20.05.2012
Parade navale à Morges avec les bateaux "Belle époque"
Un temps lourd et nuageux a enveloppé le lac de Morges cet Après-midi où s'est déroulé la mythique parade navale des bateaux "Belle époque", fleurons de la CGN (Compagnie Générale de Navigation sur le lac Léman) et la fierté de nombreux amateurs friands de ce genre de spectacle. 1600 personnes ont embarqué sur les navires et 8000 autres ont suivi à partir du quai les réjouissances... Cinq bateaux à vapeur sur les huit en activité ont pris part à ce grand raout aquatique. Il s'agit de La Suisse (1910), du Savoie (1914), du Simplon (1920), du Rhône (1927) et enfin du Montreux (1904). Un public nombreux et bon enfant a suivi avec beaucoup d'attention la sortie des 5 vénérables bateaux avec comme finale le lâché de 2000 ballons de 5 couleurs différentes. Je n'ai pas trouvé cette édition spécialement intéressante. Le spectacle m'a quelque peu déçu. Un manque de synchronisation et surtout un programme pauvre, juste 2 figures ont marqué la parade de Morges, la quatrième qui se déroule au même endroit. Vu les turbulences qu'a vécu ses derniers jours la CGN, les organisateurs n'ont pas été en mesure de dévoiler le lieu du prochain rendez-vous comme il est de coutume à la fin de chaque édition.


















































































18:14 Ecrit par Haykel dans Manifestation, Récit de voyage, Région, tourisme, Vaud, Voyages | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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24.06.2011
Ni enfer ni eldorado, la Guyane est fascinante
Cinquième et dernière étape du voyage en Guyane d’Alain Bossu. Nous n’avons pas encore parlé de tourisme. Et si l’enfer vert n’était qu’un cliché comme un autre…
Ni enfer ni eldorado, la Guyane est fascinante
Deux fois la Suisse en superficie pour 230 000 habitants environ, à peu près la surface de la Martinique pour le seul Centre Spatial de Kourou, le bagne, l’enfer vert, les serpents, les requins, l’orpaillage clandestin. Stop! C’est vrai que l’on aime la Guyane… ou pas du tout. Mais pour un tel verdict, il faut d’abord s’y rendre. Et pour tout dire, Votre Honneur, j’y prendrais volontiers la perpétuité.
Une tortue-luth
Nous rentrions de Sinnamary et d’un atelier de bois précieux. Les amis que je conduisais m’ont demandé pourquoi il n’existait de plage de sable qu’à Kourou. Surpris, je leur ai proposé de revenir sur Cayenne par la route des plages. Il était 16h30, un jour de semaine. Les plages étaient aussi belles que désertes. Certes, en Guyane, la mer n’est pas bleue en raison des alluvions des fleuves qui s’y jettent. Soudain… je me gare et nous sortons les appareils de photos. En plein milieu de la plage, une tortue-luth est en train de pondre. En plein après-midi, nous revivons le matin du monde. Elle est sortie de l’eau après de milliers de kilomètres, se hisse sur la pente sablonneuse, creuse son nid, souffre, dépose ses œufs (une centaine en moyenne), rebouche le tout, brouille les pistes avant de repartir vers l’inconnu. Entre avril et juillet, ce moment vaut à lui seul le déplacement.
Alors, si vous le combinez avec un départ de fusée! Calez toujours les premiers jours de votre séjour avec la date du lancement, cela évitera de lire rageusement dans le journal qu’Ariane a décollé le lendemain de votre retour en Europe. Le Centre Spatial Guyanais se visite gratuitement, mais il faut s’inscrire et ne pas oublier le passeport.
Les îles du Salut
De Kourou, comment ne pas se rendre aux îles du Salut en navette à moteur ou en voilier. On peut y dormir à l’auberge ou dans les maisons des anciens gardiens du bagne sur l’île Royale puisque nous pénétrons dans les pages d’histoire pénitentiaire (attention, impossible d’accéder aux îles le jour d’un lancement de fusée, elles sont dans l’axe du tir). Il n’est pas possible non plus de se rendre sur l’île du Diable mais on peut aller sur Saint-Joseph. Autour des îles, c’est un paradis de la pêche sportive (tarpon, par exemple).
Quand on parle du bagne, la visite de Saint-Laurent-du-Maroni s’impose avec, outre le camp de la Transportation, une balade sur le Maroni avec incursion au Suriname juste en face.
La forêt et les fleuves
Mais la Guyane, c’est avant tout une forêt amazonienne avec ses veines fluviales. On peut apprendre à la découvrir et des carbets permettent d’y passer un ou quelques nuits en hamac ou bungalow. Dans les marais de Kaw, réserve naturelle de 100 000 hectares, le carbet flottant de JAL Voyages offre une approche responsable de cet environnement extraordinaire. On peut à la fois découvrir les marais, les oiseaux… et les caïmans la nuit, mais également y dormir en toute quiétude sans moustiques.
Descendre ou remonter le Maroni est tout à fait envisageable et permet de rencontrer des populations amérindiennes. L’expédition prend alors quatre ou cinq jours avec passages de sauts (rapides). L’aventure (toujours en toute sécurité) est également possible sur l’Approuague avec les campements Cisame ou Saut Athanase. Depuis Cayenne, la route permet de rejoindre Saint-Georges d’Oyapock, avec possibilité de balade fluviale pour le magnifique saut Maripa et une incursion en terre brésilienne.
La Guyane commence aussi à voir fleurir des gîtes le long des fleuves ou à l’intérieur, mais aussi dans
les villes. A Cayenne, par exemple, on peut profiter d’une magnifique maison créole en plein centre (Mo Ti Koté).
En fait, la Guyane se découvre à chaque instant, en discutant avec tout le monde, en profitant d’une table créole ou des marchés (le très typique marché hmong de Cacao se tient le dimanche). Les activités culturelles locales sont intenses. Sur place, il suffit de lire les journaux locaux ou de regarder les sites comme www.blada.com pour s’en faire une idée.
Et puis il y a le carnaval. Plus qu’une institution qui s’étend sur janvier et février, le carnaval semble arrêter le temps pour… se déchaîner.
Texte et photos Alain Bossu pour PLANETE PHOTOS



