le renvoi des criminels étrangers», «Contre la naturalisation facilitée de la 2ème génération d’étrangers» et «La naturalisation de la 3ème génération».
Tout un programme qui résume l’idéologie et les modes d’action de ce parti xénophobe qui rend la diversité responsable de tous les maux que connaît la société suisse... et le pire c’est qu’il arrive assez souvent à comptabiliser sa politique dans les urnes.
Ne pas construire de nouveaux minarets: les musulmans suisses (370.000 sur une population de 7.866.000) n’en voient même pas la nécessité. Renvoyer des criminels étrangers dans leur pays d’origine : certains, et ils sont nombreux parmi les étrangers, ne sont pas contre. Empêcher les étrangers de voter ou de se présenter à des élections n’a une réelle importance que pour les partis de gauche car les «étrangers», dans leur majorité, ne sont pas trop rompus à l’exercice du droit électoral et fréquentent avec parcimonie les bureaux de vote...
Donc, aussi spectaculaire que puisse être la politique du coup de gueule de l’Udc, elle reste confiner dans des initiatives qui n’entravent en rien la vie quotidienne des 1.766.400 immigrés en Suisse.
A lire aussi:
En Suisse, le racisme s’institutionnalise ?
Article paru dans Kapitalis le 03 août 2011
09:27 Ecrit par Haykel dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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24.07.2011
Oslo, Carlo et Oskar!
Face à la tragédie qui vient de frapper la Norvège, certes il est encore temps pour tirer les conclusions mais le bon sens nous invite à une première ébauche à chaud et sur le vif. Ma première pensée va à l'UDC et plus précisément à Oskar Freysinger, l'homme à la queue de cheval, Maître incontesté et incontestable en islamophobie et l'un des initiateurs de toutes les dernières initiatives xénophobes qu'a connue la Suisse.
Le fondalisme chrétien
A lui et à son parti, je les invite à revoir leur copie, de changer leur fusil d'épaule et d'inclure aussi le fondalisme chrétien dans leur programme politique. Le péril ne vient plus seulement de l'islam et des émigrés...Le terroriste, vous pouvez maintenant le côtoyer M. Queue de cheval dans votre paroisse ou votre parti...et même dans les deux endroits!
Un terrorisme sans visage! Le poseur de bombe vous ressemble, s'habille comme vous, fréquente comme vous l'église, parle la même langue que vous, vote pour vous, lit vos livres, adhère à votre parti, épouse vos thèses... Le danger devient encore plus effrayant forcement car l'ennemi est indétectable à force de vous ressembler.
Carlo en croisade contre Oscar?
Le drame d'Oslo est comme le Mur de Berlin qui a entraîné sur son sillage des chutes et des remises en question. Oskar Freysinger retiendra-t-il la leçon ou va-t-il s'entêter dans sa dérive de l'extrême? Oskar, pour la chasse, le gibier a changé de camp. Je ne pense pas qu'il va me répondre. Mais son collègue en politique, le socialiste Carlo Sommaruga a plus de chance que moi d'avoir une réponse à la question qu'il a posté sur son mur Facebook: “Oskar Freysinger mettra-t-il fin à ses contacts avec les réseaux anti-islam en Europe après les 90 morts en Norvège?”. Vos pronostics?
19:10 Ecrit par Haykel dans Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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13.07.2011
Touche pas à la première classe!
Les jeunes socialistes suisses ne font pas toujours l’unanimité même auprès des "adultes" de leur parti. Leur dernière trouvaille qui consiste à vouloir supprimer les wagons de la première classe dans les trains suisses est franchement incongrue. Même les ténors du parti de la rose qui ont l’habitude de voyager en première ne sont pas de leur avis. 2 heures ou 3 heures de train constituent pour beaucoup des séances de travail précieuses. Si plusieurs pendulaires voyagent à certaines heures debout en seconde classe il arrive aussi qu’en première on assiste au même scénario. Je prends le train tous les week-ends ou presque. Toujours la même direction, celle de Brigue. Le retour se déroule dans de bonnes conditions à savoir wagon à moitié plein dans les pires des cas. Mais par contre l’aller, si j’ai le malheur de prendre le train à partir de 16h30 à Cornavin c’est la croix et la bannière! La deuxième classe comme la première sont prises d’assaut au départ de Genève et les places dans les deux classes commencent vraiment à se libérer qu’à partir de Montreux voire des fois il faut attendre la ville de Sion. Pour bénéficier d’une place assise sans trop jouer des coudes, il m’arrive de prendre le train carrément de l’aéroport alors que j’habite à quelques mètres de Cornavin. Là au moins je suis sûr d’avoir ma place...sans bousculade. Le monde à l’envers!
Des controleurs désabusés!
J’ai assisté à plusieurs frictions entre des contrôleurs désabusés et des passagers de première classe qui ne comprennent pas comment ils ont payé plein pot pour se retrouver debout. Faut-il rappeler qu’un abonnement en première classe coûte chf. 5150.- contre 3300.- pour la deuxième classe. Les touristes, nombreux à emprunter ce moyen de transport trouvent inadéquat que sur les billets il n’y a pas de numéro de siège et qu’on ne peut réserver sa place que sur certains trains “touristiques”, vas-leur expliquer que c’est une particularité helvétique.
La solution:
A mon avis, supprimer les wagons de première classe ne résoudra pas le problème du surbook de la 2ème classe. Prolonger les quais pour avoir des trains plus longs non plus. Il faut chercher la solution dans les fréquences des trains et copier le principe mais pas le timing sur les trams. Plus de trains aux heures de pointe.
Avec l’augmentation continuelle des prix des billets et des abonnements on s’interroge des fois sur l’utilité de privilégier ce transport au détriment de la voiture. Le stress gagne actuellement les usagers du train qui ne savent pas comment se garantir une place assise pendant leur trajet. Si pour certains avec le train ils se rendent sur les lieux de leurs vacances, d’autres l’utilisent quotidiennement pour aller travailler. Il faudra peut être leur poser la question en premier “comment vous voyez l’avenir du rail?” Quant aux CFF, qu’ils arrêtent de nous prendre pour des imbéciles! Pour accepter l’augmentation répétitive des tarifs il faut qu’il y ait des améliorations de prestations. Or nos CFF ne sont même pas capables d’offrir un siège pour tous.
Photos prises à Genève pendant une grande panne sur la ligne Genève-Lausanne

16:15 Ecrit par Haykel dans Société - People, Suisse | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : train, cff, jeunes socialistes |
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06.07.2011
TDG-Le Matin deux façons d’informer au service du même employeur!
Qui peut m’expliquer pourquoi cet écart dans le traitement de la même information au sujet des deux suisses enlevés au Pakistan?
La première photo montre l’article du Matin d’hier (mardi 5 juillet) qui cache le nom de famille des deux otages et celui d'aujourd'hui, mercredi 6 juillet (2ème illustration) qui fait de même et enfin la troisième illustration est la copie de l’article paru dans La Tribune de Genève de ce jour avec la mention de l’identité complète des deux otages suisses. Deux quotidiens qui appartiennent au groupe d’Edipresse mais qui ont une curieuse façon d’appliquer la déontologie de la profession!




23:55 Ecrit par Haykel dans Médias, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : tdg, le matin |
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10.05.2011
Où va la Tunisie? La démocratie...est un long fleuve mouvementé!
Le maillon faible de la Tunisie actuelle est la sécurité. Je n'invente rien, je constate amèrement ce que vivent les tunisiens au quotidien. La démocratie n'est pas un cadeau quand on n’est pas préparé. Mais qui blâmer? Les occidentaux complices et coffres-forts des dictateurs ou certains tunisiens qui ne saisissent pas encore la vraie chance qu’ils sont entrain de vivre?
Que montre la télévision nationale durant ces derniers mois. Des débats interminables et surtout le compte rendu très détaillé et bientôt au centime prés des exactions du régime corrompu de Ben Ali et de la famille de son épouse Trabelsi. Ras-le bol! On le sait depuis longtemps que la Tunisie a vécu 23 années de privation de liberté et de vols à grande échelle. La Tunisie sous Ben Ali est devenue une multi-nationale qui roule pour le président, son épouse et leur entourage. Avant ce n’était pas aussi réjouissant, loin de là. Sous Bourguiba c’était plus contenu mais pas plus positif. On ne va pas refaire l’histoire!
Actuellement, on "exhume" les cadavres, on recherche des coupables, on essaye d’évaluer l’étendu du désastre. Mais on oublie le plus important. Il y a des échéances électorales à respecter et une économie à redresser. Les procès on peut les agender pour plus tard quand les esprits se seront apaisés et on aurait pris assez de recul pour juger en toute indépendance et sérénité.
