07/06/2011

En mal d’inspiration!

© Alexey Afanasyev - Fotolia.com.jpgDepuis presque une semaine c’est le calme plat sur ce blog. Depuis la victoire de Servette FC, votre serviteur est en manque d’inspiration. Le vide! Une photo par-ci, une autre par-là et c’est tout. On dirait qu’on m’a jeté un sort: “tu n’écriras point”! Je ne sais pas si c’est un manque de motivation qui est entrain de s’installer, un coup de blues que je n’arrive pas à surpasser, une fatigue consécutive à de longs mois de travail sans vacances...ou simplement je n’ai plus rien à dire et je m’entête à poursuivre cette œuvre éphémère et ingrate. 835 fois présents sur la toile avec ce blog, ça laisse forcément des traces. Début d‘une déprime aiguë? Démotivation durable? Passage à vide passager? Dois-je consulter? Et qui? Je ne connais aucun spécialiste capable de guérir les maux de l’inspiration.
C’est rare que je parle de ma petite personne, de mes états d’âme, de me plaindre...Au risque de me répéter, c’est plutôt Genève qui accapare mon attention et constitue mon fond de commerce. Allez Haykel, demain est un autre jour! En vous entretenant de mon état d’esprit je viens d’écrire une nouvelle note et par la même occasion peut être de vaincre le signe indien qui me poursuit depuis quelques jours! Pardon lecteurs, mes lecteurs fidèles pour cette défaillance que j’espère passagère.
PS: depuis que j’ai rédigé ces quelques lignes je me sens mieux...Et demain est un autre jour!

Illustration: © Alexey Afanasyev - Fotolia.com

Et demain est un autre jour!

23:08 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : blog, blogueur, haykel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/05/2011

Il y a des causes qui passent vraiment inaperçues à Genève, pourquoi!!!

227341_1711028987677_1596716979_31552468_6246464_n.jpgC’est parce que je suis complètement solidaire avec mon ami Demir Sonmez avec qui je partage entièrement sa dernière réflexion que j’ai décidé de reproduire entièrement sa note. C’est vrai l’information à Genève souffre d’un déficit chronique d’objectivité et de choix prioritaires dans le traitement de l’information. Je l’ai déjà soulevé dans une précédente note qui parle de Tamouls, de kurdes et d’iraniens sur la Place des Nations mercredi 18 mai. Comment les médias locaux peuvent occulter un évènement qui a réuni au bas mot un millier de personnes et préférer de parler d’un fait divers qui s’est déroulé et se poursuit aux Etat-Unis ? Il y a comme un décalage certain avec le vécu des genevois et le suivisme qui caractérise nos médias. Tout ce qui est étranger prime sur le local et le national. Il y a comme une volonté de faire abstraction de tout ce qui gêne dans cette ville pour ne garder que le côté étincellent. Oui quotidiennement à Genève il y a des choses qui surviennent et qui passent inaperçues  faute de couverture médiatique. Comme le souligne si bien Demir: “heureusement il y a les blogs”

PS: dimanche dernier j’ai couvert le Marathon de Genève en publiant 3 notes dont une exclusive avec tous les podiums des gagnants. Résultat: 721 visiteurs uniques et pas un mot de la part de mon hébergeur dans son webzine. Trois jours plus tard ma note sur DSK a fait 1130 visiteurs uniques et une citation dans la compilation du jour des meilleurs blogs de TDG. Chercher l’erreur!
Il y a des causes qui passent vraiment inaperçues à Genève, pourquoi!!!


La note de Demir

Les iraniens sur la Place des Nations,
30 jours de présence et zéro visibilité!

Des manifestants iraniens occupent depuis maintenant un mois la Place des Nations. 30 jours de présences et autant de revendications. Aucune couverture médiatique. C'est à se poser la question: pourquoi autant de mépris envers ces manifestants?

Des humains manifestent tous les jours à Genève et ce depuis un mois et rien aucune ligne dans les journaux! C'est kafkien comme situation. Ces iraniens ont l'impression qu'ils ne font pas le poids dans la ville de Jean- Jacques rousseau.

Honte à ceux qui détiennent l'information. Faut-il s'appeler DSK pour attirer l'attention??? Heureusement il y a les blogs...

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Et demain est un autre jour!

14/05/2011

Après Genève, la Tunisie honore Djemâa Chraiti

IMG_7604-ssssss1111.jpgUne année faste pour  Djemâa Chraiti qui continue de collectionner les honneurs. Après le Prix genevois de “Femme exilée, femme engagée” des tiné à rendre hommage aux femmes de toutes nationalités «capables de rester debout quand tout les pousse sous l’eau» pour reprendre les mots d’Alba Viotto, fondatrice du prix, notre collègue Chraiti a été honorée hier par la Tunisie son pays d’origine. En effet, en marge de la soirée organisée par la Mission diplomatique tunisienne à Genève pour rendre hommage aux différents partenaires qui ont organisé l’opération “Des livres pour la Tunisie” Djemâa Chraiti a reçu deux cadeaux dont un poisson rouge sous les applaudissements des présents. Oui un poisson rouge de quoi inspirer notre talentueuse écrivaine pour un nouveau roman. Pour ceux qui ne le savent pas Djemâa Chraiti vient de perdre la mascotte de son roman Sarajevo...qui n’est rien d’autre qu’un poisson rouge qui a vécu 2 ans le temps d’inspirer et d’accompagner la blogueuse-écrivaine dans ses pérégrinations romanesques. Et c’est tout naturellement que ses compatriotes tunisiens ont pensé à remplacer “l’être cher” qui vient de disparaître. Bravo Chraiti!

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Photos et vidéo: Ali Zghal
A lire également concernant Djemâa Chraiti

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12/05/2011

Et hop la 800ème!

Et hop.jpgLa barre des 800 a été passée  allègrement hier. Oui 800 fois que j’honore ce blog, 800 fois que vous m’accompagnez dans cette belle aventure que j’espère durera aussi longtemps. Ce n’est pas facile tous les jours loin s’en faut. Mais tant que la motivation est là l’aventure continue. Cette 800ème je la fête sobrement avec vous mes chers lecteurs, contributeurs, commentateurs, collègues et responsable de notre plate-forme Jean-François Mabut, un spécialiste hors pair dans le paysage de la blogosphère romande.
Cela fait maintenant 2 ans, 4 mois et 17 jours que PLANETE PHOTOS existe pour vous parler de Genève avec un regard que j’ai voulu dès le départ décalé et j’espère que je suis arrivé à l’atteindre. Ouvert aux contributions de mes concitoyens, ceux qui me font confiance, ce blog héberge plusieurs signatures et je tiens à les féliciter un par un et à leur dire un grand merci de m’avoir choisi pour exprimer certains leur talent et d’autres leur opinion sur les sujets qui nous préoccupent.  Les jours passent et je ne mesure pas l’étendue de la tâche qui m’attend un de ces jours pour classer et archiver correctement les  82’000 photos prises pendant l’exercice de ma “fonction” en plein temps de blogueur non payé! Je pense que je vais laisser tomber l’option d’archivage et de classement ça va me détourner pendant des années de mon blog.
Fotolia_14566971_XS.jpgBloguer presque au quotidien est une discipline difficile à assumer quand vous avez un travail qui vous occupe quotidiennement pendant 8 heures. Pour le moment, et vu que je suis dans un secteur sinistré (les voyages) je tiens le coup. Mais je pense que ça ne va pas durer et qu’un de ces jours pour nourrir son homme il va falloir trouver “une occupation” payante. Aujourd’hui, dans l’émission radiophonique de la radio suisse romande la 1ère “Médialogue”, votre serviteur, un autre blogueur Tristan Zimmermann et Jean-François Mabut ont parlé évidement de blog chacun sous l’angle qui l’intéresse. Je vous laisse découvrir ce qui a été dit ce matin sur ce lien: ici
Ps: pour ceux que ça intéresse et en attendant la réponse de notre hebergeur, le débat continue sur la rétribution ou non des blogueurs à travers cette note: “Blogueur à la pige ou blogueur à l’œil?"

Pour écouter votre serviteur:
podcast
Illustration: © RTimages - Fotolia.com et © iQoncept - Fotolia.com

Et demain est un autre jour!

15:17 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : blog, blogueur, haykel ezzeddine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

26/04/2011

Rencontre avec la blogueuse Djemâa Chraiti

1.jpgCela fait maintenant un peu plus de deux ans qu’on se connait virtuellement à travers nos blogs. Et le destin nous a réunis aujourd’hui autour d’une table dans un restaurant turc de qualité à la Rue du Cendrier. On se lisait mutuellement on s’envoyait des mails et on gérait ensemble un blog collectif sur cette même plate-forme. Le “On” se conjugue avec moi votre serviteur et l’une des blogueuses les plus brillantes de la suisse romande: Djemâa Chraiti. Rencontre improbable entre deux blogueurs au style différent. Le chasseur d’images, pourfendeur des contradictions et la blogueuse romancière.
Une heure et demi de pur bonheur, le temps qu’a duré le déjeuner. Djemâa est pressée. Elle a un rendez-vous à Plainpalais qu’elle ne peut décommander. Le rendez-vous est pris pour plus tard dans un bistrot à côté de la gare. J’avais des questions à lui poser sur les blogs.
20110426_6529.jpgLa première impression est généralement la meilleure. Djemâa Chraiti ne laisse pas indifférent. Elle a un caractère bien trempé. Exubérante, mais rien d’excessif. Une boule d’énergie. Le temps passe vite en sa compagnie.

