23/08/2012

Recours à l'ADN pour contrôler les délinquants tunisiens en Suisse!

Les Tunisiens réfugiés alimentaires en Suisse font beaucoup parler d’eux, mais en mal, en faisant exploser les chiffres de la délinquance. Ce qui inspire aux autorités des mesures vexatoires à la limite de la stigmatisation.

Par Haykel Ezzeddine, correspondant à Genève


Les sans papiers tunisiens candidats à l’asile en Suisse ne sont pas nombreux, mais ils se distinguent suffisamment sur la scène de la délinquance. Leurs méfaits répétés font exploser les statistiques de la criminalité et donnent à leurs traqueurs l’occasion de pondre des idées farfelues comme celle de généraliser les tests Adn pour les requérants d’asile! Une proposition disproportionnée? Un délit de faciès? Une stigmatisation en marche?

Ces requérants tunisiens, vrais et faux réfugiés, sont champions toutes catégories pour les délits commis en Suisse. Selon les dernières statistiques nos compatriotes, qui ne représentent pourtant que 6% de la population des requérants ayant commis une effraction, cumulent a eux seuls le tiers des délits. Ils bénéficient d’une double étiquette dont on se serait bien passé: «multirécidivistes» et «impunis»!

Des statistiques effarantes

C’est énorme quand on regarde de près les chiffres effarants de la délinquance pour un petit pays comme la Suisse qui vient de franchir le cap de 8 millions d’habitants.

Le hit-parade de la désolation évoque des augmentations vertigineuses du pourcentage de délits imputés aux Maghrébins et surtout aux Tunisiens. Jugez plutôt les chiffres qui viennent d’être communiqués par 8 cantons et qui relèvent une augmentation de 77% des infractions rien que pour les 6 premiers mois de l’actuelle année par rapport à 2011: «Effraction de véhicule: + 1.500%», «vol à l’étalage: +390%», «vol par effraction: +150%», «vol à la tire +130%», «lésion corporelles simples : +50%».

Le nombre de Tunisiens présents en Suisse candidats au statut de requérants d’asile est dérisoire: quelques centaines, en majorité des hommes entre 18 et 30 ans, livrés à eux-mêmes, et qui profitent d’un certain laxisme de la justice suisse, comme la mesure de substitution à la prison des «jours amendes» pour punir les délits mineurs.

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Le 12 juin 2012, la conseillère fédérale suisse Simonetta Sommaruga et le ministre tunisien des Affaires étrangères Rafik Abdessalem 

Ces mêmes Tunisiens, qui n’obtiendront jamais de papiers pour régulariser leur situation parce qu’ils sont considérés par les autorités suisses comme réfugiés économiques, commettent d’innombrables délits pour pouvoir survivre dans un pays où les travailleurs au noir sont constamment traqués et les employeurs mis à l’amende.

Loin de généraliser mais voici une autre statistique qui démontre que les vrais réfugiés tunisiens sont rares. Sur 1.275 demandes déposées au premier semestre 2012 seules 3 personnes ont vu leur dossier aboutir.

Des tests Adn comme ultime solution

Dans ce climat d’insécurité, les instances judiciaires sont dépassées. C’est dans cette atmosphère qu’Olivier Guéniat, chef de la police du canton du Jura, a lancé un pavé dans la mare. Face à la recrudescence d’actes criminels perpétrés par les réfugiés du printemps arabe sur le sol helvétique, l’officier jurassien compte interpeller prochainement ses collègues pour l’instauration systématique d’un prélèvement Adn de tous les requérants d’asile, surtout les hommes seuls, ce qui permettrait d’accélérer l’incarcération et la clôture rapide des enquêtes policières.

Les partis de droite applaudissent à cette proposition alors que la gauche se tâte et se dit prête à accepter la solution Adn.

Dans un pays où certains citoyens ont été fichés à leur insu durant des années par les services de renseignement, ce qui a traumatisé plus d’un, c’est qu’on est prêt à accepter le prélèvement de l’Adn pourvu que l’on contrôle mieux ces Tunisiens fauteurs de trouble.

Reste à attendre la réaction des associations qui militent pour les droits de l’homme et un éventuel référendum en cas où la solution Adn sera instaurée contre les méchants requérants d’asile.

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Olivier Guéniat, chef de la police du canton du Jura.

La honte a envahi les Tunisiens de Suisse!

La communauté tunisienne vivant en Suisse est consternée face aux méfaits de leurs concitoyens-délinquants. Les Tunisiens en situation régulière, et dont certains possèdent également la nationalité suisse, craignent qu’un jour ils devront payer pour ce printemps des révolutions qui a certes sauvé les pays arabes de la dictature mais a entrainé aussi, dans son sillage, l’exode et la délinquance que connait actuellement la confédération Suisse.

A noter que, depuis la mi-juillet, la Confédération suisse a mis en application une aide au retour des déboutés du droits d’asile, des demandeurs en attente d’une réponse et d’autres qui s’apprêtent à déposer un dossier. Ça ratisse large, histoire de motiver le maximum de personnes. Les Tunisiens qui peuvent en bénéficier doivent avoir un casier judiciaire vierge.

Cette aide sous forme de prime – 1000 francs suisses (Chf ) pour chaque adulte, 500 Chf pour chaque enfant, 4.000 Chf pour financer des projets sur place, voire 15.000 Chf en cas de projet collectif – a déjà permis le retour volontaire d’une trentaine de Tunisiens.

Artcile paru mercredi 22 août sur Kapitalis

Et demain est un autre jour!

10:59 Écrit par Haykel dans Politique suisse, Politique-Tunisie, Tunisie | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : adn, maghébin, tunisien, tunisie, asile, droit d'asile | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

"Cette aide sous forme de prime – 1000 francs suisses (Chf ) pour chaque adulte, 500 Chf pour chaque enfant, 4.000 Chf pour financer des projets sur place, voire 15.000 Chf en cas de projet collectif – a déjà permis le retour volontaire d’une trentaine de Tunisiens."


C'est une politique qui avait été pratiquée en France à l'époque de Giscard d'Estaing. Cela n'a pas évité le début de l'immigration massive dans ce pays. Ca a même plutôt été une des sources aspirantes.
Alors, les Suisses vont-ils payer pour tous les étrangers venant en Suisse, ne serait-ce simplement pour, déjà, pour encaisser ce à quoi ils pensent avoir droit ? Les Suisses n'en peuvent plus économiquement -bien que cela ne veut pas dire que certains gros patrons de multinationales ne se remplissent pas les poches. Il est temps que la Suisse pense d'abord aux Suisses. Même si cela ne devrait pas empêcher que ceux qui pourraient vivre convenablement chez eux, ne puissent pas, non plus, y arriver. C'est en défendant notre économie et notre indépendance en faisant que les habitants des autres pays, notamment, les plus pauvres s'en sortent que l'on y arrivera.

Écrit par : Jacques | 23/08/2012

"Cette aide sous forme de prime – 1000 francs suisses (Chf ) pour chaque adulte, 500 Chf pour chaque enfant, 4.000 Chf pour financer des projets sur place, voire 15.000 Chf en cas de projet collectif – a déjà permis le retour volontaire d’une trentaine de Tunisiens."


C'est une politique qui avait été pratiquée en France à l'époque de Giscard d'Estaing. Cela n'a pas évité le début de l'immigration massive dans ce pays. Ca a même plutôt été une des sources aspirantes.
Alors, les Suisses vont-ils payer pour tous les étrangers venant en Suisse, ne serait-ce simplement pour, déjà, pour encaisser ce à quoi ils pensent avoir droit ? Les Suisses n'en peuvent plus économiquement -bien que cela ne veut pas dire que certains gros patrons de multinationales ne se remplissent pas les poches. Il est temps que la Suisse pense d'abord aux Suisses. Même si cela ne devrait pas empêcher que ceux qui pourraient vivre convenablement chez eux, ne puissent pas, non plus, y arriver. C'est en défendant notre économie et notre indépendance en faisant que les habitants des autres pays, notamment, les plus pauvres s'en sortent que l'on y arrivera.

Écrit par : Jacques | 23/08/2012

Bojour, j'ai lu votre article avec grand intéret. Je suis d'accord avec vos propos et je trouve dommage, que les tunisiens en suisse ne réagissent pas avec plus de panache. Il faut bien des gens comme vous pour lancer le "pavé" ....Si vous souhaiter réunir des gens concernés pour discuter, je suis avec vous. Meilleures salutations,Larbi Houidi

Écrit par : houidi el arbi | 27/08/2012

Bojour, j'ai lu votre article avec grand intéret. Je suis d'accord avec vos propos et je trouve dommage, que les tunisiens en suisse ne réagissent pas avec plus de panache. Il faut bien des gens comme vous pour lancer le "pavé" ....Si vous souhaiter réunir des gens concernés pour discuter, je suis avec vous. Meilleures salutations,Larbi Houidi

Écrit par : houidi el arbi | 27/08/2012

Primo: utiliser l'analyse ADN comme moyen d'identification, n'est qu'un moyen technique de reconnaître qq'1 n'ayant "plus" de papiers pour l'identifier - dans le pays où il requiert l'asile

Deuzio: les résultats de ces analyses ne font que donner une reconnaissance valide à cette personne dont l'identité nominale est ... inconnue, et n'informent en rien sinon sur cette personne, ses actes, son passé

Terzio: l'afflut en Suisse d'immigrants "sans papiers", que ceux-ci aient ou non par ailleurs donné XX pezos à de coûteux passeurs, ne va pas tarir aujourd'hui, ni demain

D'autant plus que la Suisse donne à tout clandestin demandeur d'asile - rebouté, entre-temps condamné ou non pour agressions ou autres délits/crimes, se voit doté de pépètes CHF "pour sa survie quotidienne"

dont les montants concurrencent le salaire de ses frères, d'un prof dans son pays

car en arriver à payer à tout requérant d'asile débouté

ne serait-ce que 10CHF/jr d'argent de poche + logement social + bons divers,

c'est déjà bien plus de finances pour survivre
que ce que bon nombre de petits nouveaux émigrés sans qualification prof arrivent à gagner de leur jobs, tout en remplissant déjà, eux & leurs proches, les budgets & services sociaux de nos communes

Bravo donc au CF pour en arriver là, comme à ces mesdames WMS & autres MCR qui a su bien paver ce chemin d'assistance aux émigrés clandestins en ses jours gvois

Sinon, sachez qu'il existe aussi des genevois suisses au chômage qui, arrivés en fin de droits,
-ne touchent pas ces 10CHF/jr + logement + bons + etc,
-ont du se résoudre à s'expatrier en zones françaises, histoire de pouvoir survivre avec leurs enfants

je ne parle pas de nous, ce ne sont pas nos recours, par dignité, mais c'est à côté

Écrit par : Pierre à feu | 27/08/2012

En l'absence de papiers de tous ces requérants "d'asile" ayant jeté ses papiers en cours de route avec son passeur -histoire d'accroître ses chances dans le pays d'"asile"- rien de mieux que l'ADN!, pour lui, et pour tous

Par ailleurs: tout demandeur "d'asile" en Suisse, rebouté, ne devrait JAMAIS recevoir AUCUN pécule "de survie", pour "X temps"

Question: est-ce constitutionnellement viable: je jette mes papiers puis je demande l'asile au pays le plus offrant, histoire de mieux m'en sortir ? criminel à gauche, requérant d'asile à droite...

A moins que le CF ne se soit trouvé une envie d'adoption format XXXL
c'était si mignon, aux services sociaux de Carouge ce jour où une suédoise dans la quarantaine au chomdu pleurait dans la queue devant cet égyptien qui lui laissa la place, histoire pour lui d'être reçu par "la femme" et non par son assistant - femme à qui il raconta son histoire à dormir debout & qu'elle pris pour argent comptant (un égyptien sans papiers sans job, gigolo en fait, que sa compagne à Lausanne avait foutu à la porte, l'égyptien racontant à l'avocate française des services sociaux de Carouge qu'il avait bossé car il "faisait des affaires" chez sa compagne, et était donc en droit de recevoir des aides des services sociaux de Carouge... ce que cette "avocate" pris pour argent comptant en s'empressant de tél à tous services Gvois pour lui "restaurer" tous droits dans le canton tout en exigeant pour lui logement+finances)

Sinon selon toutes lois,
- soit le demandeur est accepté avec sa demande ... et est reçu avec tout le confort des lois suisses: cash + logement + bons + cours de formations, etc

- soit le requérant "d'asile" est débouté dans sa demande d'"asile",
et se devrait de respecter cette décision du pays étranger où il est venu quémander, EN LE QUITTANT!
car normalement, cette situation n'existe que chez des délinquants, cherchant à contourner les lois.

Pourquoi donc ouvrir une nouvelle porte d'accès en Suisse grâce au paiement de survie offert aux requérants déboutés?

Pourquoi donc payer les salaires de nos élus au CF émettant de telles décisions?
Pourquoi donc voter ce que veut le CF contre toute initiative cherchant l'encadrement de ces droits d'asile, si le CF reste incapable de trouver tte solution viable?

Écrit par : Pierre à feu | 27/08/2012

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