Les membres du gouvernement provisoire font du sur place et on a l’impression qu’ils gèrent mal une situation qui de toute façon leur échappe. Leur but est de conduire le pays tel quel sans une véritable volonté de changement jusqu’aux élections.
Le printemps tunisien survivra-t-il à l’été?
Avec toutes les forces vives du pays, la Tunisie n’arrive même pas à offrir la sécurité minimum à ses citoyens. Débordements dans les stades, scènes de pillage un peu partout, vols et destructions en tout genre, non respect du couvre feu et de toute autorité...Le tableau de la nouvelle Tunisie de transistion n’inspire pas confiance.
Partir en Tunisie?
Malgré tous les efforts des voyagistes en Suisse pour relancer la destination Tunisie, la moral n’est pas au rendez-vous. Les annulations dans les agences de voyages se succèdent au rythme des violences quotidiennes qui surviennent en Tunisie. Un bus de touristes caillassé, l’aéroport de Carthage livré à lui même suite au dernier couvre feu, un personnel nonchalant dans les hôtels quelle belle image donne la révolution tunisienne à ses hôtes étrangers! Dernièrement PLANETE PHOTOS a reçu en primeur le programme de l’Office du tourisme tunisien à Zurich. A part son directeur M. Abdennaceur Jerbi personne n’y croit. Un méga tour réunissant des professionnels suisses est organisé pour la fin de ce mois. Les annulations aussi parmi les professionnels se succèdent. Même gratuitement la destination Tunisie ne fait pas l’unanimité! Il est grand temps que la sécurité occupe les priorités du gouvernement actuel, il y va de la stabilité du pays et de sa survie!
Programme de l’ONTT en Suisse pour la Tunisie
*Participation à tous les salons et foires du tourisme et des vacances en suisse alémanique et romande (7 publiques et 2 salons de golfs).
*Des voyages de presse chaque deux à trois semaines pour les journalistes suisses
*Des Eductours avec les Tours opérateurs
*Megatour en Tunisie pour 100 Agents de voyages du 28 au 31 mai 2011
*Sponsor de 10 tournois de golf en suisse alémanique et romande
*De grandes campagnes de communication avec les tours opérateurs alémaniques et romands
*Des soirées Tunisie, workhop et get to gether avec les tours opérateurs
*Participation au salon Automnale du 11 au 20 novembre à Palexpo à Genève, en tant que pays hôte d'honneur avec CEPEX - ONTT pour une superficie de 526 m2, sous l'égide de l’Ambassade de Tunisie à Berne
*Semaine gastronomique en cours de confirmation avec le tour opérateur Le Must Air Marin à l'hôtel Intercontinental à Genève (fin sept 2011)
*Participation aux salons professionnels du Tourisme en suisse le TTW à Genève en septembre et celui de Zurich en octobre
*Participation à l'Assemblée Générale de l'ASSET (Association des journalistes Ecrivains de Tourisme) du 19 au 23 mai, en France pour représenter la Tunisie et déposer la candidature pour la tenue de cette Assemblée en 2012 à DOUZ dans le Sud Tunisien.
*Une grande campagne de publicité est programmée à partir du 15 mai et qui se résume ainsi:
- Affichage public en suisse romande et alémanique, pour 2 semaines, soit 443 affiches à Zurich, Berne, Bale et Genève
- Habillage entier, tram Tunisie à 2 wagons pour trois mois à partir du 15 mai
- Campagne à la gare de Zurich, tableau éléctronic de 60 m2, avec fréquence toutes les 3 mn
- Internet dans les grands moteurs de recherche
- Insertions dans la presse professionnelle et publique.
D'autres opérations sont en cours et feront l’objet d’une nouvelle communication.
Article paru dans Kapitalis le 13 mai 2011
Illustration 1: © Valery Shanin - Fotolia.com
Illustration 2: © glgec - Fotolia.com
Photo 3: Abdennaceur Jerbi (photo haykel)
23:20 Ecrit par Haykel dans Suisse, tourisme, Tunisie, Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : tunisie, tourisme, insécurité en tunisie |
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02.05.2011
Les médias suisses nous cachent des choses...
Le 1er mai à Zurich ça devient un rituel immuable. D’un côté les gendarmes et de l’autre les extrémistes. En effet, pas une année qui passe sans une confrontation entre les forces de l’ordre et une partie des manifestants. On leur a donné comme nom “Les anarchistes”. Bon an mal an ils se rencontrent à Zurich pour perturber le cortège de la fête du travail. Leur but est d’affronter les gendarmes et les forces spéciales. Pour l’édition d’hier après avoir chahuté pendant un bon quart d’heure le discours de la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, le même groupe d’anarchistes a provoqué des échauffourées avec la police autour de la Helvetia platz. Pour les médias suisses pas de trace de ces évènements malgré plusieurs incendies et l’intervention des pompiers, un nombre incalculable d’arrestations et des bagarres qui ont duré presque 4 heures. Pour l’ATS je cite dans le texte: “Aucun débordement n’avait été signalé à Zurich”. Ce n'est pas une guerre urbaine mais tous les ingrédients étaient réunis: bombes lacrymogènes, jets de pierres et de cocktails molotovs, incendies, arrestations musclées...Notre envoyé spécial Maurizio Giuliani était sur place et aux premières loges. La preuve par la photo qu’à Zurich le calme n’était pas aussi plat qu’on veut nous le faire croire.
Photos: Maurizio Giuliani pour PLANETE PHOTOS
















16:18 Ecrit par Haykel dans Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : 1er mai 2011 à zurich, fête de travail à zurich 2011 |
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01.05.2011
Tunisie, allons-y maintenant!
Une information PLANETE PHOTOS
Si vous passez par l'aéroport ces prochains jours et jusqu’au 31 mai impossible de ne pas remarquer la nouvelle campagne publicitaire sur la Tunisie. Douze grandes affiches recto verso invitent à partir "Maintenant ” au pays du jasmin. Tous les voyageurs en partance de Genève passent devant ce matériel promotionnel. Sur un passage obligé devant les guichets d'enregistrement et ceux de la sécurité ces affiches attirent l'attention et invitent les voyageurs à penser à leur prochaine destination qui ne peut être qu'évidemment la Tunisie. Derrière cette initiative le Tour opérateur Le Must Air Marin. Planète Photos a pu rencontrer son PDG, l'hyper actif Tahar Khadraoui (voir la vidéo en bas).
Tahar Khadraoui, le pionnier du tourisme tunisien
Toute sa vie, il l'a vouée au tourisme. Non plutôt à l'amour de la Tunisie. Le pays qui l’a vu naître où il a fait ses premières armes. C'est difficile de faire un résumé de la vie oh combien riche et enrichissante d'un des piliers du tourisme tunisien. Tahar Khadraoui est un NOM. Un NOM qui brille dans le firmament des personnalités qui poussent la Tunisie vers le haut.
Après une brillante carrière chez Tunisair qu'il serait difficile d'étaler ici par manque de place, Tahar Khadraoui a ouvert un tour opérateur à Genève histoire de continuer de perpétuer son histoire d'amour avec la Tunisie. Et ça lui a bien réussi. Premier tour opérateur suisse romand sur la destination Tunisie, Tahar Khadraoui s'est diversifié au fil des ans et sa force de frappe couvre maintenant plusieurs pays. Mais c'est toujours la Tunisie qui l'attire et qui accapare une bonne partie de son énergie. Sa dernière action malgré le marasme ambiant qui règne dans le secteur des voyages est de relancer la destination de ses origines. Il vient de mettre le paquet pour réaliser l'opération la plus originale post-révolution avec ses partenaires de toujours Tunisair et l'Office du tourisme tunisien (ONTT). Il a réussi à convaincre la direction de l'aéroport de Genève de décorer le niveau enregistrement et le niveau départ par des affiches géantes qui invitent à se rendre en Tunisie maintenant...avec la guerre en Libye et le dernier attentat survenu à Marrakech. Pari risqué, pari courageux? Tahar Khadraoui suit le raisonnement du coeur. Il y croit dur comme fer au retour à la normale dans le pays du Jasmin et ce dans les meilleurs délais. D'ailleurs pour célébrer cette révolution bénite Le Must Air Marin, le nom de son tour opérateur vient de sortir une nouvelle brochure sur la Tunisie qui sent...le jasmin. De grands investissements peut-être bien à perte...mais qu'importe qu'est-ce qu'on ne fait pas pour l'amour de ce pays qui nous est très cher.
Article paru sur Kapitalis le 2 mai 2011








11:40 Ecrit par Haykel dans Suisse, Tunisie, Voyages | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : le must air marin, tunisair, ontt suisse, tahar khadraoui, abdennaceur jerbi, bechir ben sassi |
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15.04.2011
Une centaine de milliers de livres pour la Révolution tunisienne!
Depuis maintenant 3 ans la plus grande librairie en Suisse Payot qui détient 11 succursales à travers le pays organise une collecte de livres destinée à alimenter les bibliothèques de certains pays africains et associations d’entraides helvétiques. Cette opération débutera cette année le 15 avril et se terminera 8 jours plus tard, le 23 avril précisément, décrétée par l’UNESCO Journée mondiale du livre.
La nouveauté pour cette édition est le choix de la Tunisie comme principale bénéficiaire de cette action de solidarité avec l’Hospice général. Une amicale Tuniso-Suisse vient d’être créée à cet effet pour faciliter les échanges entre les deux pays dans un esprit animé par un engagement citoyen, dépourvu de toute arrière pensée politique. Aider la Tunisie dans cette période difficile et consolider les liens avec les tunisiens surtout avec ceux des régions qui ont été constamment abandonnées par l’Etat. Tel est le but de cette amicale dont c’est la première initiative.
PLANETE PHOTOS a pris contact avec l’un de ses membres fondateurs, Ridha Ben Boubaker qui travaille dans le domaine culturel dans la commune de Meyrin, banlieue de Genève. Emballé et porté par ce projet dès le départ, Ben Boubaker insiste sur le travail collectif qui s’est mis en route entre tunisiens et suisses afin de réussir cette opération jamais réalisée en faveur de la Tunisie. Il va y avoir entre 100’000 et 110’000 livres à collecter et ensuite à acheminer vers Sidi-Bouzid, Kasserine, Le Kef ou Gafsa. Une grande opération qui nécessitera une conjugaison d’efforts et de moyens entre plusieurs protagonistes. En frappant à toutes les portes, Ridha Ben Boubaker a réussi à mettre sur pied cette extraordinaire opération, aidé il est vrai par la Mission tunisienne auprès de l’ONU à Genève. Du côté Suisse, il y a bien sûr, les livres de la Librairie Payot, ceux de la bibliothèque de la Cité de Genève et ceux qui seront collectés par la commune de Meyrin. Ensuite l’acheminement en camions vers le Port de Gênes se fera avec l’aide de la Mairie de Meyrin qui payera le transport. Côté tunisien la CTN (Compagnie tunisienne de navigation) se chargera de les transporter jusqu’à Tunis, ensuite des transporteurs tunisiens seront appelés à les acheminer vers leur destination finale le tout sous le contrôle du Ministère de l’Education et celui de la culture. Tunisair fournira par la suite des billets d’avion à la délégation qui partira en Tunisie pour superviser sur place l’acheminement et un tour opérateur tunisien Le Must Air Marin s’occupera de l’hébergement et fournira son assistance.
Chez l’Amicale Tuniso-Suisse on croise les doigts et on compte les jours pour fêter comme il se doit ce premier acte citoyen envers ce pays qui nous est très cher.
Cet article a paru également dans Kapitalis
00:25 Ecrit par Haykel dans Culture, Lettres, Livre, Suisse, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : amicale tuniso-suisse |
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01.04.2011
Une rue Mohamed Bouazizi à Genève?
Un ancien député socialiste suisse, membre influent de son parti, section Genève, Christian Brunier, propose de dédier une rue dans la cité de Calvin à Mohamed Bouazizi. Haykel Ezzeddine, Genève
Un éventuel Prix Nobel de la Paix, un film retraçant sa vie, une place en son nom à Paris: Mohamed Bouazizi, héros des temps modernes, continue de susciter les bonnes actions. Son geste désespéré, dont les échos ont fait le tour du monde, lui vaut une consécration hélas posthume.
Bouazizi contre WikiLeaks!
Depuis son auto-immolation par le feu, le 17 décembre dernier, le martyr Mohamed Bouazizi rafle tous les honneurs... à titre posthume. On a proposé son nom pour le titre suprême du Prix Nobel de la Paix, mais faute de vrais sponsors sérieux et de lobbyistes de poids, le projet pourrait-il aboutir? Il y a de forte chance cependant que notre Bouazizi national figure parmi les 241 nominés de l’actuelle édition. Quelle chance aurait-il face à WikiLeaks et son gérant Julian Assange, la grande révélation de l’année 2010? Le mystère est mince. Qui ne connaît pas WikiLeaks? Qui connaît Mohamed Bouazizi et son sacrifice? C’est à l’aune de cette épreuve de reconnaissance que va se jouer le prix Nobel de la Paix 2011. Vu que le précédent gagnant est un dissident chinois, il y a de forte chance que le Tunisien par l’impulsion qu’il a donné par son acte désespéré et héroïque à la révolution tunisienne, puisse être récompensé à titre posthume.
Le cinéma s’intéresse également à Bouazizi. Et le producteur international Tarek Ben Ammar a exprimé son désir de porter à l’écran la vie du déclencheur de la révolution tunisienne. Il l’a promis et on ne peut que lui faire confiance.
Le geste désespéré qui a créé l’espoir
Troisième acte symbolique à la portée helvétique. L’ancien député socialiste et membre influent de son parti, section Genève, Christian Brunier, propose de dédier une rue dans la cité de Calvin à Mohamed Bouazizi pour souligner «le réveil de la rue tunisienne» et surtout récompenser «le geste désespéré qui a éveillé les consciences et créé l’espoir, ouvrant la voie à l’émancipation des peuples arabes».
Dans son blog qui porte son nom sur la plateforme de ‘‘La Tribune de Genève’’, Brunier écrit: «Genève, Cité de la paix et des droits humains, doit rendre hommage à ce symbole de démocratie. Une rue, une place ou un pont de notre canton doit être baptisé Mohamed Bouazizi pour que Genève soit à la hauteur de sa réputation. Notre ville internationale doit rester un label de la défense des libertés.»
Quelle chance aurait pour Bouazizi de voir son nom immortalisé à Genève? Une chance sur mille comme diraient les parieurs! Dans une ville où l’extrême droite gagne de plus en plus de terrain lors de chaque élection il est fort à parier que le souhait du socialiste Brunier reste lettre morte. Mais déjà proposer le nom de Mohamed Bouazizi pour un tel honneur, fut-il posthume, est un geste qui ne passe pas inaperçu chez les Tunisiens de Genève en cette période électorale!
Article paru dans Kapitalis vendredi 1er avril 2011
10:52 Ecrit par Haykel dans Genève, Résistance, Solidarité, Suisse, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : mohamed bouazizi, christian brunier |
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10.03.2011
Peter J. Schönenberger, Suisse et hôtelier à Sousse

Le journaliste et écrivain Alain Bossu continue son périple en Tunisie. Après l’interview de Mehdi Houas ministre du Commerce et du Tourisme tunisien et son reportage sur la manifestation de tunis le 26 février, l'auteur de "La demoiselle de Guisanbourg" nous livre le témoignage d'un hôtelier Suisse établi à Sousse.
«La Tunisie est le top du tourisme pour le rapport prix/prestations
A Sousse, le Suisse Peter J. Schönenberger, directeur général du Mövenpick Resort & Marine Spa, est confiant. «Certes, la vie n’a pas été facile ces dernières semaines, avoue-t-il en ajoutant que le taux d’occupation était de 13% au lieu de 35-40% pour une période creuse normale. Mais chacun a été professionnel. Toute l’équipe de notre établissement, qui compte 450 employés, a accepté de prendre des congés sans solde, management compris. Nous avons dû fermer une aile de l’hôtel qui compte 618 chambres. Franchement, je suis très fier que l’équipe soit aussi soudée.»
La situation – d’un côté une plage de rêve, de l’autre la ville – est plus un atout qu’un handicap. D’autant que s’il y a eu des manifestations à Sousse, elles se sont déroulées dans le calme. «Etre en ville, Sousse est la troisième du pays, nous a permis aussi
de profiter de la fidélité de la clientèle locale dans nos restaurants et cafés. Maintenant, il faut se retrousser les manches. N’oublions pas que nous n’avons qu’un an d’ouverture. La première année a été bonne, il faut fidéliser. Nous ne sommes donc pas du tout inactifs.»
Pour Peter J. Schönenberger, la confiance n’est pas seulement un mot. «A Sousse, nous avons vécu l’exemple d’une population mature qui a envie d’avancer, de se réaliser. J’ai vraiment confiance dans l’avenir. Pas seulement pour nous. La Tunisie, c’est le top du tourisme pour ce qui est du rapport prix/prestation. Les touristes en tiennent compte. Ils savent qu’ils vont voir une population qui s’est libérée, qui est très bien formée et qui a des visions pour son avenir. Le pays, qui n’a jamais été fermé, saura faire face, je n’en doute pas une seconde.»
Alain Bossu
Prochain article: "En attendant le retour des touristes"
09:53 Ecrit par Haykel dans Suisse, tourisme, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : alain bossu, peter j. schönenberger |
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