Djemâa Chraiti est un roman!

Elle a mille et un projets, je ne sais pas si elle arrive à suivre le rythme qu’elle s’impose. Certainement, vu qu’elle se réserve des plages de détente et des “absences” des blogs...pour “rêvasser” et “contempler les nuages”. C’est de là qu’elle puise son inspiration. Celle qui lui a permis d’écrire plusieurs romans, d’entretenir trois blogs, de s’occuper de ses enfants, de travailler, de lutter pour dévoiler la vérité et donner une sépulture à son père, de voyager, de vivre pleinement chaque instant de la vie. Djemâa Chraiti est un roman qui se vit au présent, ouvert sur les autres. Les autres se sont les communautés étrangères qu’elle continue à côtoyer...nombreuses et diversifiées comme ses nombreuses qualités. Avec elle on est toujours gagnant. Elle m’a raconté plusieurs histoires et m’a donné envie d’acheter un livre de nouvelles Kiss Kiss de Roald Dahl. Et je l’ai acheté! Elle a un grand talent celui de raconter des histoires. Elle a ce don naturel de transformer le récit le plus banal en un conte de fée.

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Je lui ai posé ces questions sur les blogs:
-Pourquoi tu blogues?
-Tu es une brillante blogueuse mais tu n’es pas constante. Tu te fais rare. Est-ce un manque d’inspiration, une retenue pour un quelconque raisonnement ou un besoin de s’exposer le moins possible?
-Et si on te demande de choisir entre écrire des romans ou bloguer?
-Comment tu vois l’impact des blogs sur la société des médias?
-Quels sont tes projets?
-Le prochain voyage c’est à Tunis...


Djemaa chraiti par PLANETEPHOTOS

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PS: vous pouvez rencontrer Djemâa Chraiti au Salon du livre vendredi 29 avril

Les blogs de Jemâa Chraiti:

-Pâquis j'adôôôre!

-Regards croisés

-Bienvenu chez les rroms

Cet article a paru également sur Kapitalis

Et demain est un autre jour!

23:55 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : djemâa chraiti, blog, blogueur, blogueuse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/04/2011

Blogueur à la pige ou blogueur à l’œil?

original.36273.demi.jpgPour une revalorisation du travail des blogueurs. Dans Le Monde daté du vendredi 15 avril un article fort intéressant au titre évocateur:"La révolte des blogueurs" . Titre pompeux qui parle de quelques cas et non de généralité mais dont le mérite est d'aborder un sujet sur lequel les médias n'aiment pas trop s'y attarder. On y évoque évidement les blogs et les blogueurs, leur pouvoir, leur limite et le manque de reconnaissance auquel ils sont confrontés.

Un potentiel incontournable!

En l'absence d'un syndicat ou d'une quelconque organisation faîtière pour défendre leur droit et reconnaitre à juste titre la valeur de leur travail, blogueuses et blogueurs parmi les plus méritants et les plus actifs sont peu considérés auprès de leur hébergeur qui tire profit de leur talent. Pas de rémunération sauf exception. Je ne parle pas du cas de la Suisse. Il faut se battre à tous les coups car rien n'est acquis d'avance. Les plates formes des blogs engrangent des bénéfices indéniables mais leurs responsables refusent de rétrocéder le moindre kopeck à ces "travailleurs" du gratuit qui pourtant par leur contribution enrichissent les sites internet de leurs fournisseurs d'accès, attirent les lecteurs et la publicité. Raisons invoquées par ceux qui ne proposent aucune rétribution à leurs blogueurs: “peur de créer un antécédent, ce n'est pas prévu dans les conditions générales d'utilisation de l'espace alloué gratuitement  pour s'exprimer librement sans frais d'entretien et sans effort promotionnel...”Cette absence de vision à long terme et de politique réaliste privera un jour prochain les internautes de toute cette matière qui mise à part les blogs spécialisés dans les commentaires égale le travail des journalistes et des fois elle le surpasse carrément. Disponibles et sans aucune véritable contrainte blogueurs et blogueuses misent sur l’instantané et la proximité, deux réflexes qu’on ne trouve pas forcément chez les journalistes. On est blogueur toute la journée, mais on est journaliste pendant les huit heures de bureau!

DSC00048.JPG3000.- euros par mois
Je reviens à l’article du vendredi dans lequel on apprend que Le quotidien Le Monde rétribue le travail d’une trentaine de blogueurs avec un minimum de 500 euros par trimestre et plus de 3000 euros par mois pour les plus talentueux. Partage de la manne publicitaire au prorata du nombre des visiteurs d’un blog par rapport à un autre. Plusieurs le font par honnêteté intellectuelle pour ne plus se cacher derrière l’argument fallacieux “visibilité-notoriété est égale gratuité”. Juste retour des choses et respect du “tout travail mérite un salaire.” Et si demain je me mets en grève comme l’ont déjà fait mes collègues aux Etats-Unis sur une grande plateforme de médias? Le plus simple et vu comment les choses évoluent (très, très, très lentement dans notre pays) je commence par préparer ma propre “révolte”. Durant le mois de mars les blogs de la Tribune ont été consultés par 325'000 visiteurs uniques. On ne connait pas le chiffre d'affaires généré par la publicité gâce à ces mêmes blogs. Mais certainement un joli pactole! M. Mabut, il est temps que TDG réfléchisse au concept “rémunération pour certains blogueuses et blogueurs” ceux qui contribuent à l’aura et au prestige du site internet de La Tribune de Genève et qui par leur travail attire la publicité et les lecteurs. A bon entendeur, joyeuses Pâques!

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10:40 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse | Lien permanent | Commentaires (30) | Tags : blog, blogueur, blogueuse | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/04/2011

A quoi on joue?

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La preuve, ils continuent de jouer en toute quiètude. Photo prise cet après-midi sur le Pont du Mont-Blanc
Et demain est un autre jour!

17:55 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : bonneteau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/04/2011

Djemâa Chraiti, une tunisienne à l’honneur en Suisse



Djemâa Chraiti, blogueuse et écrivaine, fille du fellaga Lazhar Chraiti, vient de recevoir, à Genève, le prix “Femme exilée femme engagée”, décerné aux femmes militantes contre les injustices.
Haykel Ezzeddine, Genève.


Depuis 2001, date de sa création, le prix “Femme exilée femme engagée” a récompensé 108 femmes pour leur courage, leur lutte contre les injustices et leur militantisme. Malgré leur exil, ces femmes se sont distinguées en aidant d’autres à faire entendre leur voix et en leur montrant le chemin à suivre. Genève, sait reconnaître la valeur de ses citoyennes qui s’engagent pour défendre l’égalité.
Comme on l’a déjà annoncé précédemment, la fille du valeureux fellaga Lazhar Chraiti, la blogueuse et écrivaine Djemâa Chraiti figure parmi les sept lauréates de l’édition 2011.
Vendredi 1er avril, à l’Université de Genève, dans une salle pleine, composée en majorité d’un public féminin, la Tuniso-Suisse, très émue, a reçu une statuette et un diplôme sous les applaudissements des présents, dont quelques députées et la maire de Genève, la socialiste Sandrine Salerno.

La mémoire des laissés-pour-compte
djemaa chraitiKapitalis a posé à Djemâa Chraiti, qui milite également au sein d’Amnesty International, la question suivante: «Que vous procure cet honneur de la part de la Ville de Genève?» Voici sa réponse: «C’est une belle occasion de relayer, face aux projecteurs, des causes qui me tiennent à cœur, notamment celles des personnes sans statut légal, qui œuvrent auprès de nos personnes âgées et auprès de nos enfants, et qui sont devenues indispensables; ainsi que celle de tous les exilés qui, malgré les diplômes, malgré la langue apprise, et parfois malgré la nationalité suisse obtenue, n’ont encore jamais trouvé leur place dans cette société supposée traiter tout un chacun sur pied d’égalité. Le parcours des autres lauréates vaut aussi le détour, chacune d’entre elles mène un combat digne et courageux.  Quant à moi, ériger ma statue me gêne, il est temps de disparaître des feux de la rampe pour continuer le travail de terrain et reprendre une plume délaissée depuis quelques jours. Au-delà de la révolution tunisienne et des espoirs qu’elle a engendrés, malgré le chantier en cours, ce fut aussi le bon moment de rappeler que nous avons quitté la Tunisie suite à des circonstances dramatiques et que nous continuons de lutter pour un devoir qui nous incombe à tous, celui d’enterrer dignement nos morts et de respecter la mémoire de nos laissés-pour-compte qui sont encore dans une fosse commune dans une Tunisie du XXIe siècle».
Djemâ Chraiti fait ici allusion, on l’a compris, à tous les martyrs de la Tunisie, mais aussi, et surtout, à son propre père, Lazhar Chraïti, condamné à mort et exécuté, puis enterré dans une fosse commune, ce qui empêche ses fils et filles, devenus des hommes et des femmes adultes, de faire leur deuil et d’aller fleurir sa tombe… qui n’existe pas.

Photos de Demir SÖNMEZ

Lire aussi:
Tunisie. La fille de Lazhar Chraiti récompensée à Genève

Article paru sur Kapitalis le 5 avril 2011

09:35 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Femmes, Genève, Résistance | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : djemâa chraïti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12/03/2011

Un blog tunisien lauréat du prix “Reporters sans frontières”

Sans titre-2.jpgUne date à retenir, aujourd’hui c’est la Journée mondiale contre la cyber-censure initiée depuis 2008 par “Reporters sans frontières”. Et c’est l’occasion de rappeler dans l’ordre la censure qui existe dans bon nombre de pays autocrates et le pouvoir de plus en plus accru exercé par les blogueurs. Le journalisme citoyen gagne du terrain chaque jour et fait reculer les frontières des dictatures. Le rapport de RSF est sans appel. Liberté bafouée, internautes emprisonnés, harceler le net-citoyen est maltraité dans une soixantaine de pays. C’est énorme!
Un petit bilan provisoire, à ce jour, 119 citoyens utilisateurs d’internet sont emprisonnés arbitrairement danSans titre.jpgs des pays comme l’Iran, la Chine, le Vietnam... La liste des ennemis d’internet est longue mais le combat continue. Le box office de cette année comporte des récidivistes tels que: l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, le Turkmenistan et le Vietnam. Tous sans exception ont reçu le prix ex-égo du bourreau du net.
Après le bilan place aux récompenses. Pour 2011 “Reporters sans frontières” a choisi un blog collectif tunisien Nawaat (noyau) créé depuis 2004 par Sami Ben Gharbia et Riadh Guerfali. Ce blog citoyen a joué un rôle important dans la révolution du jasmin en couvrant les évènements qui ont eu lieu dernièrement en Tunisie mais aussi en donnant la parole aux militants et aux intellectuels muselés par le régime de Ben Ali. Ce prix encourage l’initiative d’informations citoyennes et rend hommage à tous ceux qui prennent des risques au nom de la liberté d’expression.

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Illustration 1: Pictogrammes de la "Journée mondiale contre la cyber-censure"
2: logo du blog Nawaat
3: cartographie mondiale de la cyber-censure
Et demain est un autre jour!

17/12/2010

La 600 ème, PLANETE PHOTOS fait son bilan

681529083.jpgBientôt il va falloir engager du monde. Je croule sous les sollicitations citoyennes. Des invitations à ne pas finir, des manifestations à couvrir, des conférences à courir, des photos à saisir, des témoignages à cueillir, Planète photos est montée en puissance en 2010 confirmant sa position de Blog citoyen à l’écoute d’une ville en perpétuelle mutation. Genève en 2010 n’a rien avoir avec la Genève de 2009 ni d’ailleurs avec les années qui l’ont précédée. Les interminables chantiers de cette année ont éclipsé l’insécurité avérée de 2009. L’opération figaro a montré son efficacité. Et les joueurs de bonneteau aussi! Ils sont de retour déjà dans nos rues pour “récolter” les étrennes de la fin de l’année. 710892223.jpgLa rue bouge et les préoccupations des genevois également. Nous avons vécu beaucoup de moments forts cette année et bon nombre d’émotions partagées. La venue de l’A380 à Cornavin, le retour au bercail de nos deux otages détenus en Libye (un scoop du blog sur l’arrivée de Rachid Hamdani), la montée en puissance de l’UDC avec ses thèses anti-étrangers aux quelles les genevois se sont opposés avec bravoure, le MOA qui ferme, qui réouvre, qui déverse les jeunes mécontents dans les rues de Genève, qui interpellent les autorités pour trouver une solution à une Genève pas spécialement festive et bon marché pour un large public...La neige qui surprend une ville dans un pays réputé pour ses pistes de ski...L’année 2010 c’est aussi les lutes dans la rue des employés d’ISS aviation, de DHL...des coups de gueule contre la Constituante figée par les calculs inconsidérés d’une majorité de droite maladroite qui attire plus les mécontents que l’adhésion.
1460737014.jpgL’année 2010 c’est également des coups de coeur, des bonheurs et des déceptions. Et à chaque fois Planète photos vous a fait le compte-rendu de ces moments magiques qui font le vécu d’une ville où tout reste à faire et à améliorer comme partout dans le monde.
Personnellement, cette année 2010 m’a particulièrement marqué par la rencontre d’un blogueur, Per Amann alias Blondessen. J’étais son photographe officiel pour son mariage et quelques mois plus tard le chroniqueur de la cérémonie de son enterrement. C’est difficile comme transition, mais demain est un autre jour! Blondessen tu nous manques!
Je termine ce bilan annuel comme les cérémonies des oscars ou des césars par les remerciements d’usage. Le premier, le dernier et l’unique va à celle qui partage ma vie pour la patience qui l’anime pendant mes longues heures d’absence derrière mon appareil photo ou mon clavier !
Deux ans de blogs et le plaisir est toujours intact, prêt à entamer les 365 jours de 2011! Je compte sur vous lecteurs, sur vous les contributeurs et sur vous citoyens pour continuer cet élan de témoignage envers cette ville qui nous tient tant à cœur!

Et demain je prends des vacances

16:36 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Genève | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : haykel ezzeddine | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/11/2010

Le silence, je t’aime moi non plus!


712138140.jpgIl y a de quoi être interloqué. Dans plusieurs endroits le silence est imposé. Hôpital, train, cinéma, théâtre, bibliothèque... Des écriteaux viennent même rappeler les étourdis leur devoir à respecter le mutisme le plus complet. Muet comme une carpe pour mieux apprécier le son, l’image, l’art, le transport en commun...et le respect aux malades... Jamais je n’ai vu une pancarte indiquer le contraire. “Ici, défense d’honorer le silence!” “Le bavardage est une obligation”.
Face à la pollution sonore qui nous entoure force est de constater que quand le bruit se fait rare, le silence se remarque à coup sûr. Vous savez l’histoire du vide qui impressionne, de l’être qui vous manque, du repos du guerrier après la bataille... J’habite et je travaille dans un quartier fâché avec le mot silence. Les décibels battent tous les records du lundi au vendredi après-midi, 24h00 sur 24. Du vendredi soir au dimanche soir j’ai rendez-vous avec le silence. Une escapade chaque week-end au valais pour me ressourcer. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition. Pas de Klaxons, seul le bruit des cloches des vaches et le gazouillis des oiseaux rompent de temps en temps la quiétude des lieux. Un natel qui sonne est c’est la honte chez ce relais de silence. Un jour plus tard le citadin prend le dessus sur le villageois de transit. Le bruit me manque et le silence m’étourdit. J’ai trop été exposé au vacarme de la ville comme si j’ai reçu une dose de radiation contre le silence. Et me revoilà sur le chemin du retour ravi de retrouver le tumulte de ma ville. Les premières heures sont les plus belles parce qu’elles marquent la transition...jusqu’à vendredi après-midi...

Haykel Ezzeddine

(photo: Haykel)

Texte paru ce jour dans le Blog collectif. Pour lire les contributions de Jean-Marie Gumy, Robert Conrad, Luzia, John Goetelen, Danièle Bianchi et Djemâa Chraiti cliquez ici

 

Et demain est un autre jour!

18/11/2010

Le prix du meilleur lecteur


Sans titre-7-ssssss.jpgComme toute peine mérite salaire, toute distinction aboutit forcement à un prix. Qu’il soit symbolique ou concret, le prix qui récompense le plus valeureux, c’est ainsi qu’on doit le prendre ne remporte pas toujours l’adhésion totale. Dans le sport en général il y a le score qui départage les joueurs alors que dans d’autres domaines c’est l’appréciation personnelle qui fait foi. Les miss, les écrivains, les cinéastes, les musiciens et j’en passe en savent quelque chose. Cette entrée en matière est un prélude pour parler d’un lecteur assidu qui mérite un prix. Anonyme parmi les anonymes mais qui a un visage. Je le rencontre souvent dans les bistrots de quartier, ceux qui ont gardé une âme et qui favorisent par leur ambiance la lecture et l’écriture, des lieux qu’affectionne feu Georges Haldas. Je me débrouille pour m’assoir à côté de lui sans toute fois déranger le cérémonial qu’il se livre à chaque occasion. Son histoire m’intrigue et je n’ose pas le faire sortir de son monde...pour mieux le connaître. Jamais plus de deux mots échangés avec le serveur. “Une limonade” et “encaissez”!
Des écouteurs dans les oreilles, il commence par lire un journal puis sort un premier livre, un deuxième et enfin un troisième. Jamais les mêmes. Il se déplace avec un sac à dos ou un grand sac. Il détache l’étiquette du prix sur les livres, c’est une manie et commence religieusement sa lecture. Il souligne méticuleusement certains passages au stylo, revient en arrière pour mieux avancer. Abandonne le premier livre et entame le second et le scénario se renouvelle avec le troisième. Deux heures après il prend ses affaires et quitte les lieux pour aller jouer la même partition ailleurs. Comment je le sais? Le hasard de mes pérégrinations nocturnes m’a mis devant ce personnage deux fois de suite la même soirée.
A cet inconnu au visage connu je décerne le prix du lecteur assidu. Ne pouvant le récompenser concrètement je me contente de lui octroyer le prix symboliquement. Si vous le rencontrez ne lui dites rien. Observez-le et laissez-le dans son monde!

Haykel Ezzeddine

(Photos: Haykel)

Texte paru dans le blog collectif du 21 novembre. Pour lire les contributions de Jean-Marie Gumy, Robert Conrad, John Goetelen et Djemâa Chraiti cliquez ici

17/11/2010

La météo...de l'imprévisible


© Ofri Stern - Fotolia.com.jpgC’est fou l’importance qu’on accorde à la météo. Je comprends qu’un pêcheur ou qu’un agriculteur puissent s’intéresser aux conditions météorologiques. Pareil aussi pour les pilotes et bien d’autres professions où la sécurité est tributaire du temps qu’il fait ou qu’il fera.  Certains ne sortent pas de la maison sans lire leur horoscope et d’autres sans consulter religieusement les prévisions météo. Je ne sais pas s’il y a des statistiques pour montrer la crédibilité des prévisions de dame nature. Si on prend le cas particulier de Genève, bon nombre de fois Monsieur ou Madame météo botte en touche pas par incompétence mais pour confirmer que la météo n’est pas une science exacte et que l’étude des phénomènes atmosphériques a ses limites. Combien de fois on nous dit de sortir couvert parce que le temps va se gâter à cause d’une forte perturbation venant du nord après avoir traversé le sud, l'est et l'ouest. Et c’est un temps estival qui prend ses quartiers. Demain, n’oubliez pas d’emporter avec vous votre parapluie. Pour rien, pas une seule goutte venant des cieux!  On a beau implorer le ciel pour savoir quel habit mettre pour demain ou pour planifier un pique-nique le week-end, mais rien n’y fait, les caprices du temps sont aussi imprévisibles que la nature humaine aussi impénétrables que le secret divin!

Illustration: © Ofri Stern - Fotolia.com

11:08 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : la météo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/11/2010

Les langues

Les langues et les voyages
© Delphimages - Fotolia.com.jpgLes voyages forment la jeunesse et les langues l’esprit. Les langues étrangères qu’on pratique pour approfondir ses connaissances, aller vers l’autre, nous facilitent  la vie et nous font gagner un temps précieux. Parler la langue d’un pays qu’on visite nous protège de l’arnaque, nous évite les coups tordus et nous préserve du ridicule. Rappelez-vous c’est encore tout chaud ce couple européen qui s’est fait traiter de porc et d’infidèle pendant une prière nuptiale aux Maldives.
Un ami voyagiste m’a confié et surtout confirmé l’effet des langues sur les voyages. Bon nombre de ses clients refusent et s’obstinent à visiter un pays dont ils ne partagent pas la langue réduisant ainsi leur champ de découverte. Faut-il apprendre le mandarin pour apprécier la Chine, l’arabe pour acheter un tapis dans un souk, le hongrois pour soigner sa dentition à moindre frais, l’anglais pour flamber dans un casino à Las Vegas, l’espagnol pour manger une paella à Madrid, l’italien pour se plonger dans l’ambiance cinématographique de la Mostra de Venise...? Non, dans les voyages mis à part le charme du décalage des mentalités on a souvent recours à la langue universelle de la débrouillardise, une compilation de plusieurs mots pour dire la même chose et un concentré de nos expériences pour trouver la bonne parade. Voyager avec un bagage de langues n’est jamais un excédent ni un luxe c’est utile mais en être dépourvu n’a jamais été un grand handicap. Qu’est-ce qu’on risque dans un pays étranger à notre langue, de manger une viande bien cuite alors qu’on a cru avoir fait comprendre lors de la commande qu’on la préfère à point? Ou encore de s’être inscrit dans une excursion d’une heure qui en réalité dure une journée. Le risque du malentendu est minime par rapport au bénéfice indéniable du voyage. L’avantage de maitriser les langues reste quand même un apport positif pour une meilleure communication!

Haykel Ezzeddine

(illustration: © Delphimages - Fotolia.com)

Texte paru le 7 novembre sur le blog collectif. Pour lire les contributions de Robert Conrad, Jean-Marie Gumy, Djemâa Chraiti et John Goetelen cliquez ici

13:44 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les langues | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

01/11/2010

Les retrouvailles

...en virtuel!


© hachass - Fotolia.com.jpgA 2 ans de la retraite il se souvient et me raconte son histoire entre 2 bières et quelques cacahuètes. Il l’a raconté à tous les habitués du bistro, ce soir c’est mon tour. Le clin d’œil complice de la serveuse dénonce un récit sans faille, répétitif, convenu mais sincère d’un homme blessé. On n’oublie jamais son premier amour me répète-t-il. J’utilise le JE pour parler de son histoire et je me réserve le droit de retrouver mon rôle de narrateur pour l’équilibre de mon récit ou plutôt le sien.
Je l’ai rencontré il y a 44 ans, à l’époque de mon insouciante jeunesse. Elle avait trois ans de moins que moi mais la différence des années est largement compensée par une maturité hors pair. C’est un amour de vacances qu’on a pu prolonger malgré l’éloignement pendant quelques mois magiques. 403 km séparent nos deux villes un équivalent de Genève-Paris en vol d’oiseau et si tu n’es pas le genre à avaler les kilomètres en ligne droite le chemin le plus court en train se fait de nos jours en trois heures et quelques minutes. Mais à l’heure où mon histoire d’amour a pris ses quartiers entre deux pays le train à grande vitesse n’était qu’un projet en devenir. Plusieurs fois nous nous sommes rencontrés, nous nous sommes baladés la main dans la main, nous nous sommes embrassés tendrement et platoniquement et nous nous sommes promis monts et merveilles jusqu’à la fin de nos jours. Des promesses gravées sur la pierre mais effacées par la première tempête de la vie. De retour sur terre et aidé par l’éloignement notre idylle s’est diluée dans le quotidien pour disparaître à mon grand regret. On s’est quittés sur un malentendu, une petite jalousie déplacée, une querelle d’amoureux qui m’a empêché de dormir des nuits durant. © thomaspajot79 - Fotolia.com.jpgMademoiselle, 2 bières, c’est encore ma tournée! Et avec une étincelle dans les yeux il poursuit son récit. Après l’avoir perdu de vue depuis une quarantaine d’années je l’ai retrouvée il y a 3 ans, 2 mois et 4 jours...Un soir après une énième virée bien arrosée, j’ai eu une illumination que j’ai mis en pratique le lendemain. Je me suis souvenu de son nom et de son prénom et internet s’est chargé du reste. En 2 clics et 3 déplacements de souris j’ai créé un profil sur Facebook pour communiquer avec la belle. Elle s’est mariée, elle n’a pas d’enfants, elle a gardé son nom de jeune fille et travaille comme juriste. Elle est heureuse et pense souvent à moi. Le remord en quelque sorte d’avoir abandonné la partie à la première turbulence. Depuis 3 ans, 2 mois et maintenant 5 jours vue qu'on a dépassé minuit, je ne fais que repousser les retrouvailles. On n’oublie jamais son premier amour. Mais le désert affectif de mon célibat durant toutes ces années perdues dans les bistrots à chercher à noyer le chagrin d’un amour de vacances a pris le dessus sur mon être et je refuse pour l’instant à retrouver l’être cher. Je me contente des retrouvailles...virtuelles via internet en attendant de vaincre ma peur...Excusez-moi messieurs je dois encaisser, clôturer ma caisse, passer l’aspirateur...et demain est un autre jour!

Haykel Ezzeddine

(illustration 1: © hachass - Fotolia.com)

(illustration 2: © thomaspajot79 - Fotolia.com)

Déjà publié dans le blog collectif du 30 octobre. Pour lire les autres notes, c'est ici

Et demain est un autre jour!

01:52 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Genève, Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retrouvailles, blog collectif | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook