28.11.2010
Le silence, je t’aime moi non plus!
Il y a de quoi être interloqué. Dans plusieurs endroits le silence est imposé. Hôpital, train, cinéma, théâtre, bibliothèque... Des écriteaux viennent même rappeler les étourdis leur devoir à respecter le mutisme le plus complet. Muet comme une carpe pour mieux apprécier le son, l’image, l’art, le transport en commun...et le respect aux malades... Jamais je n’ai vu une pancarte indiquer le contraire. “Ici, défense d’honorer le silence!” “Le bavardage est une obligation”.
Face à la pollution sonore qui nous entoure force est de constater que quand le bruit se fait rare, le silence se remarque à coup sûr. Vous savez l’histoire du vide qui impressionne, de l’être qui vous manque, du repos du guerrier après la bataille... J’habite et je travaille dans un quartier fâché avec le mot silence. Les décibels battent tous les records du lundi au vendredi après-midi, 24h00 sur 24. Du vendredi soir au dimanche soir j’ai rendez-vous avec le silence. Une escapade chaque week-end au valais pour me ressourcer. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition. Pas de Klaxons, seul le bruit des cloches des vaches et le gazouillis des oiseaux rompent de temps en temps la quiétude des lieux. Un natel qui sonne est c’est la honte chez ce relais de silence. Un jour plus tard le citadin prend le dessus sur le villageois de transit. Le bruit me manque et le silence m’étourdit. J’ai trop été exposé au vacarme de la ville comme si j’ai reçu une dose de radiation contre le silence. Et me revoilà sur le chemin du retour ravi de retrouver le tumulte de ma ville. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition...jusqu’à vendredi après-midi...
(photo: Haykel)
Texte paru ce jour dans le Blog collectif. Pour lire les contributions de Jean-Marie Gumy, Robert Conrad, Luzia, John Goetelen, Danièle Bianchi et Djemâa Chraiti cliquez ici
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18.11.2010
Le prix du meilleur lecteur
Comme toute peine mérite salaire, toute distinction aboutit forcement à un prix. Qu’il soit symbolique ou concret, le prix qui récompense le plus valeureux, c’est ainsi qu’on doit le prendre ne remporte pas toujours l’adhésion totale. Dans le sport en général il y a le score qui départage les joueurs alors que dans d’autres domaines c’est l’appréciation personnelle qui fait foi. Les miss, les écrivains, les cinéastes, les musiciens et j’en passe en savent quelque chose. Cette entrée en matière est un prélude pour parler d’un lecteur assidu qui mérite un prix. Anonyme parmi les anonymes mais qui a un visage. Je le rencontre souvent dans les bistrots de quartier, ceux qui ont gardé une âme et qui favorisent par leur ambiance la lecture et l’écriture, des lieux qu’affectionne feu Georges Haldas. Je me débrouille pour m’assoir à côté de lui sans toute fois déranger le cérémonial qu’il se livre à chaque occasion. Son histoire m’intrigue et je n’ose pas le faire sortir de son monde...pour mieux le connaître. Jamais plus de deux mots échangés avec le serveur. “Une limonade” et “encaissez”!
Des écouteurs dans les oreilles, il commence par lire un journal puis sort un premier livre, un deuxième et enfin un troisième. Jamais les mêmes. Il se déplace avec un sac à dos ou un grand sac. Il détache l’étiquette du prix sur les livres, c’est une manie et commence religieusement sa lecture. Il souligne méticuleusement certains passages au stylo, revient en arrière pour mieux avancer. Abandonne le premier livre et entame le second et le scénario se renouvelle avec le troisième. Deux heures après il prend ses affaires et quitte les lieux pour aller jouer la même partition ailleurs. Comment je le sais? Le hasard de mes pérégrinations nocturnes m’a mis devant ce personnage deux fois de suite la même soirée.
A cet inconnu au visage connu je décerne le prix du lecteur assidu. Ne pouvant le récompenser concrètement je me contente de lui octroyer le prix symboliquement. Si vous le rencontrez ne lui dites rien. Observez-le et laissez-le dans son monde!
(Photos: Haykel)
Texte paru dans le blog collectif du 21 novembre. Pour lire les contributions de Jean-Marie Gumy, Robert Conrad, John Goetelen et Djemâa Chraiti cliquez ici
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17.11.2010
La météo...de l'imprévisible
C’est fou l’importance qu’on accorde à la météo. Je comprends qu’un pêcheur ou qu’un agriculteur puissent s’intéresser aux conditions météorologiques. Pareil aussi pour les pilotes et bien d’autres professions où la sécurité est tributaire du temps qu’il fait ou qu’il fera. Certains ne sortent pas de la maison sans lire leur horoscope et d’autres sans consulter religieusement les prévisions météo. Je ne sais pas s’il y a des statistiques pour montrer la crédibilité des prévisions de dame nature. Si on prend le cas particulier de Genève, bon nombre de fois Monsieur ou Madame météo botte en touche pas par incompétence mais pour confirmer que la météo n’est pas une science exacte et que l’étude des phénomènes atmosphériques a ses limites. Combien de fois on nous dit de sortir couvert parce que le temps va se gâter à cause d’une forte perturbation venant du nord après avoir traversé le sud, l'est et l'ouest. Et c’est un temps estival qui prend ses quartiers. Demain, n’oubliez pas d’emporter avec vous votre parapluie. Pour rien, pas une seule goutte venant des cieux! On a beau implorer le ciel pour savoir quel habit mettre pour demain ou pour planifier un pique-nique le week-end, mais rien n’y fait, les caprices du temps sont aussi imprévisibles que la nature humaine aussi impénétrables que le secret divin!
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07.11.2010
Les langues
Les langues et les voyages
Les voyages forment la jeunesse et les langues l’esprit. Les langues étrangères qu’on pratique pour approfondir ses connaissances, aller vers l’autre, nous facilitent la vie et nous font gagner un temps précieux. Parler la langue d’un pays qu’on visite nous protège de l’arnaque, nous évite les coups tordus et nous préserve du ridicule. Rappelez-vous c’est encore tout chaud ce couple européen qui s’est fait traiter de porc et d’infidèle pendant une prière nuptiale aux Maldives.
Un ami voyagiste m’a confié et surtout confirmé l’effet des langues sur les voyages. Bon nombre de ses clients refusent et s’obstinent à visiter un pays dont ils ne partagent pas la langue réduisant ainsi leur champ de découverte. Faut-il apprendre le mandarin pour apprécier la Chine, l’arabe pour acheter un tapis dans un souk, le hongrois pour soigner sa dentition à moindre frais, l’anglais pour flamber dans un casino à Las Vegas, l’espagnol pour manger une paella à Madrid, l’italien pour se plonger dans l’ambiance cinématographique de la Mostra de Venise...? Non, dans les voyages mis à part le charme du décalage des mentalités on a souvent recours à la langue universelle de la débrouillardise, une compilation de plusieurs mots pour dire la même chose et un concentré de nos expériences pour trouver la bonne parade. Voyager avec un bagage de langues n’est jamais un excédent ni un luxe c’est utile mais en être dépourvu n’a jamais été un grand handicap. Qu’est-ce qu’on risque dans un pays étranger à notre langue, de manger une viande bien cuite alors qu’on a cru avoir fait comprendre lors de la commande qu’on la préfère à point? Ou encore de s’être inscrit dans une excursion d’une heure qui en réalité dure une journée. Le risque du malentendu est minime par rapport au bénéfice indéniable du voyage. L’avantage de maitriser les langues reste quand même un apport positif pour une meilleure communication!
(illustration: © Delphimages - Fotolia.com)
Texte paru le 7 novembre sur le blog collectif. Pour lire les contributions de Robert Conrad, Jean-Marie Gumy, Djemâa Chraiti et John Goetelen cliquez ici
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01.11.2010
Les retrouvailles
...en virtuel!
A 2 ans de la retraite il se souvient et me raconte son histoire entre 2 bières et quelques cacahuètes. Il l’a raconté à tous les habitués du bistro, ce soir c’est mon tour. Le clin d’œil complice de la serveuse dénonce un récit sans faille, répétitif, convenu mais sincère d’un homme blessé. On n’oublie jamais son premier amour me répète-t-il. J’utilise le JE pour parler de son histoire et je me réserve le droit de retrouver mon rôle de narrateur pour l’équilibre de mon récit ou plutôt le sien.
Je l’ai rencontré il y a 44 ans, à l’époque de mon insouciante jeunesse. Elle avait trois ans de moins que moi mais la différence des années est largement compensée par une maturité hors pair. C’est un amour de vacances qu’on a pu prolonger malgré l’éloignement pendant quelques mois magiques. 403 km séparent nos deux villes un équivalent de Genève-Paris en vol d’oiseau et si tu n’es pas le genre à avaler les kilomètres en ligne droite le chemin le plus court en train se fait de nos jours en trois heures et quelques minutes. Mais à l’heure où mon histoire d’amour a pris ses quartiers entre deux pays le train à grande vitesse n’était qu’un projet en devenir. Plusieurs fois nous nous sommes rencontrés, nous nous sommes baladés la main dans la main, nous nous sommes embrassés tendrement et platoniquement et nous nous sommes promis monts et merveilles jusqu’à la fin de nos jours. Des promesses gravées sur la pierre mais effacées par la première tempête de la vie. De retour sur terre et aidé par l’éloignement notre idylle s’est diluée dans le quotidien pour disparaître à mon grand regret. On s’est quittés sur un malentendu, une petite jalousie déplacée, une querelle d’amoureux qui m’a empêché de dormir des nuits durant.
Mademoiselle, 2 bières, c’est encore ma tournée! Et avec une étincelle dans les yeux il poursuit son récit. Après l’avoir perdu de vue depuis une quarantaine d’années je l’ai retrouvée il y a 3 ans, 2 mois et 4 jours...Un soir après une énième virée bien arrosée, j’ai eu une illumination que j’ai mis en pratique le lendemain. Je me suis souvenu de son nom et de son prénom et internet s’est chargé du reste. En 2 clics et 3 déplacements de souris j’ai créé un profil sur Facebook pour communiquer avec la belle. Elle s’est mariée, elle n’a pas d’enfants, elle a gardé son nom de jeune fille et travaille comme juriste. Elle est heureuse et pense souvent à moi. Le remord en quelque sorte d’avoir abandonné la partie à la première turbulence. Depuis 3 ans, 2 mois et maintenant 5 jours vue qu'on a dépassé minuit, je ne fais que repousser les retrouvailles. On n’oublie jamais son premier amour. Mais le désert affectif de mon célibat durant toutes ces années perdues dans les bistrots à chercher à noyer le chagrin d’un amour de vacances a pris le dessus sur mon être et je refuse pour l’instant à retrouver l’être cher. Je me contente des retrouvailles...virtuelles via internet en attendant de vaincre ma peur...Excusez-moi messieurs je dois encaisser, clôturer ma caisse, passer l’aspirateur...et demain est un autre jour!
(illustration 1: © hachass - Fotolia.com)
(illustration 2: © thomaspajot79 - Fotolia.com)
Déjà publié dans le blog collectif du 30 octobre. Pour lire les autres notes, c'est ici
Et demain est un autre jour!
01:52 Ecrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Genève, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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27.07.2010
Le rire
C’est bon pour le moral
Dorénavant pour rire on est obligé de consulter. Je ne plaisante pas, c’est une évidence. Le rire est devenu une denrée rare. Bientôt des praticiens vont se spécialiser dans l’art d’entretenir le zygoma. On transcrira des doses de bonne humeur pour le bien être de l’humanité! Les cas les plus graves seront internés dans des cliniques spécialisées, perfusés aux blagues et soignés aux bêtisiers.
Combien d’entre-nous assistent aux spectacles donnés par les humoristes, vont voir des comédies au cinéma et lisent de la littérature appropriée histoire de faire le plein d’humour pour notre équilibre? ça remplit des salles et ça rapporte de l’argent. La crise qui est passée par là nous a fait même perdre le sourire et le rire spontané. Mais elle a fait prospérer les affaires des humoristes, je parle de nombreux spectacles qui jalonnent l’année culturelle et de la littérature qui puise indéfiniment dans les blagues en tout genre.
“Nous sommes ici-bas pour rire. Nous ne le pourrons plus au purgatoire ou en enfer. Et, au paradis, ce ne serait pas convenable” dixit Jules Renard. Et si nous faisons de cette citation un principe de vie? Brandissons comme un étendard pour mieux vivre ensemble les verbes suivants: rigoler, plaisanter, blaguer, délirer, se marrer, sourire, rire...propager la joie de vivre!
Et pour terminer en bonne compagnie citons Alphonse Allais, grand spécialiste de la métaphore et de l’absurde dont les textes font la part belle à la bonne humeur: “Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression”. A votre santé!
Illustration: © kenjito - Fotolia.com
Texte paru dans le Blog collectif du 10 juillet dernier. A lire également sur le même lien les contributions de Djemâa Chraiti, Marie France de Meuron et Robert Conrad. Le prochain thème: "La rentrée", date de parution le 21 août 2010.
10:12 Ecrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Histoire, Société - People | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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28.01.2010
Bonjour Blondesen,
Quand un blogueur s’adresse à un autre blogueur de quoi parlent-ils? De blog pardi! Blondesen, on ne se connait pas, on n’a jamais été présenté, on ne s’est jamais croisé à travers les rues de notre grand village Genève mais à force de se lire mutuellement on est devenu familiers. Du moins c’est le
sentiment que j’ai envers toi. Je te remercie d’avoir déposé quelques commentaires savoureux sur mon blog. Je ne pense pas t’avoir rendu la monnaie de ta pièce, si je l’ai fait j’ai oublié. Etant moi-même abreuvé à l’école du cynisme j’avais renoncé à m’immiscer dans ton blog par peur du ridicule. Je n’ai pas ton insolence, surtout ton talent de “royal cadichon” et ton humour “Groucho-Marxiste”. Je ne sais pas si c’est politiquement correct ce que je viens de dire, mais je sais que tu t’en balances Monsieur “Jesaitoulogue autodiplômé” des choses de la vie. Tu sais Per, depuis un moment je t’ai placé sur mon blog dans ma colonne de droite sous la rubrique Amis. Tu ne l’as même pas remarqué, je parle au nom de la réciprocité. Chaque jour après avoir consulté mes statistiques et avant d’aller mémoriser le Jet d’eau je fais un crochet par ton blog histoire de vérifier si tu as honoré l’honneur de cette amitié Blogosphérique. Je suis un peu jaloux de voir Micheline, Stéphane et Salika placardés sur ton blog comme une sorte de tableau d’honneur, un hommage bien mérité pour leur générosité. Per tu as nommé Pascale pour mettre fin à ton blog. Cette Pascale-là doit être magnifiquement belle, superbement intelligente et féline pour que tu lui confies ton “login” et ton mot de passe ainsi que tes deux minettes. Attention à tes cartes de crédit. Je plaisante Pascale! Maintenant tu me donnes plus de travail. Dorénavant tous les jours après mes statistiques et avant mon Jet d’eau je dois vérifier si tu m’as rajouté sur la colonne de droite entre Micheline, Stéphane et Salika et si ton blog a survécu à cette mauvaise décision que tu veux nous infliger. Au fait, je n’arrête pas de te tutoyer comme si on se connaît depuis la nuit de la création des blogs. Je me sens proche de bon nombre de blogueurs même si avec certains je ne partage ni les opinions, ni les idées. Autour de la blogosphère il y a une certaine ambiance difficile à décrire mais qu’on peut cerner. Dans le désordre, il y a l’amitié virtuelle, le plaisir de partager, la générosité intellectuelle, la saine concurrence, l’autosatisfaction, la mise à nu continuelle...et au bout il y a surtout le côté HUMAIN qui nous unit.

Conseiller administratif responsable du Département de l'environnement urbain et de la sécurité entre autre chasseur d'affiches sauvages: en rapport avec cette rubrique, les liens suivants:Affiches sauvages, Genève, n'est pas une poubelle, Pierre Maudet, j'adore!, Maudet et Longchamps ouvrent le bal électorel, Sécu-municipaux-cop!, Maudet aux Pâquis!, Maudet promoteur de graffitis et Maudet-Moutinot le combat des titans


Aujourd’hui, j’ai pris une bonne partie de ma journée pour faire des photos de Genève. Voilà, Per à quoi ressemble notre ville le mercredi 27 janvier 2010. Dis-moi si tu as ratés quelque chose? Ou si tu as envie de voire un quartier particulier...Les photos ont été prises dans le désordre du côté de la gare Cornavin, les rues bases, Place de la Fusterie, la plaine de Plainpalais, autour de la rade, Parc des Bastions, Place Neuve, rue de Carouge, rue de la Servette, rue du Mont-Blanc...











































00:00 Ecrit par Haykel dans Amis - Amies, Blog, Genève, Histoire, Photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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