09.03.2012
HOMMAGE A LA FEMME... par Hafid Ouardiri
Sœur, mère, épouse et femme avant tout,
Le 8 mars t’es dédié.
C’est peu pour toi,
Car tous les jours et toutes les nuits sont à toi.
Je voudrai te dire beaucoup avec peu de mots.
Tu es celle par qui l’amour fleurit
Et de toi jaillit la vie.
Tu es par nature la Nature.
Tu es sensible, sensée, ingénue, sympathique
Et ta piété est radieuse,
Tu ne plais pas aux fanatiques.
Honte à ceux qui te séquestrent
Derrière leurs murs.
Dieu t’a créé libre,
T’entraver c’est Lui faire insulte et briser le primordial équilibre.
Tu es l’harmonie qui parfume notre souffle
Sans quoi il s’éteindrait dans le vide.
Tu es l’écrin de nos rêves les plus secrets
Et le miel de nos désirs mystiques les plus discrets.
Si parfois il t’arrive d’être perfide,
C’est à cause de la lâcheté de l’homme que je suis.
Oui, mon cœur saigne, il est meurtri,
Lorsque je te vois vendre ta précieuse chaire
A cette horde de vicieux qui font la queue sur les trottoirs
Exhibant leur vulgaire virilité,
Ils viennent cracher en toi leurs puantes glaires
Pour se satisfaire…
Ils piétinent ta dignité de sœur et de mère et de femme avant tout,
Pour gaver leurs égos
En criant à qui veut l’entendre,
Qu’hommes et femmes nous sommes égaux.
Abominable mensonge de ces machos.
Et que dire lorsque tu es suspendue vive
Aux crocs des « maquereaux »?
Dommage…
Au lieu de la tendresse,
Ils t’emprisonnent dans leurs mortelles détresses.
Femme,
Que serai-je sans toi?
Sinon une tache de sperme sèche
Sur le pantalon de mon honorable père.
Hafid Ouardiri A l’occasion de la Journée de la femme le 8 mars 2012
Illustration: © illustrez-vous - Fotolia.com
14:05 Ecrit par Haykel dans Femmes, Fête, Société - People | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : journée de la femme, hafid ouardiri |
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05.04.2011
Djemâa Chraiti, une tunisienne à l’honneur en Suisse

Djemâa Chraiti, blogueuse et écrivaine, fille du fellaga Lazhar Chraiti, vient de recevoir, à Genève, le prix “Femme exilée femme engagée”, décerné aux femmes militantes contre les injustices. Haykel Ezzeddine, Genève.
Depuis 2001, date de sa création, le prix “Femme exilée femme engagée” a récompensé 108 femmes pour leur courage, leur lutte contre les injustices et leur militantisme. Malgré leur exil, ces femmes se sont distinguées en aidant d’autres à faire entendre leur voix et en leur montrant le chemin à suivre. Genève, sait reconnaître la valeur de ses citoyennes qui s’engagent pour défendre l’égalité.
Comme on l’a déjà annoncé précédemment, la fille du valeureux fellaga Lazhar Chraiti, la blogueuse et écrivaine Djemâa Chraiti figure parmi les sept lauréates de l’édition 2011.
Vendredi 1er avril, à l’Université de Genève, dans une salle pleine, composée en majorité d’un public féminin, la Tuniso-Suisse, très émue, a reçu une statuette et un diplôme sous les applaudissements des présents, dont quelques députées et la maire de Genève, la socialiste Sandrine Salerno.
La mémoire des laissés-pour-compteKapitalis a posé à Djemâa Chraiti, qui milite également au sein d’Amnesty International, la question suivante: «Que vous procure cet honneur de la part de la Ville de Genève?» Voici sa réponse: «C’est une belle occasion de relayer, face aux projecteurs, des causes qui me tiennent à cœur, notamment celles des personnes sans statut légal, qui œuvrent auprès de nos personnes âgées et auprès de nos enfants, et qui sont devenues indispensables; ainsi que celle de tous les exilés qui, malgré les diplômes, malgré la langue apprise, et parfois malgré la nationalité suisse obtenue, n’ont encore jamais trouvé leur place dans cette société supposée traiter tout un chacun sur pied d’égalité. Le parcours des autres lauréates vaut aussi le détour, chacune d’entre elles mène un combat digne et courageux. Quant à moi, ériger ma statue me gêne, il est temps de disparaître des feux de la rampe pour continuer le travail de terrain et reprendre une plume délaissée depuis quelques jours. Au-delà de la révolution tunisienne et des espoirs qu’elle a engendrés, malgré le chantier en cours, ce fut aussi le bon moment de rappeler que nous avons quitté la Tunisie suite à des circonstances dramatiques et que nous continuons de lutter pour un devoir qui nous incombe à tous, celui d’enterrer dignement nos morts et de respecter la mémoire de nos laissés-pour-compte qui sont encore dans une fosse commune dans une Tunisie du XXIe siècle».
Djemâ Chraiti fait ici allusion, on l’a compris, à tous les martyrs de la Tunisie, mais aussi, et surtout, à son propre père, Lazhar Chraïti, condamné à mort et exécuté, puis enterré dans une fosse commune, ce qui empêche ses fils et filles, devenus des hommes et des femmes adultes, de faire leur deuil et d’aller fleurir sa tombe… qui n’existe pas.
Lire aussi:
Tunisie. La fille de Lazhar Chraiti récompensée à Genève
Article paru sur Kapitalis le 5 avril 2011
09:35 Ecrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Femmes, Genève, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : djemâa chraïti |
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18.02.2010
La cheffe de la Confédération...est un dauphin!
Aujourd’hui dans l’unique quotidien gratuit que connaît la Romandie et qui se lit en moins de 20 minutes notre sémillante Présidente fait une Une très remarquée. Le titre: “J’aurais voulu être un dauphin”. ça sonne comme une chanson de Balavoine! A part que d'autres artistes de la politique auraient chanté à la place “Si j’étais Président de la république...” Mais tous ne s’appellent pas Doris Leuthard, l’égérie des agriculteurs suisses, celle qui a essuyé courageusement un lancer de bottes! Bush fils a attendu d’être Président doublement réélu pour entrer dans la légende de “l’esquiveur” number one de chaussures de fabrication turque lancées par un journaliste irakien. Leuthard l’a vécu avant son intronisation...grâce aux agriculteurs de la confédération. Pour l’anecdote on ne connaît pas l’origine du fabricant qui chausse nos paysans. Que va-t-on lui lancer maintenant des fleurs, des avocats pour animaux, ou des filets de pêche made in Japon qui attrapent exprès des dauphins?
Déjà dans une précédente interview au Matin le 5 février dernier notre Présidente tout sourire déclarait: “C’est génial d’être cheffe!” Quelques jours plus tard elle aurait voulu être un dauphin. Khadafi ricane dans son désert. Et se réjouit d’avance de continuer de jouer les requins face au nouveau dauphin qui préside à la destinée de la confédération.


Conseiller administratif responsable du Département de l'environnement urbain et de la sécurité entre autre chasseur d'affiches sauvages: en rapport avec cette rubrique, les liens suivants:Affiches sauvages, Genève, n'est pas une poubelle, Pierre Maudet, j'adore!, Maudet et Longchamps ouvrent le bal électorel, Sécu-municipaux-cop!, Maudet aux Pâquis!, Maudet promoteur de graffitis et Maudet-Moutinot le combat des titans










23:31 Ecrit par Haykel dans Femmes, genève,les rues de genève, Humour, Photos, Politique, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : doris leuthard, 20 minutes, le matin |
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14.02.2010
La Saint-Valentin en quatre photos
Nouvelle mise à jour avec plus de photos
Le point de départ une photo prise au mois de septembre 2007 à Dubrovnik. J’aime la rue et j’affectionne les scènes du quotidien. Cent pour cent naturel. Je me suis posé en face d’un vendeur de glaces et j’ai mitraillé sans discernement. Le résultat, un paquet de photos à déguster comme une glace un jour de canicule! Il y avait de tout. Des photos sensuelles, d’autres ordinaires, d’autres encore intrigantes...des moments exquis, du bonheur dans l’air. La glace, c’est alléchant comme sujet photographique. De retour à Genève j’ai visionné à la chaîne les centaines de photos de mon voyage. J’en ai balancé presque la totalité dans la corbeille de ma pomme (oui j’utilise un apple) gardant uniquement les plus significatives à mes yeux. Cette photo qui représente un couple entrain de partager une glace est restée un moment comme papier peint de mon bureau, vous savez l’illustration qu’on choisit comme décoration sur son MAC ou PC. Ce couple je ne le connais point. C’est le hasard conjugué à la pression sur le déclencheur de mon réflexe, ma présence et la leur au beau moment et la magie reproductrice pour l’éternité en millions de pixels.
En ce jour de fête des amoureux j’ai sorti cette photo de l’oubli et je questionne la mémoire. Que peuvent se dire ce couple à Saint-Valentin? Je choisis quelques mots: “Je suis rien sans toi”, “je t’adore”, “Je suis tout à toi”, “Je t’aime”...”Tu es ma glace”...”Mon soleil”.........”MA VIE”... C’est à peu prêt ce qu’ils doivent se dire normalement avec des variantes qui correspondent à leur langue et à leur vécu. Dopé par Cupidon ce cliché qui représente le bonheur m’a incité à chercher d’autres moments de félicité dans mon album et je suis tombé sur d’autres photos. La première représente mes parents, la deuxième mon oncle et la dernière mon frère. Tous ils sont unanimes: ils s’aiment et n’accordent aucune importance à cette fête commerciale au nom d’un saint.












Conseiller administratif responsable du Département de l'environnement urbain et de la sécurité entre autre chasseur d'affiches sauvages: en rapport avec cette rubrique, les liens suivants:Affiches sauvages, Genève, n'est pas une poubelle, Pierre Maudet, j'adore!, Maudet et Longchamps ouvrent le bal électorel, Sécu-municipaux-cop!, Maudet aux Pâquis!, Maudet promoteur de graffitis et Maudet-Moutinot le combat des titans



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| Tags : saint-valentin, la fête des amoureux |
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09.12.2009
Digression
Premier acte: un dîner en tête à tête avec ma grosse tête. Le décor: un bistrot de quartier du côté de la gare avec des tables carrées, du 40 x 40 cm, des tables à la chaîne. Moyenne d’âge: Age d’or. Le voisin est presque sur les genoux. Pas d’intimité et avec toute la volonté du monde même avec la plus belle littérature entre les mains, les oreilles captent malgré elles les discutions à droite et à gauche. Premier dialogue avec une dame distinguée la soixantaine admirablement portée, une jolie blonde qui a fait certainement ravage dans une vie antérieure. Elle drague le serveur, un jeune brésilien à la peau blanche. Il m’explique plus tard qu’elle vient tous les mercredis sur son lieu de travail et tous les dimanches “là où il fait ses extras” en jouant d’un instrument de musique dans un bar branché brésilien sur la rive gauche. En partant, elle lui lance “tu veux pas venir chez moi ce soir”? Deux fois par semaines il entend cette proposition qu’il trouve indécente vu l’âge de la dame. Mais il joue le jeu et lui répond deux fois par semaine: “Pas ce soir”.
Deuxième acte: deux dames âgées apparemment amies depuis plus de trente ans partagent leurs souvenirs et évoquent leurs défunts maris. Leur vie est d’un vide sidéral mais elles tiennent le coup. Plutôt une plus que l’autre. Son mari faisait tout. Il était très aimable, donnait de sa personne et gérait tout... De la gestion de la poubelle jusqu’au paiement des factures. Maintenant elle doit réapprendre à vivre toute seule et c’est très contraignant. Elle a les larmes aux yeux et la voix devient presque inaudible. Deux verres de rouge plus tard et beaucoup de réconforts la voilà maintenant entrain de parler de son assurance maladie. Elle paye presque 1000.- par mois mais à son âge elle ne veut pas changer d’assureur, souvenez-vous son époux qui faisait tout n’est plus de ce monde. Son interlocutrice a d’autres soucis. Elle doit passer une visite médicale tous les deux ans pour garder son permis de conduire. Elle n’a plus le courage, l’envie et la force de revoir une blouse blanche pour continuer à conduire ses quatre roues. Elle a encore une année avant de revoir le médecin pour obtenir l’autorisation. Mais vu que ses réflexes lui jouent des mauvais tours, elle ne pense pas se présenter l’année prochaine à la visite obligatoire. Genève côté bistrot deuxième mercredi du mois de décembre.
Troisième acte: en consultant le site de TDG une publicité attire mon attention:”Nous vous assurons le sommeil d’un SULTAN” par une grande chaîne d’ameublement suédois. Voilà qui tombe à pic moi qui cherche à aller dans les bras de Morphée après ce dîner spectacle du troisième âge. En fait, c’est quoi le sommeil d’un SULTAN? Je cherche une chute à ma note. Maintenant que les minarets sont à la mode, tout ce qui concerne les musulmans est bon à prendre même le sommeil.
Communiqué:
Célébration du 10ème anniversaire de l'Appel Spirituel de Genève
Samedi 19 décembre 2009 de 18h00 à 19h00 au Temple de la Fusterie
C'est en 1999 que, pour la première fois, le texte de l'Appel Spirituel de Genève a retenti dans la cathédrale Saint-Pierre.
Signé par des membres de différentes religions ainsi que des membres de la société civile, des organisations internationales et des décideurs
politiques; il veut promouvoir la tolérance, le respect, la dignité, la solidarité entre les êtres humains, quelques soient leurs croyances. Il appelle les dirigeants du monde à ne pas user de leur pouvoir politique, économique ou militaire, ni à se référer à une quelconque force religieuse ou spirituelle pour justifier la violence, la discrimination, le racisme ou l'exclusion.
Une cérémonie aura lieu le samedi 19 décembre à 18h00 au Temple de la Fusterie (place de la Fusterie à Genève) sur le thème « solidaires contre les peurs ».
Mesdames Ruth Dreyfus, Martine Brunschwig-Graf, Sandrine Salerno et Monsieur David Hiler seront présents et on y lira plusieurs messages de personnalités connues.
L'artiste Shermin Movaffaghi interprétera des morceaux de musique soufie persane, la chorale du GIL, la soprano Margot Leboyer et le trio a capella « Sky » accompagneront la cérémonie interreligieuse de leurs musiques.
L'entrée est libre, une quête en faveur de l'Appel Spirituel de Genève sera faite à la sortie.
www.aasg.ch
23:40 Ecrit par Haykel dans Femmes, Genève, Loisirs, Société - People | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : restaurant, pulicité, genève, l'âge d'or, célébration du 10ème anniversaire de l'appel spirituel de genève |
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21.10.2009
Mon invitée: Salika Wenger et les minarets
On ne présente plus Salika Wenger. Son nom est intimement lié à une certaine gauche, une gauche cynique. Madame Wenger est une personne délicieuse qui a son franc parlé. Elle ne laisse personne indifférent. Elle dérange. C’est un tempérament. Un caractère, bien trempé. Elle agace certains et emballe d’autres. Comme Pierre Vanek, elle ne va pas aimer cette comparaison, c’est un personnage incontournable de la gauche plurielle. Une gauche radicale qui se démarque de ses concurrents-voisins par son positionnement à l’extrême de l’échiquier politique. Je me suis adressé à deux reprises à la Présidente de l’Association Suisse contre les intégrismes. Et deux fois elle a eu la gentillesse de me répondre. Qu’elle soit ici remerciée. Voilà ce que Madame Wenger pense de l’initiative anti-minarets.
“Cette initiative est un cheval de Troie. Sur les 300 000 musulmans qui vivent en Suisse seulement 10% sont chiites et les minarets les concernent beaucoup plus que les sunites qui n’ont besoin ni de minarets, ni d’imam pour s’adresser à leur Dieu.
De quoi parle-t-on, de l’Islam? J’en doute car dans les représentations ce sont les arabes qui sont visés. Il semble que l’UDC ait encore beaucoup à apprendre de l’Islam. Par exemple que les 2 tiers de musulmans sont sur le continent asiatique et que les arabes représentent une minorité dans l’Islam.
Cette initiative est une initiative xénophobe qui ne veut pas dire son nom et qui fait un amalgame navrant entre arabes, musulmans et terroristes. Quant à la prétendue défense des droits des femmes, laissons aux femmes musulmanes le droit de trouver leur liberté comme bon leur semble et ce n’est pas des rétrogrades comme l’UDC qui ont des leçons de démocratie à leur donner.”
Le blog de Salika Wenger: “Le grand collisionneur d’idées”
Pour comprendre ma démarche à lire ma précédente note “Qui a peur des minarets?”
Prochains invités de PLANETE PHOTOS: M. Ali Benouari et Hafid Ouardiri qui ont déjà envoyé leur contribution au sujet de l’initiative anti-minarets. M. Ueli Leuenberger m’a promis une réponse. En attendant que les sept autres politiciens à qui je me suis adressé nous donnent leur position et leur réflexion sur le sujet.


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| Tags : salika wenger, ali benouari, hafid ouardiri, ueli leuenberger |
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18.10.2009
Une longue interview avec Valérie Garbani
En exclusivité pour PLANETE PHOTOS, encore une, j’ai pu interviewer en rêve la nouvelle recrue de la ville de Genève, la bien nommée confédérée Valérie Garbani. Socialiste dans l’âme, grande buveuse devant l’éternel, pardon devant ses altesses Bacchus et Dionysos, l’une des animatrices des Brèves de comptoir made in Neuchâtel. Il parait mais ça reste à prou
ver que la police de Neuch et l’exécutif de la même ville ont accueilli avec soulagement et beaucoup d’enthousiasme la nouvelle vie genevoise de la Garbani. Huit heures de travail plus 2 heures de transport on totalise 10h00 presque la moitié d’une journée si en plus on compte les heures sup et les embouteillages, au bénéfice du Canton de Neuchâtel et de sa police qui vont économiser en effort et en intervention en tout genre grâce à l’absence une mi-journée de l’avocate socialiste et sa présence l’autre mi-journée en terre genevoise. Des esclandres en moins ou du moins partagés. comme une fondue moitié-moitié et cela donne moitié Neuch moitié Genève. Chacun sa part de dérapage et la diva bouteille départagera la patience des 2 cantons.
J’ai rencontré notre nouvelle juriste qui s’occupera de la Gérance immobilière municipale dès le 1er décembre à l’heure du petit déjeuner pour les lèves tard à 10h00 dans un lieu gardé secret en vieille ville, un bistrot en face du Palais de la justice et de la Cave à vin qui porte le même nom. Ce n’est pas moi qui a choisi l’endroit de notre rencontre mais bon...C’est un détail!
Questions:
-Etes-vous à jeun?
Oui mais pas trop. Je carbure au café depuis 6h00 du matin. Ma tête commence à tourner. C’est le troisième pousse café après le café.
-Est-il vrai que vous avez rencontré Sandrine Salermo, la responsable du département des Finances et du Logement seulement à trois reprises?
Oui et à chaque rencontre on a fait la tournée des grands ducs jusqu’à l’aube, mais ça reste entre nous
-A Neuchâtel ou à Genève?
Je suis pour la paix des couples, si vous permettez je ne réponds pas à cette question.
-Certaines mauvaises langues parlent d’un éthylotest à la place de la signature sur la feuille de présence imposée sur votre contrat d’engagement
C’est vrai. A l’entrée je dois me soumettre à l’alcootest, mais à la sortie j’ai pu avoir une dérogation: aucun contrôle. Quand on passe toute sa journée à poursuivre les mauvais payeurs et gagner à tous les coups croyez-moi même l’Etat ferme les yeux et il a intérêt à engranger les bénéfices sans commentaire!
-Vous qui êtes habituée à l’Oeil de Perdrix de Neuchâtel, comment vous trouvez notre rosé?
Question déplacée. Je n’ai jamais dit que le rosé est une spécialité neuchâteloise. D’ailleurs qu’importe la couleur du flacon et l’origine de son canton, pourvu qu’il y’ ait une certaine allégresse. Entre nous, j’ai essayé quelques spécialités locales de Genève et je peux vous affirmer mais là couper votre dictaphone, je ne veux pas avoir des problèmes pour l’autre moitié de ma journée avec les bars nocturnes neuchâtelois que je fréquente, que plusieurs vins blancs, rouges et rosés de chez vous ont une constance, une texture, une robe, un bouquet, un parfum exceptionnel. Y’a pas besoin de boire un verre de vin accompagné par un verre d’eau pour atténuer le mal de tête du lendemain. Le Genevois tient bien la route et procure du plaisir. Mais attention à l’abus d’alcool. Oui il faut le rajouter, c’est bien pour la prévention. Pas plus tard qu’hier dans la cave du Palais de justice entre deux plaidoiries j’ai pu dénicher une caisse de Pinot noir et une de gris, une Aligoté, une Chardonnay et une Chasselas aux tiers du prix, crise oblige. Ils ont poussé la gentillesse jusqu’à me livrer gratuitement si je double ma commande. Tiens pourquoi pas, moi qui habite au 4ème étage d’un immeuble sans ascenseur? Piccoler un mois entier à moitié prix, beuveries soldées avant les soldes et de surcroît livrées gratuitement et directement du Palais de justice...
-Excusez-moi je dois vous interrompre pour vous poser d’autres questions sur votre engagement envers la ville et les priorités de votre programme
C’est simple, vous pouvez l’écrire en gras sur votre blog, je fais ici le serment de me fournir exclusivement en vin genevois pendant la journée et si vos marchands de vin poursuivent leur politique agressive de baisse de prix, j’y adhère corps et âmes et je change de fournisseur même pour mes nuits neuchâteloises. J’envisagerai même de déménager pour rester proche de mon fournisseur, je veux dire de mon travail, du Palais du justice et de sa cave.
Au passage d’un serveur Garbani me pose à son tour une question: c’est bientôt 10h30, l’heure de l’apéro, vous prenez quoi? Je lui réponds que c’est encore tôt pour moi. Et j’enchaîne:
-Avez vous testé nos boites de nuits?
Oui je me suis rendue dans 2 night-clubs toujours à côté du Palais de justice c’est horriblement cher Genève. Les pistes de danse sont magnifiques la musique aussi et le personnel est aux petits soins. En plus y a rien à casser dans ces boites...Tout est propre et des flics en civils sont partout, jusqu’à derrière le bar.
-Vous avez écopé d’une condamnation de 60 heures de travaux d’intérêt général, avez-vous purgé votre peine?
Non pas encore. Je suis en complet désaccord avec le juge. Moi j’aimerais accomplir ces 60 heures dans un centre d’intérêt pour les buveurs genre bar de nuit ou cabaret alors que le juge veut m’humilier en m’envoyant animer quelques soirées des alcooliques anonymes.
-Le mot de la fin:
Je trouve que j’ai assez payé pour ce que j’ai fait. J’ai perdu ma carrière politique et maintenant je dois accepter de vivre avec les délicieux genevois pendant la journée. Ce n’est pas facile, croyez-moi. A Genève, vous êtes moqueurs, l’esprit tordu, vous ne laissez rien passer, vous êtes tenaces, sans ouverture, trop guindés à la limite constipés. Un élu met de l’ambiance dans une boite de nuit et le lendemain toute la république s’émeuve!
Allez, c’est ma tournée!
Que Valérie Garbani me pardonne cette rencontre imaginaire. Je lui ai déjà consacré une note le 16 mars 2009: “Valérie Garbani, j’adore!” Je n’ai pas changé d’avis. Je l’adore toujours et je lui souhaite bonne chance dans cette nouvelle vie genevoise la journée et neuchâteloise la nuit tombée. A moins qu’elle déménage carrément à Genève. Je me réjouis d’avance de la rencontrer un jour dans un bistrot ou ailleurs pour une vraie interview ou pour boire avec elle le verre de l’amitié.
Contrairement à ce que vous pourrez penser, cette note n’est pas sponsorisée. Mais elle peut très bien prêter sujet à un sponsoring! Avis aux intéressés...



Conseiller administratif responsable du Département de l'environnement urbain et de la sécurité entre autre chasseur d'affiches sauvages: en rapport avec cette rubrique, les liens suivants:Affiches sauvages, Genève, n'est pas une poubelle, Pierre Maudet, j'adore!, Maudet et Longchamps ouvrent le bal électorel, Sécu-municipaux-cop!, Maudet aux Pâquis!, et Maudet promoteur de graffitis



































































































PLANETE PHOTOS inspire les jeunes. Je viens de recevoir par mail une contribution fort intéressante de la part du jeune Srilak Weerawardane, 19 ans détenteur d’une maturité Fédérale et actuellement en année sabbatique. Il a du talent et ses photos correspondent à l’esprit de ce blog. A vous de juger. Rappel, mon blog que je veux citoyen est ouvert à toutes les bonnes volontés. Merci Srilak.
18:23 Ecrit par Haykel dans Femmes, Genève, Photos, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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