Légendes photos:
Cette tortue-luth de près de 500 kilos est en train de pondre sur une plage près de Cayenne.
L’île du Diable vue depuis l’île Royale.
Saut Maripa sur l’Oyapock.
Carbet flottant dans les marais de Kaw.
Rencontre insolite au débarcadère de Kourou.
Touloulou du carnaval de Cayenne.
La statue de Félix Eboué, place des Palmistes à Cayenne.
Les précédentes notes d'Alain Bossu sur la Guyane:
"Le tourisme en Guyane c'est aussi des histoires et des contes"
"La Suisse et le fil d'Ariane"
"Maurice Méthon ou la pasion d'entreprendre!"
"Genevois et commissaire de police en Guyane!"
09:52 Ecrit par Haykel dans Récit de voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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17.06.2011
La Suisse et le fil d’Ariane
Suite du périple guyanais d’Alain Bossu. Après les portraits, place au grand spectacle, celui de la fusée Ariane qui décolle de Kourou.
Le matin, nous étions donc sur une pirogue, destination la rivière Orapu afin de découvrir le lodge en construction de Maurice Méthon. Joli mois de mai qui permet de découvrir la forêt et les fleuves dans la matinée, de revenir sur Cayenne en milieu d’après-midi et de filer sur Kourou (un peu plus d’une heure de route) pour remonter le fil d’Ariane. Le temps s’est calmé. Le lancement de la fusée, prévu la veille, avait été retardé. Tant mieux pour moi. Mais il y a beaucoup de trafic, sortie des écoles.
Beau comme un rêve
La «fenêtre», c’est-à-dire la tranche horaire prévue pour le lancement, est entre 17h38 et 19h30. Je sais que je n’aurais pas le temps de me rendre sur les sites d’observation. Mais il fait beau, je saluerai Ariane quand même… quelque part. Je passe la commune de Macouria, Kourou n’est plus vraiment très loin. Déjà 17h30. Je scrute le ciel. Rien que du grand bleu. Le golf est sur ma gauche, la savane à droite, gorgée d’eau en cette saison des pluies. Je peste. Je remarque une voiture arrêtée sur la droite, une dame et son enfant, avec des jumelles pointées vers le ciel. Je m’arrête, miracle. Ariane devant moi, avec un long fil blanc extra-large qui la «relie» encore à la Terre. Elle suit une trajectoire courbe dans un silence céleste. C’est beau comme un rêve. Et, tout à coup, un éclair, lumière intense. Et puis, vu du sol, des ombres noires… et puis plus rien. Ariane vient de larguer son premier étage. Spectacle irréel, une savane, le ciel « fusillé » par ce passage éclair. Et soudain, alors que l’on ne voit plus que ces traces blanches qui s’épaississent, le bruit. Un bruit incroyable, que l’on n’attendait plus. Bien plus profond que les grondements du tonnerre. Et tout s’arrête. Tiens, des chants d’oiseaux !
La Suisse et Ariane
Depuis le début du programme Ariane, la Suisse est présente au Centre Spatial Guyanais (CSG), port spatial de l’Europe. La coiffe de la fusée, qui protège la charge utile, c’est-à-dire le ou les satellites est l’affaire de Contraves-Space, du groupe Oerlikon-Buerle, une société leader dans ce domaine qui travaillait déjà pour la NASA. Mais d’autres Suisses sont présents à Kourou. C’est le cas, par exemple de Vibra-Meter (Fribourg), chargé d’un domaine aussi essentiel que de haute précision : la surveillance et le contrôle qualité des turbines des gros moteurs Vulcain.
La Société Suisse des Explosifs (SSE, à Brigue) fournit les cordeaux détonants (dispositifs de mise à feu) qui permettent l’ouverture de la coiffe et, donc, le largage des satellites.
APCO Technologies (Vevey) est un rouage on ne peut plus essentiel pour la bonne marche d’Ariane. L’entreprise travaille aussi bien dans le domaine des bureaux d’études techniques du spatial à Kourou que sur le transport des différents éléments de la fusée grâce à ses conteneurs et autres supports au sol. Plus «spatial» peut-être, APCO Technologies gère aussi les opérations de préparation des charges utiles, effectuant par exemple les tests satellites avant la mise en place.
Alain Bossu



Légendes photos
Le drapeau suisse flotte sur le Centre Spatial de Kourou
Soyouz partira désormais depuis Kourou, premier lancement prévu en octobre.
La coiffe la fusée est signée Contraves-Space (photo ESA/CNES/Arianespace)
Décollage de jour (photo ESA/CNES/Arianespace)
Grand spectacle de nuit (photo ESA/CNES/Arianespace)
A lire également sur la Guyane:
"Le tourisme en Guyane c'est aussi des histoires et des contes"
"Maurice Méthon ou la pasion d'entreprendre!"
"Genevois et commissaire de police en Guyane!"
08:51 Ecrit par Haykel dans Récit de voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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