06/08/2011

106 jours de sit-in pour les iraniens et 0 couvertures médiatique!!!

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Ils étaient nombreux comme chaque jour depuis maintenant 106 jours les iraniens sur la Place des Nations ce samedi. Toujours les mêmes revendications: “Stop à l’occupation et aux massacres perpétrés dans le camp de la ville d’Ashraf par les militaires irakiens”. On parle de 3400 réfugiés principalement des opposants au régime iranien.  Tant qu'ils ne seront pas entendus par les Nations-Unies, ils ne quitteront pas la Place des Nations. Un pari risqué vu  l’indifférence actuelle de la communauté internationale à leur égard!

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A lire également:
Et demain est un autre jour!

09/06/2011

La militante Ben Sedrine à Genève à la rencontre des tunisiens (2*)

Sans titre-3.jpgDe passage à Genève pour la deuxième fois en cette année, la militante des droits de l’homme en Tunisie Sihem Ben Sedrine, journaliste et porte parole du Conseil National pour les libertés en Tunisie (CNLT) a participé hier à un débat au Chic à la Rue de Fribourg. Une rencontre fort intéressante qui a drainé du monde et qui a obligé l’intervenante à jouer les prolongations pour répondre aux nombreuses questions et à l’attente d’un public assoiffé de nouvelles venant du pays du jasmin.
Le débat a porté sur l’après révolution et les mesures à entreprendre pour soutenir les tunisiens dans ce moment difficile qu’est la transition. Des anecdotes et des révélations sur les derniers jours du règne de l’ancien régime ont été particulièrement appréciées par la quarantaine de personnes qui ont assisté au débat. Madame Ben Sedrine a rencontré auparavant dans l’après-midi la coprésidente de la Constituante, Madame Marguerite Contat Hickel
1-ssssss1111.jpgMadame Ben Sedrine ne le cache pas, son nouveau cheval de bataille est la sécurité ainsi que la formation de la police tunisienne version démocratie. Après la chute du dictateur Ben Ali, la co-fondatrice de Kalima continue sa lutte pour les libertés en Tunisie. 
Par ailleurs l’Association des Tunisiens en Suisse (ATS) initiatrice de cette rencontre annonce un autre débat au même endroit mercredi 15 juin vers 18h45 avec Mustapha Ben Jaafar, Président du Forum démocratique pour le travail et les libertés. En attendant les élections du 23 octobre prochain l’ATS compte inviter plusieurs partis pour les faire connaître auprès des tunisiens établis en Suisse. Notons que pendant la fête de la musique qui aura lieu du 17 au 19 juin l’Association Citoyens Solidaires (**) et l’ATS tiendront conjointement un stand de vente de mets tunisiens au Parc des Bastions afin de récolter des fonds pour la construction d’une école primaire à Thala.


Article paru dans Kapitalis


(*) "Sihen Ben Sedrine à Genève à la rencontre des tunisiens"

(**) "Tunisie: la révolution pour un monde meilleur!"

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Et demain est un autre jour!

20/05/2011

Il y a des causes qui passent vraiment inaperçues à Genève, pourquoi!!!

227341_1711028987677_1596716979_31552468_6246464_n.jpgC’est parce que je suis complètement solidaire avec mon ami Demir Sonmez avec qui je partage entièrement sa dernière réflexion que j’ai décidé de reproduire entièrement sa note. C’est vrai l’information à Genève souffre d’un déficit chronique d’objectivité et de choix prioritaires dans le traitement de l’information. Je l’ai déjà soulevé dans une précédente note qui parle de Tamouls, de kurdes et d’iraniens sur la Place des Nations mercredi 18 mai. Comment les médias locaux peuvent occulter un évènement qui a réuni au bas mot un millier de personnes et préférer de parler d’un fait divers qui s’est déroulé et se poursuit aux Etat-Unis ? Il y a comme un décalage certain avec le vécu des genevois et le suivisme qui caractérise nos médias. Tout ce qui est étranger prime sur le local et le national. Il y a comme une volonté de faire abstraction de tout ce qui gêne dans cette ville pour ne garder que le côté étincellent. Oui quotidiennement à Genève il y a des choses qui surviennent et qui passent inaperçues  faute de couverture médiatique. Comme le souligne si bien Demir: “heureusement il y a les blogs”

PS: dimanche dernier j’ai couvert le Marathon de Genève en publiant 3 notes dont une exclusive avec tous les podiums des gagnants. Résultat: 721 visiteurs uniques et pas un mot de la part de mon hébergeur dans son webzine. Trois jours plus tard ma note sur DSK a fait 1130 visiteurs uniques et une citation dans la compilation du jour des meilleurs blogs de TDG. Chercher l’erreur!
Il y a des causes qui passent vraiment inaperçues à Genève, pourquoi!!!


La note de Demir

Les iraniens sur la Place des Nations,
30 jours de présence et zéro visibilité!

Des manifestants iraniens occupent depuis maintenant un mois la Place des Nations. 30 jours de présences et autant de revendications. Aucune couverture médiatique. C'est à se poser la question: pourquoi autant de mépris envers ces manifestants?

Des humains manifestent tous les jours à Genève et ce depuis un mois et rien aucune ligne dans les journaux! C'est kafkien comme situation. Ces iraniens ont l'impression qu'ils ne font pas le poids dans la ville de Jean- Jacques rousseau.

Honte à ceux qui détiennent l'information. Faut-il s'appeler DSK pour attirer l'attention??? Heureusement il y a les blogs...

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Et demain est un autre jour!

18/05/2011

Aujourd'hui Tamouls, Kurdes et iraniens ont manifesté à Genève

IMGP4816-ssssss1111.jpgSouvent l’information passe mal. Il y a des priorités apparemment! Actuellement l’affaire de DSK occupe le haut du pavé. Ce qui se déroule en ville au quotidien n’est pas toujours suffisamment relié par les médias. Manque d’intérêt, sujet peu porteur en nombre de lecteurs potentiels...On peut broder la-dessus un moment. Mais ce n’est pas le but. Comme vous tenez à être informé de tout ce qui se passe dans notre ville, sachez qu’aujourd’hui il y a eu plusieurs centaines de manifestants qui ont occupé pacifiquement la Place des Nations pour protester (les iraniens) pour réclamer (les Kurdes) et pour commémorer (les tamouls). Pour les Kurdes je vous invite à visiter le blog de mon ami Demir SÖNMEZ pour connaître les doléances de ce peuple qui continue à vivre hors du temps parce qu’on a décidé en haut lieu de l’isoler, de le diviser et de l’assimiler à d’autres populations avec qui il n’a rien à voir. Pour les tamoules, les plus nombreux aujourd’hui, il s’agit d’une commémoration pas n’importe laquelle. Ce jour coïncide avec la mort de Velupillai Prabhakara, figure historique de la lute tamoule mort au combat au Sri Lanka en 2009. Sur la même place des opposants iraniens continuent leur sit-in depuis maintenant un mois pour condamner le régime iranien actuel. Voilà ce que les médias vous auront normalement montré aujourd’hui s’ils n’étaient pas trop occupés par l’affaire DSK:

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Manifestation kurde:
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...et des iraniens:
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Et demain est un autre jour!

02/05/2011

Les médias suisses nous cachent des choses...

0002.jpgLe 1er mai à Zurich ça devient un rituel immuable. D’un côté les gendarmes et de l’autre les extrémistes. En effet, pas une année qui passe sans une confrontation entre les forces de l’ordre et une partie des manifestants. On leur a donné comme nom “Les anarchistes”. Bon an mal an ils se rencontrent à Zurich pour perturber le cortège de la fête du travail. Leur but est d’affronter les gendarmes et les forces spéciales. Pour l’édition d’hier après avoir chahuté pendant un bon quart d’heure le discours de la présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey, le même groupe d’anarchistes a provoqué des échauffourées avec la police autour de la Helvetia platz. Pour les médias suisses pas de trace de ces évènements malgré plusieurs incendies et l’intervention des pompiers, un nombre incalculable d’arrestations et des bagarres qui ont duré presque 4 heures. Pour l’ATS je cite dans le texte: “Aucun débordement n’avait été signalé à Zurich”. Ce n'est pas une guerre urbaine mais tous les ingrédients étaient réunis: bombes lacrymogènes, jets de pierres et de cocktails molotovs, incendies, arrestations musclées...Notre envoyé spécial Maurizio Giuliani était sur place et aux premières loges. La preuve par la photo qu’à Zurich le calme n’était pas aussi plat qu’on veut nous le faire croire.

Photos: Maurizio Giuliani pour PLANETE PHOTOS

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Reportage photos: Maurizio Giuliani
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Et demain est un autre jour!

16:18 Écrit par Haykel dans Résistance, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : 1er mai 2011 à zurich, fête de travail à zurich 2011 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/04/2011

Sihem Ben Sedrine à Genève à la rencontre des tunisiens!

217320_2020730602186_1361560615_2413011_2597501_n.jpgLa militante tunisienne des droits de l'homme Sihem Ben Sedrine vient de passer quelques jours à Genève. Un week-end studieux. Invitée à un congrès à Montreux avec d’autres acteurs de la société civile pour  parler de la Tunisie la fondatrice du Conseil national pour les libertés en Tunisie (CNLT)  qui est également journaliste a tenu à rencontrer les tunisiens de Genève. Ce n'est pas son premier voyage à destination de la cité de Calvin. Dans le cadre de ses activités de militante Sihem Ben Sedrine est passée à plusieurs reprises à Genève où elle compte de nombreux amis pour témoigner devant la commission des droits de l'homme de l'ONU des crimes de l'ancien régime. Mais ce voyage le premier en Suisse depuis la chute de Ben Ali a un goût de liberté. Une liberté empreinte d’inquiétude puisque beaucoup reste à faire pour reconstruire un pays sur des bases solides.
A l'invitation de nombreux tunisiens vivant à Genève un débat a été organisé vendredi soir au Bar Le Chic propriété de Jalel Matri dans le quartier des Pâquis. Animé par Ridha Ben Boubaker la rencontre suivie par une cinquantaine de personnes a été l'occasion de faire le point sur l'évolution de la situation en Tunisie. 215267_2020730922194_1361560615_2413012_5871012_n.jpgSihem Ben Sedrine et la juge Wassila Kaabi ont répondu aux nombreuses questions et inquiétudes de l'assistance en cette période de transition. Le constat des deux intervenantes est sans appel. Méfiance et vigilance et il y a de quoi! Méfiance face aux anciens réflexes qui tentent certains et vigilance car les vieux démons ne sont jamais très loin. Preuve à l'appui: les arrestations arbitraires, la torture et les procès truqués n'ont pas totalement disparu et quelques anciens caciques du régime Ben Ali rodent encore et essaient de déstabiliser la révolution si chèrement acquise. Un moment d’émotion a saisi l’assistance quand Madame Wassila Kaabi a évoqué son calvaire sous l’ancien régime. Et pour terminer sur une note positive tous sont unanimes à reconnaitre que l’assemblée constituante aura lieu à la proportionnelle avec une parité hommes-femmes exemplaire. Une parité entre les deux sexes que bien de vieilles démocraties envient à la nouvelle Tunisie.

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Photos Ali Zghal
Article paru dans Kapitalis

Et demain est un autre jour!

20:23 Écrit par Haykel dans Genève, Résistance, Solidarité, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sihem ben sedrine, jalel matri, ridha ben boubaker | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/04/2011

Djemâa Chraiti, une tunisienne à l’honneur en Suisse



Djemâa Chraiti, blogueuse et écrivaine, fille du fellaga Lazhar Chraiti, vient de recevoir, à Genève, le prix “Femme exilée femme engagée”, décerné aux femmes militantes contre les injustices.
Haykel Ezzeddine, Genève.


Depuis 2001, date de sa création, le prix “Femme exilée femme engagée” a récompensé 108 femmes pour leur courage, leur lutte contre les injustices et leur militantisme. Malgré leur exil, ces femmes se sont distinguées en aidant d’autres à faire entendre leur voix et en leur montrant le chemin à suivre. Genève, sait reconnaître la valeur de ses citoyennes qui s’engagent pour défendre l’égalité.
Comme on l’a déjà annoncé précédemment, la fille du valeureux fellaga Lazhar Chraiti, la blogueuse et écrivaine Djemâa Chraiti figure parmi les sept lauréates de l’édition 2011.
Vendredi 1er avril, à l’Université de Genève, dans une salle pleine, composée en majorité d’un public féminin, la Tuniso-Suisse, très émue, a reçu une statuette et un diplôme sous les applaudissements des présents, dont quelques députées et la maire de Genève, la socialiste Sandrine Salerno.

La mémoire des laissés-pour-compte
djemaa chraitiKapitalis a posé à Djemâa Chraiti, qui milite également au sein d’Amnesty International, la question suivante: «Que vous procure cet honneur de la part de la Ville de Genève?» Voici sa réponse: «C’est une belle occasion de relayer, face aux projecteurs, des causes qui me tiennent à cœur, notamment celles des personnes sans statut légal, qui œuvrent auprès de nos personnes âgées et auprès de nos enfants, et qui sont devenues indispensables; ainsi que celle de tous les exilés qui, malgré les diplômes, malgré la langue apprise, et parfois malgré la nationalité suisse obtenue, n’ont encore jamais trouvé leur place dans cette société supposée traiter tout un chacun sur pied d’égalité. Le parcours des autres lauréates vaut aussi le détour, chacune d’entre elles mène un combat digne et courageux.  Quant à moi, ériger ma statue me gêne, il est temps de disparaître des feux de la rampe pour continuer le travail de terrain et reprendre une plume délaissée depuis quelques jours. Au-delà de la révolution tunisienne et des espoirs qu’elle a engendrés, malgré le chantier en cours, ce fut aussi le bon moment de rappeler que nous avons quitté la Tunisie suite à des circonstances dramatiques et que nous continuons de lutter pour un devoir qui nous incombe à tous, celui d’enterrer dignement nos morts et de respecter la mémoire de nos laissés-pour-compte qui sont encore dans une fosse commune dans une Tunisie du XXIe siècle».
Djemâ Chraiti fait ici allusion, on l’a compris, à tous les martyrs de la Tunisie, mais aussi, et surtout, à son propre père, Lazhar Chraïti, condamné à mort et exécuté, puis enterré dans une fosse commune, ce qui empêche ses fils et filles, devenus des hommes et des femmes adultes, de faire leur deuil et d’aller fleurir sa tombe… qui n’existe pas.

Photos de Demir SÖNMEZ

Lire aussi:
Tunisie. La fille de Lazhar Chraiti récompensée à Genève

Article paru sur Kapitalis le 5 avril 2011

09:35 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Femmes, Genève, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : djemâa chraïti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/04/2011

Manifestation pour avoir droit à des indémnités Cantonales de chômage

Nombre de manifestants: environ 400, lieu: cortège en ville de Genève, organisateurs: divers associations et syndicats. A lire ici

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Photos: Memet Asker

Et demain est un autre jour!

01/04/2011

Une rue Mohamed Bouazizi à Genève?

bouazizi-gen.jpgUn ancien député socialiste suisse, membre influent de son parti, section Genève, Christian Brunier, propose de dédier une rue dans la cité de Calvin à Mohamed Bouazizi. Haykel Ezzeddine, Genève


Un éventuel Prix Nobel de la Paix, un film retraçant sa vie, une place en son nom à Paris: Mohamed Bouazizi, héros des temps modernes, continue de susciter les bonnes actions. Son geste désespéré, dont les échos ont fait le tour du monde, lui vaut une consécration hélas posthume.

Bouazizi contre WikiLeaks!
Depuis son auto-immolation par le feu, le 17 décembre dernier, le martyr Mohamed Bouazizi rafle tous les honneurs... à titre posthume. On a proposé son nom pour le titre suprême du Prix Nobel de la Paix, mais faute de vrais sponsors sérieux et de lobbyistes de poids, le projet pourrait-il aboutir? Il y a de forte chance cependant que notre Bouazizi national figure parmi les 241 nominés de l’actuelle édition. Quelle chance aurait-il face à WikiLeaks et son gérant Julian Assange, la grande révélation de l’année 2010? Le mystère est mince. Qui ne connaît pas WikiLeaks? Qui connaît Mohamed Bouazizi et son sacrifice? C’est à l’aune de cette épreuve de reconnaissance que va se jouer le prix Nobel de la Paix 2011. Vu que le précédent gagnant est un dissident chinois, il y a de forte chance que le Tunisien par l’impulsion qu’il a donné par son acte désespéré et héroïque à la révolution tunisienne, puisse être récompensé à titre posthume.
Le cinéma s’intéresse également à Bouazizi. Et le producteur international Tarek Ben Ammar a exprimé son désir de porter à l’écran la vie du déclencheur de la révolution tunisienne. Il l’a promis et on ne peut que lui faire confiance.

Le geste désespéré qui a créé l’espoir
Troisième acte symbolique à la portée helvétique. L’ancien député socialiste et membre influent de son parti, section Genève, Christian Brunier, propose de dédier une rue dans la cité de Calvin à Mohamed Bouazizi pour souligner «le réveil de la rue tunisienne» et surtout récompenser «le geste désespéré qui a éveillé les consciences et créé l’espoir, ouvrant la voie à l’émancipation des peuples arabes».
Dans son blog qui porte son nom sur la plateforme de ‘‘La Tribune de Genève’’,  Brunier écrit: «Genève, Cité de la paix et des droits humains, doit rendre hommage à ce symbole de démocratie. Une rue, une place ou un pont de notre canton doit être baptisé Mohamed Bouazizi pour que Genève soit à la hauteur de sa réputation. Notre ville internationale doit rester un label de la défense des libertés.»
Quelle chance aurait pour Bouazizi de voir son nom immortalisé à Genève? Une chance sur mille comme diraient les parieurs! Dans une ville où l’extrême droite gagne de plus en plus de terrain lors de chaque élection il est fort à parier que le souhait du socialiste Brunier reste lettre morte. Mais déjà proposer le nom de Mohamed Bouazizi pour un tel honneur, fut-il posthume, est un geste qui ne passe pas inaperçu chez les Tunisiens de Genève en cette période électorale!

Article paru dans Kapitalis vendredi 1er avril 2011

10:52 Écrit par Haykel dans Genève, Résistance, Solidarité, Suisse, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mohamed bouazizi, christian brunier | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30/03/2011

Pourquoi pas un royaume pour les dictateurs ?

1994303086.jpgFace à cette envie de liberté de plus en plus grandissante des peuples arabes qui se rebiffent contre la dictature de leur gouvernant j’ai posé une question à Hafid Ouardiri directeur de la Fondation de l’Entre connaissance: “Que vous inspirent les révoltes actuelles?” C’est sous une forme d’allégorie que l’ex-porte parole de la mosquée de Genève m’a répondu.

Pourquoi pas un royaume pour les dictateurs ?
"Je voudrai partager avec vous un rêve que j’aimerai voir se réaliser tôt ou tard grâce à ce « tsunami » bienfaiteur porteur de liberté, de dignité et de démocratie qui submerge les pays arabo-musulmans et partout ailleurs.
Longtemps on a séparé les peuples en leur imposant des murs dictatoriaux qui dit-on avaient pour fonction de protéger l’Occident du péril islamiste et de l’invasion des émigrés venus du Sud. Des épouvantails et des fantasmes au service d’intérêts sordides.
Les dictateurs tombent et tomberont les uns après les autres depuis le début de cette année bénie qu’est 2011. C’est difficile mais ils iront jusqu’au bout de leur lutte, avec nous, si nous le voulons.
Cette génération de jeunes femmes et de jeunes hommes ne veut plus subir ce que leurs aînés ont subi. Ils ne veulent d’aucune dictature qu’elle soit politique, tribale, idéologique ou religieuse. Ils revendiquent toutes les composantes de leur identité et surtout leur dignité tout en affirmant leur identité universelle. Ils veulent sortir des ténèbres d408789950.jpge l’oppression pour respirer à pleins poumons l’air vivifiant de la LIBERTE.
Nous devons les aider à réaliser leur noble aspiration sans arrière pensée ou négociation intéressée parfumée de pétrole ou d’enjeux géostratégiques.
Au fur et à mesure que les dictateurs criminels et les monarques pervers et vassalisés chutent, il faut les juger, leur confisquer les milliards de la misère qu’ils ont volé à leurs peuples afin de le leur rendre pour qu’ils puissent construire leur avenir dignement dans une vraie démocratie fraternelle et équitable.
Mon rêve serait celui de créer un royaume des dictateurs quelque part dans la presqu’île arabique, il s’agit de cette portion de désert infréquentable que l’on appelle « El Roub’ el Khali ». Là, on les installera avec leurs familles, leurs bouffons et leurs courtisans. Ils seront entourés de toutes les précautions sécuritaires. Ils recevront juste ce qu’il faut à boire et à manger pour survivre.
On mettra à leur disposition quelques matériaux rudimentaires afin qu’ils puissent construire leurs palais-gourbis pour se protéger de la bonté diurne du soleil et profiter, la nuit, des caresses mordantes du froid désertique. Je ne suis pas pour leur exécution, il faut leur faire vivre ce qu’ils ont fait subir à leurs peuples. Ils pourront aussi cultiver le désert pour améliorer l’ordinaire. Malgré leurs crimes abominables, nous leur offrons une qualité de vie très bio « dégradable », c’est pas mal à comparer avec la souffrance et la terreur qu’ils ont affligé à leurs peuples.
620400158.4.jpgLes peuples libérés et réunifiés pourront suivre sur leurs écrans le quotidien de leurs anciens tyrans, une sorte de télé-réalité mondialement diffusée. Loin de moi tout esprit de cruauté ou de vengeance. Ce n’est que justice rendue.
Dans le royaume des dictateurs, les tyrans seront libres de choisir le mode politique qui leur convient : monarchie ou dictature absolue. En tout cas, je leur conseille la démocratie pour qu’ils en goûtent la saveur avant de disparaître une fois pour toute et aussi afin qu’ils comprennent la noble aspiration de ces peuples qu’ils ont toujours tyrannisé et cherché à anéantir, des générations durant, parce qu’ils voulaient être libres.
Non, je ne rêve pas, ce vent de liberté m’a définitivement réveillé et redonné espoir et surtout il est entrain de faire sauter le couvercle de la marmite dans laquelle brûlent plus de 350 millions d’êtres humains privés de tout. Vive la liberté des peuples loin du royaume et du règne des dictateurs."

Hafid Ouardiri, le 29 mars 2011

Photo 1 et photo 3: Haykel

Photo 2: Ali Zghal

Publié sur Kapitalis le 31 mars 2011

Et demain est un autre jour!

01:33 Écrit par Haykel dans Résistance, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : hafid ouardiri, fondation de l'entre connaissance | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/03/2011

Révolution Tunisienne – Une Révolution 2.0 ?!

Picture 434-s.jpgHier soir s’est tenue à la Maison des Associations un meeting de soutien à la révolution tunisienne et aux révolutions arabes, meeting organisé sous l’égide du syndicat Solidarités. Jean Batou, Anis Mansouri et Ahlem Belhadj représentante du Front du 14 Janvier ont animé le débat, dans une salle comble et investie par une foule arabo-suisse composée de jeunes et de moins jeunes mais surtout très enthousiaste.  
Les débatteurs ont passé en revue l’historique des révolutions arabes, initiées par la Tunisie et ont été tous unanimes à se féliciter des révoltes arabes.
Certes la révolution tunisienne est une vraie révolution et Ben Ali est bien tombé, néanmoins nous devons rester vigilants car le système est toujours présent et le gouvernement provisoire ne représente par vraiment les aspirations du peuple.
Picture 430-s.jpgAhlem Belhadj a fait remarquer que le peuple tunisien a dissous les municipalités de l’ancien régime et nommé dans tout le pays des comités populaires pour gérer les villes et les villages. Elle espère que ces comités populaires finiront par se structurer au niveau national et se trouver une direction et prendre partie dans l’élaboration d’une assemblée constituante. Un autre exemple a été rappelé par Ahlem c’est que les paysans travaillant dans les immenses propriétés agricoles appartenant à l’état et que l’ancien régime louait pour des clopinettes à quelques privilégiés, ces travailleurs agricoles ont pris le contrôle de ces terres domaniales et les auto-gèrent dorénavant eux-mêmes et pour leur propre compte.
Picture 437-s.jpgLes débatteurs ont aussi rappelé que ces révoltes arabes qui véhiculent un message universel ont fait des émules jusqu’aux ÉTATS-UNIS où au moment où Moubarak tombait on a vu des manifestants américains camper plusieurs semaines durant dans le capitole du Wisconsin exigeant le départ de ‘HOSNI WALKER’, surnom donné au gouverneur ‘Tea partiste’ Scott Walker, qui menaçait de faire appel aux gardes républicains pour disperser les manifestants protestant contre la suppression de leurs acquis sociaux.
A la fin du débat une minute de silence a été tenue à la mémoire des martyrs de la révolution arabe non sans quelques frictions verbales entre les débatteurs et quelques assistants à-propos du support ou non à l’action de la ‘Coalition’ en Libye.

Texte et photos: Nabil Darragi

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Et demain est un autre jour!

22:17 Écrit par Haykel dans Résistance, Solidarité, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tunisie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/03/2011

La fille de Lazhar Chraiti récompensée à Genève

Chraiti.jpgDjemâa Chraiti, la fille du célèbre fellaga Lazhar Chraiti, exécuté en 1963, sera l’une des 7 femmes qui recevront le Prix “Femme exilée, femme engagée” à Genève.


Ce n’est pas un poisson d’avril: le premier jour du quatrième mois de l’année, 7 femmes recevront à Genève le Prix honorifique de “Femme exilée, femme engagée” destiné à rendre hommage aux femmes de toutes nationalités «capables de rester debout quand tout les pousse sous l’eau» pour reprendre les mots d’Alba Viotto, fondatrice du prix.
Un prix que remettra la maire socialiste de Genève Sandrine Salerno. Pour cette édition, une Suissesse d’origine tunisienne sera parmi les 7 lauréates. Il s’agit de Djemâa Chraiti, la fille du célèbre syndicaliste Lazhar Chraiti, exécuté en 1963. La Tuniso-suisse, Djemâa Chraiti, femme engagée, blogueuse patentée sur la plate-forme de la ‘‘Tribune de Genève’’ et écrivaine de talent mérite ce titre qui fait d’elle la première tunisienne voir arabe à remporter ce prix.
Haykel Ezzeddine, Genève.

09:35 Écrit par Haykel dans Résistance, Solidarité, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : djemâa chraïti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/03/2011

Un blog tunisien lauréat du prix “Reporters sans frontières”

Sans titre-2.jpgUne date à retenir, aujourd’hui c’est la Journée mondiale contre la cyber-censure initiée depuis 2008 par “Reporters sans frontières”. Et c’est l’occasion de rappeler dans l’ordre la censure qui existe dans bon nombre de pays autocrates et le pouvoir de plus en plus accru exercé par les blogueurs. Le journalisme citoyen gagne du terrain chaque jour et fait reculer les frontières des dictatures. Le rapport de RSF est sans appel. Liberté bafouée, internautes emprisonnés, harceler le net-citoyen est maltraité dans une soixantaine de pays. C’est énorme!
Un petit bilan provisoire, à ce jour, 119 citoyens utilisateurs d’internet sont emprisonnés arbitrairement danSans titre.jpgs des pays comme l’Iran, la Chine, le Vietnam... La liste des ennemis d’internet est longue mais le combat continue. Le box office de cette année comporte des récidivistes tels que: l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, le Turkmenistan et le Vietnam. Tous sans exception ont reçu le prix ex-égo du bourreau du net.
Après le bilan place aux récompenses. Pour 2011 “Reporters sans frontières” a choisi un blog collectif tunisien Nawaat (noyau) créé depuis 2004 par Sami Ben Gharbia et Riadh Guerfali. Ce blog citoyen a joué un rôle important dans la révolution du jasmin en couvrant les évènements qui ont eu lieu dernièrement en Tunisie mais aussi en donnant la parole aux militants et aux intellectuels muselés par le régime de Ben Ali. Ce prix encourage l’initiative d’informations citoyennes et rend hommage à tous ceux qui prennent des risques au nom de la liberté d’expression.

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Illustration 1: Pictogrammes de la "Journée mondiale contre la cyber-censure"
2: logo du blog Nawaat
3: cartographie mondiale de la cyber-censure
Et demain est un autre jour!

09/03/2011

Julien Cart victime de la Critical Mass!

20110309_5785-ssssss1111.jpgLe militant Vert Julien Cart a convoqué ce matin la presse pour parler de Critical Mass et surtout pour évoquer ce qui vient de lui tomber dessus. Le candidat à l’élection municipale et une autre personne passeront devant le Tribunal de Police mardi 22 mars pour non paiement d’amendes. Il s’agit de vélos et du cortège de Critical Mass qui chaque dernier vendredi du mois défilent en ville sans autorisation.  Normal, il n’ y a ni organisateur, ni chef de file, ni meneur c’est un mouvement spontané qui rassemble les adeptes des 2 roues depuis 1998 afin de condamner le manque de respect de bon nombre d’automobilistes à leur encontre. 20110309_5782-ssssss1111.jpgRendez-vous sur le Pont des Bergues et ensuite défilé à travers les rues de Genève, presque toujours le même parcours. L’info est reliée sur facebook pour rappeler la date. Pendant deux heures de temps le trafic routier subit un certain désagrément qui ne plait pas à tout le monde. La police en premier lieu qui est obligée de subir et de tolérer cette manifestation qui fâche les automobilistes et qui engendre de temps en temps des frictions entre les 2 et 4 roues. Julien Cart ne comprend pas cet acharnement contre lui. Il a reçu 2 amendes de chf. 230.- chacune pour avoir “soi disant organisé” deux sorties de Critical Mass celle du mois de juin et d’août 2010. Ce qu’il conteste puisque le principe de ce mouvement est spontané, sans aucun organisateur.
Olga Baranova (19 ans) secrétaire politique de la Jeunesse Socialiste Genevoise, candidate au Conseil municipal de la ville de Genève a pris la parole pour soutenir son camarade Julien Cart et dénoncer cette situation kafkaïenne!

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Et demain est un autre jour!

07/03/2011

Des rêveurs à la rue des Etuves!

20110307_5588-ssssss1111.jpgCe matin à la rue des Etuves. Une arcade abandonnée anciennement salon de coiffure et commerce spécialisé dans la vente de produits africains est investie par un groupe de jeunes. Le but de cette opération est de faire de cet espace un lieu collectif autogéré. Le programme est alléchant: projection de films, repas, musiques, ateliers pour créer et apprendre la couture, la réparation de vélos, sérigraphie, mettre à disposition gratuitement des vêtements, des livres...
Une grande pancarte sur la devanture du magasin occupé indique “Quartier libre”.
Contre “une société consommatrice à outrance”,  le mouvement de ces jeunes s’inscrit dans une logique qui lutte contre les hiérarchies et le matériel. La police fait des rondes et observe de loin ce qui se passe à la rue des Etuves. Une intervention de leur part ne saurait tarder pour déloger ses “rêveurs”! Pourvue qu’elle soit douce, l’opération d’évacuation.

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Et demain est un autre jour!

23:23 Écrit par Haykel dans genève,les rues de genève, Résistance | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rue des étuves | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook