27/02/2015

Elections municipales: la parole est à la diversité

la diversité,élections municipales,alia Chaker Mangeat Excellente initiative de l’association “Le Pont” nouvellement créée pour jeter une passerelle entre la Tunisie et la Suisse. Entre une démocratie naissante et une bien établie. Y a pas mieux que le citoyen  engagé et militant le Tuniso-Suisse, Jalel Matri pour présider cette nouvelle association qui a organisé ce soir à la Salle de billard América à la rue de Fribourg une rencontre pour soutenir les candidats issus de la diversité pour les élections en ville de Genève. Public nombreux et salle comble pour découvrir quelques uns des prochains élu(e)s du moins c’est ce qu’on espère pour la diversité à Genève l’internationale. Soirée festive avec musique sud américaine et la présentation de candidat(e)s issu(e)s de la diversité “extracommunautaire” (hors union Européenne) et représentant tous les partis à l’exception de l’UDC.
la diversité,élections municipales,alia Chaker Mangeat Et comme l’a si bien souligné Esther Alder, conseillère administrative chargée du Département de la cohésion sociale et de la solidarité: “on peut être fier à Genève d’avoir cette diversité, c’est notre richesse”. Le vivre ensemble c’est aussi donner la chance à des candidat(e)s venu(e)s d’ailleurs certes mais avec un engagement sérieux et sans faille pour servir Genève. 
J’ai donné la parole à 2 candidates et à un candidat qui méritent d’aller plus loin et de nous représenter dans les instances politiques de cette ville que nous aimons.

la diversité,élections municipales,alia Chaker Mangeat

Haykel, Patrice Mugny et Jalel Matri

la diversité,élections municipales,alia Chaker Mangeat

la diversité,élections municipales,alia Chaker Mangeat

la diversité,élections municipales,alia Chaker Mangeat

la diversité,élections municipales,alia Chaker Mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

L'humoriste venu de France

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

Le groupe Madera Latina

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

la diversité,élections municipales,alia chaker mangeat

 

 

 

A lire aussi sur la diversité ici, ici

Et demain est un autre jour!

01/04/2014

Eric Stauffer lance une nouvelle compagnie aérienne: “Stauf air”

1.jpgInformation exclusive PLANETE PHOTOS. Vendeur de téléphones mobiles et d’abonnements téléphoniques bon marché, ex tenancier d’un bar à Whisky, et gérant d’une boutique de cigarettes électroniques, l’infatigable Eric Stauffer, Stauf pour les intimes poursuit sa fulgurante carrière d’homme d’affaires. Investissant dans des domaines où l’addiction fait foi, le Président d’honneur du MCG explore d’autres domaines pour fructifier son argent et asseoir définitivement sa réputation au delà des frontières genevoises.
Le maire d’Onex, très à l’étroit dans un canton trop petit pour ses ambitions, travaille étroitement avec un groupe d’investisseurs chinois pour fabriquer avec le savoir faire helvétique dans les usines de l’Empire du Milieu des avions furtifs capables par un extraordinaire procédé de téléportation  de transposer des passagers d’un point à un autre sans prendre les airs. La compagnie aérienne qui se chargera du transport a déjà été créée et inscrite au registre du commerce du canton de Genève. Sans surprise elle porte le nom de “Stauf air” et a la particularité de permettre pendant le voyage de téléphoner sans borne, de boire du whisky à volonté et de fumer sans aucune interdiction l’e-cigarette impérativement achetée dans la boutique du politicien. Même si vous êtes nombreux à croire a juste titre que c’est un poisson d’avril, vous êtes tout aussi nombreux à rêver qu’un tel projet pourra se réaliser un jour. Avec un politicien qui ne se positionne ni à droite, ni à gauche mais qui tape constamment sur les frontaliers, y’a pas un meilleur ambassadeur pour nous faire avaler cette utopie aérienne imaginée ce premier jour du mois d’avril. Eric Stauffer, dans quel autre domaine commercial vous allez investir?

Illustration: © julien tromeur - Fotolia.com

En rapport avec cette note:

"Pagani donne son nom à une voiture super-sportive!"

Et demain est un autre jour!

01:13 Écrit par Haykel dans Genève, Portugal-Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : eric stauffer, poisson d'avril | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11/05/2011

A la rencontre de la communauté portugaise. Portrait de Fátima Velluz

Quatrième contribution de Gabriela de Albuquerque(*). Après le portrait de João Roque, une synthèse sur la révolution des œillets et la couverture de la fête de la célébration du cinquantième anniversaire de la révolution portugaise, place maintenant à un autre portrait sur Fátima Velluz, un personnage haut en couleur bien connu du quartier de la Gare routière à Genève.


Fátima Velluz
Sans titre2.jpgQuando veio de Portugal a Genève para passar duas semanas com o marido, Fátima não podia imaginar as alterações que estavam prestes a mudar a sua vida. Fátima não regressou a Pousada de Saramagos, a aldeia onde vivia. Trabalhando na restauração e nas limpezas, afastada da filha por cinco anos, Fátima lutou com determinação até conseguir realizar o seu sonho : ser dona do seu próprio negócio. O breve resumo da vida de uma vencedora.

Nascida numa família numerosa, Fátima viveu até aos 18 anos em Requião, pequena aldeia do concelho de Vila Nova de Famalição, quando o pai, por diferendos políticos com um superior, abandona o cargo de Guarda Florestal e muda-se, com a mulher e os 11 filhos para Vermoim. O pai, apesar dos graves problemas pulmonares, empregou-se como operério fabril.
Aos 11 anos de idade, e após concluir o quarto ano do ciclo primário, Fátima foi trabalhar para casa do médico da aldeia, doutor Joaquim Alves. A mãe acreditava que, trabalhando com pessoas tão distintas, a filha teria melhores oportunidades na vida. Com tão tenra idade, Fátima ficou responsável pelos recados da casa e pequenas compras, mas aos poucos, tornou-se na pessoa de confiança do médico e da esposa. Aos 17 anos, com autorização do médico, foi para o Porto, trabalhar em casa do filho mais velho, mas rapidamente regressou para Requião, para casa da família Alves. Insatisfeita com o trabalho doméstico, Fátima pediu ao doutor Joaquim que lhe fizesse o exame médico, do qual dependia a sua admissão na fábrica Riopele. Inicialmente relutante, o médico acabou por ceder às pressões da sua pupila, passando-lhe o atestado de saúde, garantindo assim a sua admissão, mas impondo condições. Acreditando que as fábricas só formavam mulheres de moral duvidosa, Joaquim Alves certificou-se que Fátima apenas trabalharia num departamento onde só houvesse mulheres e impôs que dormisse todos, fosse dormir a sua casa. Com um desvelo paternal por Fátima, o médico e a esposa zelavam pela sua educação religiosa e também pela sua reputação. Fátima nem podia falar com rapazes ! Durante cerca de quatro meses, conseguiu conciliar o trabalho diurno na fábrica com a vigilância nocturna ao casal Alves, entretanto, já idoso. Após esse período, cansada do trabalho fabril e sem tempo para descansar, para atender às necessidades cada vez mais exigentes do casal de idosos, Fátima regressou a casa dos pais. Inconformados com a partida da protegida, Joaquim Alves e a esposa deserdaram-na e durante alguns meses recusaram-se a dirigir-lhe a palavra. Apesar de terem reatado os laços, Fátima não voltou a ser incluída no testamento.
Aos 22 anos e ainda a trabalhar na mesma fábrica têxtil, deixa a casa dos pais para casar.
A nova vida tem início em Pousada de Saramagos onde, dois anos depois, nasce a sua única filha. Quatro anos passados, o marido de Fátima recebe uma proposta de trabalho e parte para Genève, deixando a família em Portugal. No ano seguinte,  Fátima e a filha, então com cinco anos, partem numa viagem de mais de 25 anos, com destino a Genève, ao encontro do marido, a fim de usufruirem de duas semanas de férias.
2011-04-21_16-36-58.jpgE assim a vida de Fátima muda completamente. Em 15 dias, sem procurar, encontrou  trabalho e com o primeiro ordenado, 1.100chf, comprou um bilhete de avião para a filha, que regressou a Portugal e ficando entregue aos cuidados da ama durante cinco anos e meio. Apesar de estarem todos juntos nas férias de Verão e de Natal, Fátima ansiava por obter o permis B, pois só assim conseguiria trazer a filha para junto de si.
Durante 5 anos trabalhou arduamente no mesmo restaurante. Fátima recorda, com alguma tristeza esses tempos difícieis. Em 1985, por exemplo, na grande neve que quase bloqueou Genève, era obrigada a deixar a sua casa em Meryn para trabalhar no restaurante, no Paquis. Tão logo obteve o permis B, trouxe a filha, que rapidamente se adaptou à nova vida e mudou de trabalho. Sempre na área da restauração, foi trabalhar para o bar Capricorn, na Rue de la Servette ;  era concièrge a femme de menáge. O ordenado do bar eram 1000chf, o aluguel  1400chf mas, como concierge, a régie deduzia 500chf. As restantes despesas eram suportadas com o trabalho de menage. Mas o objectivo era juntar dinheiro e regressar para Portugal. Definitivamente.
Após 10 anos de vida em Genève, com todas as dificuldades para ajudar no sustento da família e trabalhando sem parar, Fátima enfrentou ainda o processo do divórcio. Sozinha, com uma filha menor e cansada de trabalhar por conta de outrem, decidiu que era hora de investir no seu próprio negócio. Através de um conhecido seu, soube de um café que estava à venda. Telefonou de imediato ao proprietário, expôs-lhe a sua intenção e marcou uma reunião para o final da tarde. Nesse mesmo dia, no seu local de trabalho, Fátima foi abordada por um desconhecido que lhe disse: hoje é o seu dia de sorte. Com a simpatia que lhe é característica, Fátima atendeu o estranho, sem fazer grande caso das suas palavras.
Ao final da tarde, conforme combinado, dirigiu-se para a reunião e qual não foi o seu espanto quando foi recebida pelo estranho de horas atrás. O proprietário do  estabelecimento que ela tencionava adquirir for ao seu local de trabalho, para a observar. E confiou no que viu. Quatro horas se passaram desde o primeiro telefonema até à conclusão do negócio. Fátima realizava assim o seu sonho !
Há dez anos que Fátima é proprietária do "Buffet Express", o café-restaurante mais pequeno de Genève. E talvez o mais simpático. Com cinco bancos no interior, e quatro mesas na esplanda, o pequeno café oferece um cardápio adaptado ao gosto de clientes portugueses e suiços e apresenta uma decoração sui-generis: as paredes do interior estão forradas com notas de todo o mundo. Mas o que mais cativa neste pequeno café, é a simpatia de Fátima. A prova disso são alguns clientes que a seguem há 20 anos !
Longo e árduo foi o percurso desta Senhora do Norte, mas a coragem e a determinação com que lutou fizeram dela uma vencedora. Em 1992, Fátima voltou a casar com Christian, ajuda indispensável na gestão do Buffet-Express. A  filha tem agora 35 anos, é mãe de uma menina de 4 anos. E é  essa a razão pela qual Fátima não pensa regressar a Portugal. Preocupa-se com o seu país, mantém-se informada sobre tudo que lá acontece, mas a sua vida é, definitivamente, em Genève.
E valeu a pena ?, pergunto-lhe eu. A resposta está no brilho dos seus olhos, quando sorri, antes de dizer: « Claro que sim ! Se assim não fosse, nunca teria conhecido o homem maravilhoso com quem casei… »

“Tudo vale a pena quando se alma não é pequena.” (in Mensagem, Fernando Pessoa)

Photos et texte: Gabriela De Albuquerque pour PLANETE PHOTOS

============================================================================================

Version en Français

Fátima Velluz
«Aujourd'hui est votre jour de chance »
Un destin, une vie, un sourire, une volonté

Sans titre.jpgNée dans une famille nombreuse, Fátima a vécu jusqu'à l'âge de 18 ans dans le petit village de Requião, qui dépend de la municipalité de Vila Nova de Famalicão. Son père a dû quitter son emploi de garde forestier pour des raisons politiques et a emménagé avec sa femme et leurs 11 enfants à Vermoim. En dépit de problèmes pulmonaires graves, il a été embauché comme opérateur d'usine.
A 11 ans, et après avoir terminé la quatrième année de l'enseignement primaire, Fatima est allée travailler au service de la maison du médecin du village, le Dr Joaquim Alves. Sa mère a en effet pensé qu'en travaillant avec des gens si différents, la jeune fille aurait de meilleures chances. Si jeune, Fatima a déjà un sens des responsabilités. Elle fait d’abord les commissions de la maison et les petits achats, mais peu à peu, elle devient la personne de confiance du médecin et sa femme. A 17 ans, avec la permission de Joaquim Alves, elle se rend à Porto pour travailler au service du fils aîné du médecin, mais elle reviendra rapidement au Requião, la maison de la famille Alves.
Les travaux ménagers ne sont pour elle qu’une étape. Fatima a demandé au Dr Joaquim de lui faire un examen médical, indispensable pour travailler en usine. Initialement réticent, le médecin cède aux pressions et lui délivre le fameux sésame… sous certaines conditions. Fatima travaillera dans un service où ne sont présentes que des femmes et elle dormira tous les jours dans la maison familiale du docteur. Docteur Alves croyait en effet que les usines ne formaient que des femmes de morale douteuse ! Avec un dévouement paternel à Fatima, le médecin et sa femme s'occupaient de son éducation religieuse autant que de sa réputation. Fatima ne pouvait pas parler aux garçons! Pendant quelques mois, elle a réussi à combiner journée de travail à l'usine et surveillance de nuit du couple Alves déjà âgé. Mais la fatigue comme les exigences l’obligent à mettre un terme à cette situation. Fatima retourne chez ses parents. Joaquim Alves et son épouse ne pardonnent pas, et refusent de lui parler, même si les relations reprennent tant bien que mal avec le temps. Mais ce n’est plus pareil et Fatima ne sera pas incluse dans le testament.
A 22 ans, alors qu’elle travaille toujours dans la même usine de textile, elle quitte le domicile parental pour se marier. Une nouvelle vie commence à la Pousada de Saramago, où, deux ans plus tard, naît la seule fille de Fatima. Quatre ans plus tard, le mari reçoit une offre d'emploi et se déplace à Genève, laissant sa famille au Portugal. Un an plus tard, Fatima et sa fille de 5 ans viennent en Suisse en bus, pour profiter de 15 jours de vacances.
Fatima a compris que sa vie allait changer complètement. En 15 jours, sans vraiment chercher, elle trouve un  travail. Avec le premier chèque de sa paye, 1.100.- Chf., elle achète un billet d'avion pour sa fille, retournée au Portugal chez la nourrice. Se contenter de voir sa fille durant les vacances d'été et de Noël, est une bien maigre consolation. Fatima a compris que sans le permis B, sa fille ne pourrait vivre avec elle.
Pendant cinq ans, elle a travaillé dur dans le même restaurant. Fatima se souvient de 1985, lors de la « grande neige » qui a bloqué  Genève. Pas facile de quitter son domicile à Meyrin, pour travailler dans un restaurant aux Pâquis.
Avec son salaire de 1000.- Chf. Fatima ne pouvait même pas payer son loyers qui tourne autour de 1400.- chf. Heureusement elle touche 500.- de sa régie pour son travail de concièrgerie. Et pour pouvoir terminer le mois elle fait des travaux de ménage. Le but étant de gagner suffisamment d’argent pour retourner définitivement au Portugal!
2011-04-21_16-29-51.jpgAprès 10 ans de vie à Genève et de travail sans relâche, Fatima a été confrontée à la procédure de divorce. Elle ne baisse pas les bras. Au contraire. Seule, avec une fille mineure et fatiguée de travailler pour les autres, elle décide de créer sa propre entreprise. Grâce à une connaissance, elle a trouvé un café à vendre. Elle téléphone immédiatement au propriétaire, lui expose son intention. Rendez-vous est pris pour la fin d’après-midi. Ce même jour, sur son lieu de travail, Fatima a été approchée par un inconnu qui lui dit: aujourd'hui est votre jour de chance! Avec la sympathie et la bonne humeur qui la caractérisent, Fatima a servi l’homme inconnu, sans faire grand cas de ses paroles.
Mais elle se rend comme prévu au rendez-vous. Surprise, l’inconnu est en face d’elle. C’est le propriétaire de l’établissement qu'elle a l'intention d'acheter. Il était venu l’observer. Il s’est passé quatre heures entre le premier appel téléphonique et la transaction. Fatima a réalisé son rêve!
Voilà dix ans que Fatima est propriétaire du « Buffet Express », rue Ami-Lévrier, certainement le café-restaurant le plus petit de Genève. Endroit sympathique aux nombreux clients fidèles.  Avec cinq places à l'intérieur et quatre tables sur le trotoire, le petit café offre un menu adapté aux clients portugais et suisses. Les murs intérieurs sont recouverts de notes et de cartes postales du monde entier. Mais ce qui séduit avant tout, c’est la joie de vivre de Fatima qui ne pense qu’au bonheur de ses clients. La preuve, ils la suivent depuis 20 ans!
Long et difficile le chemin de Fatima ? Sans aucun doute. Mais le courage et la détermination avec laquelle elle a lutté font d'elle une gagnante. En 1992, Fatima a épousé Christian, équilibre indispensable, y compris pour la gestion de Buffet-Express. Sa fille est maintenant âgée de 35 ans, elle est mère d'une charmante fillette de 4 ans. Fatima ne pense plus à son retour au Portugal. Elle se soucie de son pays, se tient informé de tout ce qui se passe là-bas, mais sa vie est définitivement à Genève.
Cela vaut-il la peine, lui ai-je demandé ? La réponse se lit dans la lueur de ses yeux quand elle sourit, avant de répondre: «Absolument! Si ce n'était pas le cas, je n'aurais jamais rencontré cet homme merveilleux avec lequel je me suis mariée ...  "
« Tout vaut la peine si l'âme n'est pas petite » (in Mensagem, Fernando Pessoa)


Photos et texte: Gabriela De Albuquerque pour PLANETE PHOTOS

33493_429734673307_598748307_4891380_2342778_n.jpg(*)Gabriela De Albuquerque en quelques lignes:
Née en Angola il y a 44 ans, Gabriela De Albuquerque est Portugaise. Passionnée par l’information, elle est diplômée de l’Ecole de Journalisme et Communication de Portalegre, cette ville portugaise magnifique, comme une terrasse sur l’Alentejo.
Gabriela aime lire, écrire, cuisiner, se promener. Elle nous propose un rendez-vous hebdomadaire. Elle a rencontré des Portugais de Genève. Ils ont accepté de se confier, de parler de leur vie, de leurs passions, de leurs liens avec le pays natal. Ils couvrent tous les milieux sociaux et professionnels. Ce sont des tranches de vie que Gabriela nous raconte. A déguster avec passion !

Et demain est un autre jour!

04/05/2011

Retour sur la fête des œillets à Genève

Troisième rendez-vous avec Gabriela de Albuquerque(*). Après le portrait de João Roque et une synthèse sur la révolution des œillets notre reporter a suivi pour nous la fête de la célébration du cinquantième anniversaire de la révolution portugaise organisée samedi dernier par l’Association 25 avril (A25A)de Genève.

A Festa dos Cravos em Genève

2011-04-30_14-11-58.jpgSão vários os palcos que celebram o 25 de Abril. Este ano, a Associação 25 de Abril Genève celebrou no auditório da UOG, com maquiagem infantil, tearto, exposições, jantar, música e poesia. Uma comemoração portuguesa em terras helvéticas.

Na passagem do 37º aniversário da Revolução dos Cravos, a Associação 25 de Abril Genève preparou um recheado programa comemorativo, que abrangeu todas as faixas etárias e assinalou também o 50 aniversário do início da Guerra Colonial, através de uma exposição fotográfica documental, acervo gentilmente cedido pela A25A Lisboa.
A cargo dos alunos de Língua Portuguesa de Genève e Lausanne ficaram as duas exposições de abertura, subordinadas aos temas « As crianças com a História da Liberdade » e « Abrir Abril  - O chegar da liberdade ». Através dos trabalhos expostos foi possível verificar que para as crianças e adolescentes de origem portuguesa, 25 de Abril não é apenas uma data festiva. 25 de Abril é a celebração da Liberdade ;  é continuar a fazer História com Liberdade. E  esse é um dos principais objectivos da Associação 25 de Abril ; uma associação sem conotação política ou fins lucrativos, que defende os direitos cívicos e pretende divulgar e consagrar o espírito do movimento libertador vivido no 25 de Abril de 1974. Por essa razão, desde que foi fundada, em 2004, a A25A assinala sempre essa data, contando com a total participação dos membros, sendo supreendente a adesão e  participação de jovens nascidos após a Revolução.
1.jpgAinda sem sede própria, a Associação reúne-se regularmente num espaço cedido pela UNIA, onde é debatida e delineada toda a vida associativa, comemorações,  regulamentos e actividades a desenvolver.  De entre as actividades previstas para o ano de 2011, destacam-se os cursos de Língua e cultura portuguesa ; alfabetização para adultos de língua portuguesa e cursos de teatro, no entanto, a maior urgência desta Associação é conseguir um espaço próprio.
Depois do discurso de abertura, especial destaque mereceu a carta do Cônsul geral de Genève, convidado de honra, que na impossibilidade de estar presente, fez-se representar pela Chanceler Helena Sereno. Numa carta bastante aplaudida, o cônsul louvou as iniciativas da A25A, não só no âmbito das festividades do 25 de Abril, bem como noutras iniciativas já levadas a cabo, que reflectem o espírito de liberdade e defendem os valores cívicos, baluartes do movimento da Revolução do 25 de Abril .
A peça de teatro, « Mizé das Moscas », focou a temática do racismo, passando-se em seguida para a apresentação de “Finalmente República”, o terceiro livro de Manuel Bernardo  e para a projeção de dois filmes documentários de Joaquim Furtado.
A festa da Revolução terminou após o jantar, ao som de poesia e música africanas.
Em 2012, talvez noutro palco, a A25A Genève voltará a festejar a democracia e a liberdade.
============================================================================================

Version en Français

La fête des œillets à Genève

2.jpgIl y a eu plusieurs activités pour célébrer le 25 avril. Cette année, l'Association des portugais à Genève (A25A) a organisé une grande fête à l'auditorium de l'UOG. Déguisement pour les enfants, théâtre, expositions, repas, musique et poésie ont enchanté un public nombreux le samedi 30 avril. Une célébration portugaise sur le sol suisse.
A l’occasion du 37e anniversaire de la Révolution des œillets, l'Association 25 avril de Genève a concocté un programme de commémoration qui acouvert tous les groupes d'âge et a également marqué le 50e anniversaire de la guerre coloniale. Au menu de cette édition: exposition de travaux juvéniles sur le thème: “Les enfants et l’histoire de la liberté”, une autre exposition au titre évocateur: “50ème anniversaire du début de la guerre coloniale”, la projection du film “Andar rápido e em força-A guerra” de Joaquim Furtado, suivi d’un débat, la présentation du livre “Finalmente República” de Manuel Bernardo et une pièce de théâtre “A mizé dans Moscas” une adaptation inspirée d’Antonio Torrado.
Pour les jeunes de langue portugaise, le 25 avril n'est pas seulement un événement festif. Le 25 avril est la célébration de la liberté !
2011-04-30_15-11-01.jpgEt c'est l'un des principaux objectifs de l'Association le 25 avril, une association apolitique et à but non lucratif qui défend les droits civiques et vise à promouvoir et à incarner l'esprit du mouvement de libération qui a vu le jour le 25 avril 1974. Pour cette raison, depuis sa fondation en 2004, cette association se fait un point d’honneur à commémorer cette date.  
Sans un local, l'association se réunit régulièrement dans un espace prêté par l'UNIA. Parmi les activités prévues pour l'année 2011, les cours de langue et de culture portugaise, des initiations au théâtre... Mais l’urgence de l’association 25 avril est de trouver un local le plus rapidement possible.
Après le discours d'ouverture, la lettre du Consul Général de Genève, invité d'honneur, mais absent pour obligation professionnelle et représenté par la chancelière Helena Sereno a eu un large accueil après de l’assistance. Dans sa lettre le consul a salué les initiatives de l’association 25 avril qui reflètent l'esprit de liberté et de défense des valeurs civiques issues du mouvement de la Révolution .
Le rendez-vous est déjà pris pour 2012.

Photos et texte: Gabriela De Albuquerque

Unknown.png(*)Gabriela De Albuquerque en quelques lignes:
Née en Angola il y a 44 ans, Gabriela De Albuquerque est Portugaise. Passionnée par l’information, elle est diplômée de l’Ecole de Journalisme et Communication de Portalegre, cette ville portugaise magnifique, comme une terrasse sur l’Alentejo.
Gabriela aime lire, écrire, cuisiner, se promener. Elle nous propose un rendez-vous hebdomadaire. Elle a rencontré des Portugais de Genève. Ils ont accepté de se confier, de parler de leur vie, de leurs passions, de leurs liens avec le pays natal. Ils couvrent tous les milieux sociaux et professionnels. Ce sont des tranches de vie que Gabriela nous raconte. A déguster avec passion !

 

Et demain est un autre jour!

16:42 Écrit par Haykel dans Portugal-Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la fête des œillets 2011 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

27/04/2011

Révolution des œillets: Une révolution pacifique

Il y a 37 ans la révolution des œillets au Portugal a marqué les esprits. Le 25 avril tous les portugais ont commémoré cet anniversaire qui a mis fin à la dictature. Seconde contribution de Gabriela De Albuquerque (*) pour PLANETE PHOTOS après le portrait de João Roque, Directeur commercial chez la compagnie TAP Portugal. Et c'est l'occasion de rappeler que ce samedi 30 avril aura lieu à l'Université Ouvrière de Genève (UOG) un ensemble d'activités artistiques à partir de 13h00 (voir le programme en bas de cette note).

Revolução dos Cravos : Uma Revolução pacífica

puto.jpgHá trinta e sete anos atrás, na véspera do 25 de Abril, Portugal era um país fora do tempo.  Último império colonial do mundo ocidental, enfrentava uma guerra em três colónias africanas, fortemente  apoiadas por Cuba e pela Rússia, fazia face a repetidas condenações nas Nações Unidas e perdia rapidamente o apoio dos seus aliados.
Para os jovens de hoje, é difícil imaginar como era viver num país assim, onde raras eram as familías que não tinham alguém a combater em África, o serviço militar durava quatro anos, a expressão pública de opiniões contra o regime eram crime, os partidos políticos eram clandestinos, os líderes da oposição exilados. O direito à greve era interdito, a vida cultural estava sujeita ao apertado crivo da censura e as injustiças sociais proliferavam. A repressão fazia-se sentir, principalmente, na classe operária, mas o fascismo não conseguiu calar a voz dos trabalhadores. As greves surgiram em todos os sectores : transportes, pescas, indústria, agricultura e foram a força motriz do processo revolucionário.  Pequenas lutas e greves no sector agrícola, principalmente no Alentejo e Ribatejo, começaram a desferir golpes repetidos no até então inabalável regime fascista.
A classe operária formou a primeira frente de luta. A segunda, foi o crescente movimento democrático, a terceira frente popular contra a ditadura foi o movimento juvenil, com um papel de destaque. A quarta grande frente, foi o movimento das classes sociais. Em todos os sectores da vida social, o povo português passou à ofensiva contra a exploração e opressão fascista, lutando pela liberdade e pela solução dos seus problemas vitais.
A situação intensificou-se com o surgimento de movimentos pró-libertação da Guiné-Bissau, Moçambique e Angola, movimentos esses, que obtiveram êxitos relevantes na luta armada. O movimento contra a guerra colonial tornou-se num dos centros de maior descontentamento, adquirindo uma importância vital no desfecho da luta contra a ditadura.
cravos.jpgCrescendo rapidamente e de várias formas, a luta teve três frentes : ação política ; resistência dentro das forças armadas e resistência contra o aparelho colonialista. A guerra colonial portuguesa registou um número de desertores e refratários, até hoje inigualado . Grande parte dos emigrantes da época eram jovens fugindo ao serviço militar e à guerra. É nesse ambiente que dentro das forças armadas, surge o ‘movimento dos capitães’, tornando os principais apoiantes do fascismo em apoiantes incertos e cada vez mais condicionados. A crise interna em que o país se encontrava e os crescentes movimentos populares indicavam que seria impossível contornar uma situação revolucionária. Ao levantamento militar, seguiu-se o levantamento popular. Na noite de 24 para 25 de Abril, num subtil sinal programado, a extinta Rádio Popular transmite a censurada canção de Zeca Afonso, « Grândola, Vila Morena » dando início ao golpe militar que transforma completamente o país. O povo apareceu em massa,  poderoso, a acarinhar e a apoiar os seus militares, fundindo-se na mesma  aspiração, na mesma luta, no mesmo combate. Em 24 horas de revolução terminam os quarenta e oito anos de ditadura ; a Revolução Portuguesa surpreende e admira a Europa e o mundo.
A  festa da comemoração da queda do regime imposto por Salazar, foi, certamente, a mais linda festa política da História de Portugal ! O povo chorava, sorria, cantava e dançava, jubilante. Sem medo das armas, abraçavam os jovens soldados, enfeitando os seus fuzis com os cravos vermelhos, que simbolizavam o sangue dos combatentes mortos nas guerras coloniais. E assim pela mão do povo, a revolução ganhou nome : Revolução dos Cravos.

Gabriela De Albuquerque (*) pour PLANETE PHOTOS


============================================================================================
Version en français

Révolution des oeillets: Une révolution pacifique

© Jürgen Priewe - Fotolia.com.jpgTrente-sept ans auparavant, la veille du 25 avril, le Portugal était un pays en dehors du temps. Dernier empire colonial dans le monde occidental il fait face à une guerre dans trois colonies africaines, fortement soutenu par Cuba et la Russie. Sujet de condamnations répétées de l'Organisation des Nations Unies il a rapidement perdu le soutien de ses alliés.

Pour les jeunes d'aujourd'hui, c’est difficile d'imaginer ce passé. A cette époque le service militaire durait quatre ans, la liberté d’expression n’avait pas sa place, les partis politiques considérés comme illégaux, les opposants étaient contraints à l’exil, le droit à la grève était interdit, la vie culturelle soumise à un contrôle serré de la censure et les injustices sociales se sont multipliées. La répression s'est surtout fait sentir dans la classe ouvrière, mais le fascisme ne pouvait pas faire taire la voix des travailleurs.
Les grèves illégales apparaissent dans tous les secteurs: transports, pêche, industrie…et agriculture constituant une force motrice du processus révolutionnaire. Petites luttes et des grèves dans le secteur agricole, principalement dans l'Alentejo et de Ribatejo ont commencé à frapper des coups répétés sur le régime fasciste jusque-là inébranlable.
© Hunta - Fotolia.com.jpgLa classe ouvrière formée le premier front. Le deuxième a été la monté du mouvement démocratique, le troisième front populaire contre la dictature a été le mouvement de la jeunesse, avec un rôle de premier plan. Le quatrième front majeur a été le mouvement des classes sociales. Dans tous les secteurs de la vie sociale, le peuple portugais passe à l'offensive contre l'exploitation et l'oppression fasciste, une lutte pour la liberté et pour trouver la solution aux problèmes vitaux.
La situation intensifiée avec l'émergence des mouvements pro-libération en Guinée-Bissau, le Mozambique et l'Angola ont acquis un succès pertinent dans la lutte armée. Ce mouvement contre la guerre coloniale devient l'un des plus grands centres du mécontentement contre la dictature.
Une évolution rapide et à bien des égards, la lutte avait trois fronts: l'action politique, la résistance au sein des forces armées et la lute contre l'appareil colonial. La guerre coloniale portugaise a engendré un certain nombre de déserteurs et de réfractaires à ce jour inégalé.
La plupart du temps c’étaient des jeunes émigrants échappés du service militaire et de la guerre. C'est dans ce contexte que, dans les forces armées emergea le   «mouvement des capitaines »...
La crise interne que le pays traverse et les mouvements populaires ont alimenté une situation révolutionnaire. Le soulèvement militaire a été suivi par la population.
© Stephen Finn - Fotolia.com.jpgDans la nuit du 24 au 25 avril de 1974, dans un signal subtil programmé, la défunte Radio Popular transmet la chanson censuré de Zeca Afonso, "Grandôla, Vila Morena",  et c’est le début d’un coup d'Etat militaire qui a transformé le pays complètement. Des milliers de personnes sont descendus dans la rue en masse pour  encourager et soutenir l'armée. Les 24 heures de la révolution succédent aux quarante-huit ans de dictature. La Révolution Portugaise surprend et émerveille l’Europe et le monde.
La fête de la commémoration de la chute du régime imposé par Salazar, a été certainement la partie la plus belle de l'histoire politique du Portugal! Plusieurs parmi l’assistance ont pleuré, rit, chanté et dansé avec jubilation. D’autres ont embrassé les jeunes soldats insurgés qui ont mis sur le canon de leur fusil un œillet symbole du sang des combattants tués dans les guerres d’outre-mer d’où le nom de cette révolution qui n’a fait que 6 victimes.

Gabriela De Albuquerque (*) pour PLANETE PHOTOS

Illustrations de la partie en Français:

1:© Jürgen Priewe - Fotolia.com

2: © Hunta - Fotolia.com

3:© Stephen Finn - Fotolia.com

Unknown.png(*)Gabriela De Albuquerque en quelques lignes:
Née en Angola il y a 44 ans, Gabriela De Albuquerque est Portugaise. Passionnée par l’information, elle est diplômée de l’Ecole de Journalisme et Communication de Portalegre, cette ville portugaise magnifique, comme une terrasse sur l’Alentejo.
Gabriela aime lire, écrire, cuisiner, se promener. Elle nous propose un rendez-vous hebdomadaire. Elle a rencontré des Portugais de Genève. Ils ont accepté de se confier, de parler de leur vie, de leurs passions, de leurs liens avec le pays natal. Ils couvrent tous les milieux sociaux et professionnels. Ce sont des tranches de vie que Gabriela nous raconte. A déguster avec passion !

 

1124917121.jpg
Et demain est un autre jour!

22:11 Écrit par Haykel dans Portugal-Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gabriela de albuquerque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook