21/06/2012

Coup de projecteur sur le blogueur Demir SÖNMEZ

Demir 1.jpgNotre collègue Demir SÖNMEZ,  blogueur émérite et assidu, militant de la première heure est à l’honneur dans le dernier numéro du journal du parti socialiste genevois. Il inaugure une nouvelle rubrique du “Postscriptum” du mois de juin qui lui rend hommage et surtout le présente auprès du public. Familier des manifestations organisées par la gauche, infatigable chasseur d’images, le camarade Demir SÖNMEZ mérite ce coup de projecteur. Voici la page consacrée au blogueur militant  Demir SÖNMEZ.

Demir.jpg
L'interview consacrée à Demir SÖNMEZ:
Chaque jour, des camarades donnent de leur temps et de leur énergie pour faire avancer nos idéaux et promouvoir une société plus juste et plus solidaire.

L’objectif de cette nouvelle rubrique, que vous retrouverez désormais dans chaque numéro du PostScriptum, vise à vous présenter les militant-e-s actif-ve-s qui font vivre notre parti. C’est aussi une façon pour nous de les remercier de leur engagement.

C’est notre camarade Demir Sönmez, photographe bénévole du parti que vous avez probablement toutes et tous déjà croisé, qui a été le premier à se prêter au jeu des questions/réponses.

Demir est de toutes les manifestations, de tous les évènements, de toutes les rencontres socialistes, qu’il immortalise pour nous au travers de ses magnifiques photographies. Portrait en quelques mots.

431601_2718516214228_1125562484_n.jpgDemir, pourquoi milites-tu activement à gauche?


Analyser les événements du monde dans une perspective de gauche est le seul moyen de sortir des crises multiples du système que traverse l’humanité. D’ailleurs, la gauche est la seule alternative aux attaques du capitalisme et de l’impérialisme contre les peuples.

Parle-nous de ton parcours de militant socialiste...

Né à Erzurum (ville kurde), j’ai passé toute mon enfance et jeunesse à Ankara où j’ai fait toutes mes études. C’est d’ailleurs dans cette ville que j’ai commencé mon militantisme en 1976 dans le milieu associatif et syndical pour une Turquie démocratique et respectueuse des droits des minorités.

En raison de mes activités politiques mais aussi de mes écrits dans la presse associative et syndicale, j’ai été arrêté des dizaines de fois. En effet, entre 1978 et 1982, j’ai été incarcéré à plusieurs reprises et connu des prisons militaires suite au coup d’Etat du 1980. Autant en garde à vu que dans ces prisons, j’ai été torturé à de multiples reprises. Après ma sortie de la prison, la persécution à mon encontre s’est poursuivie, y compris à l’université et dans ma vie professionnelle. Face à de sérieux risques (assassinat ou disparition forcée par des escadrons de la mort), j’ai dû me résoudre à quitter mon pays en 1990.

Pourquoi la photographie?

J’ai choisi la photographie en raison de sa force d’impact. Il n’est pas toujours possible d’exprimer par écrit certaines choses, alors qu’une image peut très bien le faire. Les photos jouent également un rôle de témoin de leur époque ou d’un événement. De plus, il faut bien admettre que les photos ont bien souvent plus d’impact que l’écrit. C’est pourquoi je photographie la vie, la lutte, la résistance et la colère.

Le mot de la fin?


Pour terminer, j’utiliserais le slogan du parti lors des dernières élections fédérales qui me plaît beaucoup et que tout-e militant-e socialiste devrait mettre en oeuvre: «Pour toutes et tous, sans privilèges ».

Propos recueillis
par Marko Bandler
Prochain numéro: le portrait d’Eric
Peytremann, un infatigable militant
A lire également:
Et demain est un autre jour!

23:25 Écrit par Haykel dans blog,blogueur,blogueuse, Politique, Solidarité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : demir sÖnmez, blog, blogueur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les commentaires sont fermés.