19/04/2011

A la rencontre des portugais de Genève

Portrait de João Roque


Blog citoyen avec un grand C, PLANETE PHOTOS publie assez régulièrement des contributions d’amis, de lecteurs et de personnalités qui participent à leur façon à la vie de cette ville que nous aimons tant: Genève. Blog ouvert sur la diversité j’accueille pour quelque temps Gabriela De Alburquerque, une journaliste portugaise qui reprend du service après une parenthèse qui l’a éloignée du milieu journalistique. En dressant le portrait de ses concitoyens qui ont choisi de vivre à Genève elle nous invite à voyager à travers l’une des plus grandes communautés en Suisse. Gabriela De Albuquerque écrit en portugais dans sa langue maternelle et nous propose le même texte traduit en français. Sa première note concerne une figure emblématique du monde des voyages, le directeur commercial à Genève de la compagnie TAP Portugal,  João Roque.

187251_598748307_5360432_n.jpgGabriela De Albuquerque en quelques lignes:
Née en Angola il y a 44 ans, Gabriela De Albuquerque est Portugaise. Passionnée par l’information, elle est diplômée de l’Ecole de Journalisme et Communication de Portalegre, cette ville portugaise magnifique, comme une terrasse sur l’Alentejo.
Gabriela aime lire, écrire, cuisiner, se promener. Elle nous propose un rendez-vous hebdomadaire. Elle a rencontré des Portugais de Genève. Ils ont accepté de se confier, de parler de leur vie, de leurs passions, de leur liens avec le pays natal. Ils couvrent tous les milieux sociaux et professionnels. Ce sont des tranches de vie que Gabriela nous raconte. A déguster avec passion !


João Roque, o homem capaz e vender pentes a um careca

Sans titre.jpgNão é apenas um emigrante português. É um homem bem humorado, determinado e apaixonado por viagens, que teve a sorte de, profissionalmente, conseguir aliar o útil ao agradável.  Uma breve história  sobre  João Roque.
Oriundo de Santarém,  João Roque termina o actual 12 ano de escolaridade e ruma a Lisboa, com o intuito de se graduar em Direito. O espírito aventureiro aliado à insatisfação com o curso escolhido e a situação nacional levaram – no a procurar um novo rumo. Genève foi o destino. Sem trabalho e sem perspectivas concretas, contou com a ajuda de familiares e amigos já cá estabelecidos.  Teve a vantagem de não precisar  ultrapassar a barreira da língua,  uma  vez que o francês era obrigatório.  No entanto, numa época em que os acordos bilaterais estavam distantes da actual realidade,  quatro anos se passaram até que conseguisse o tão desejado permis. João fez um pouco de tudo sempre procurando algo que, em termos profissionais, lhe trouxesse satisfação. Apaixonado por viagens,  optou pelo  turismo. A grande oportunidade surgiu, sob a chancela da TAP, através de um curso de turismo, apenas  para agentes. Concorreu e entrou. Primeiro, nas reservas por telefone, pouco depois e pelo período de 2 anos, no balcão de emissões, passando então a promotor de vendas. De promotor a chefe regional e depois chefe de vendas para toda a Suiça foi apenas uma questão de tempo. João diz, com bom humor, que « era capaz de vender um pente a um careca ».   Os resultados dessa capacidade  estão demonstrados, em termos práticos. Quando, à 5 anos começou como chefe de vendas da TAP para a Suiça, existia apenas 1 vôo circular, Genève-Lisboa, combinado com Zurique. Actualmente, existem 9 vôos directos Genève-Lisboa. Tal facto deve-se também, não só à alteração de hábitos do emigrante português, como também aos vôos low-cost, que obrigaram a TAP a criar preços de concorrência.
Sans titre1.jpgEm 2010, João Roque e a  pequena equipa que lidera, atingiram e ultrapassaram, os objectivos e metas que a TAP propôs, conseguindo igualar a receita ao número de passageiros e posicionando também a delegação Suiça-Liechtenstein entre as 10 melhores delegações TAP do mundo !
João não se limitou apenas a construir uma carreira profissional. Activo na sua vida social,  mantém contacto estreito com a comunidade portuguesa e foi Presidente Fundador da filial n. 174 do Sporting Club de Lisboa, cargo do qual abdicou há dez anos, por sobrecarga de agenda.  João não se sente afastado da realidade portuguesa, não perde o Telejornal, sobretudo agora, com  a actual conjuntura político-económica.  Preocupa-o a má qualidade dos nossos políticos…
A cultura também é acompanhada e apreciada de perto, sendo que Tony Carreira, Mariza, Dulce Pontes, Paulo Gonzo e Madredeus estão entre os artistas que mais admira.
O regresso  a Portugal ainda não tem data marcada, mas é uma certeza. Antes de mais, espera ver a filha graduada e estabilizada. Depois, na companhia da mulher, espera dedicar-se ao que mais gosta. Viajar. Quer regressar a lugares que visitou e que o marcaram. Quer conhecer novos lugares. Explorar  com tempo, a Ásia, continente que o encanta.  E quer regressar à Tailândia, quem sabe pela 32a vez!
A cidade de Santarém situa-se num planalto, na margem direita do Rio Tejo, a 65km de Lisboa. Santarém é capital do distrito do Ribatejo e é considerada, pelo seu passado artístico glorioso, « A capital do gótico português. »

Gabriela De  Albuquerque

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Version française


João Roque, l’homme qui vendrait des peignes à un chauve
Sans titre copie.jpgIl n'est pas seulement un immigrant portugais. C’est un homme plein d'humour, déterminé et passionné par le voyage. Il a eu la chance de pouvoir combiner travail et plaisir. Une brève histoire de João Roque, de la compagnie aérienne TAP.
Originaire de Santarem (*), João Roque a passé son bac avant de se diriger vers Lisbonne avec l'intention d'obtenir un diplôme en droit. L'esprit d'aventure associé à l'insatisfaction procurée par le cours choisi et les conditions nationales l'ont forcé à chercher une nouvelle direction. Il a 20 ans et laisse la faculté de droit pour se rendre à Genève. Sans travail et sans réelles perspectives, il a demandé l'aide d'amis et de leur famille déjà établie à Genève. Son atout maître : ne pas avoir à surmonter la barrière linguistique, puisque, dans l'ancienne école, le français était obligatoire. Cependant, à un moment où les accords bilatéraux sont loin de la réalité actuelle, quatre années s’écoulent avant d’obtenir le permis désiré. João a fait un peu de tout, toujours à la recherche de quelque chose qui, sur le plan professionnel, lui offrirait la satisfaction et l'épanouissement.
Passionné de voyage, il a opté pour le tourisme. Une belle occasion a surgi, sous le sceau de la compagnie aérienne portugaise TAP. Un seul concours pour les agents touristiques a été la porte d'entrée. Il a participé et a été retenu. Il a commencé à la réservation par téléphone et pour une période de deux ans, à la billetterie puis au commercial.  De vendeur à directeur régional des ventes dans un premier temps, puis responsable des ventes pour l'ensemble de la Suisse, poste qu’il occupe aujourd’hui. João rappelle en souriant le commentaire d’un de ses anciens patrons : «il pourrait vendre un peigne à un chauve." Les résultats de cette capacité sont démontrés dans la pratique. Au bout de cinq ans en tant que chef des ventes chez TAP pour la Suisse, la compagnie est passée d’un vol circulaire Genève-Lisbonne, combiné à Zurich. Actuellement, il y a 9 vols directs Genève-Lisbonne. Cela ne change pas seulement les habitudes des émigrés portugais. TAP a dû réagir aussi aux nouvelles règles de concurrence et répondre aux compagnies à bas coût.
Sans titre1.jpgEn 2010, João Roque et sa petite équipe ont atteint et dépassé les objectifs et les buts que TAP leur a fixés, égalisent le chiffre d'affaires/nombre de passagers, et ils ont réussi à positionner la délégation Suisse-Liechtenstein  parmi les 10 meilleures du réseau mondial de la compagnie !
João ne s’est pas limité à construire une carrière professionnelle. Actif dans la vie sociale, il entretient des contacts étroits avec la communauté portugaise et a été président fondateur de la filiale 174 du Sporting Club de Lisbonne, un poste qu'il a abandonné il y a dix ans, son agenda devenant trop surchargé. João ne se sent pas loin de la réalité portugaise, il ne perd pas de vue le Télé journal, pour suivre en particulier la crise politique et économique actuelle. La classe politique portugaise l’inquiète actuellement.
Il suit attentivement la vie culturelle portugaise. Tony Carreira, Mariza, Dulce Pontes, Madredeus Paulo Gonzo sont parmi les artistes qu'il admire le plus.
Le retour au Portugal n'est pas encore à l’ordre du jour, chaque chose à son temps. Tout d'abord, il veut voir sa fille terminer ses études et se lancer dans la vie active. Puis, en compagnie de sa femme, il espère se consacrer à ce qu'il aime le plus: voyager. Il veut retourner à certains endroits qu'il a visités et qui l’ont marqué. Il veut voir de nouveaux horizons ; découvrir avec du temps, l’Asie, le continent qui l'enchante. Et il veut retourner en Thaïlande, peut-être pour la 32e fois!
(*)La ville de Santarém est située sur un plateau sur la rive droite du Tage, à 65 km de Lisbonne. Santarém est la capitale de la province du Ribatejo est considérée par son passé artistique et glorieux: «La capitale du gothique portugais."
Gabriela De Albuquerque

Prochaine note: mercredi 27 avril

Et demain est un autre jour!

15:57 Écrit par Haykel dans Genève, Société - People | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : joão roque, gabriela de albuquerque | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Je ne suis jamais allé au Portugal! Nous allons le mettre dans le programme de l'automne ou de l'hiver!

Bonne continuation....

Écrit par : Pierre NOËL | 19/04/2011

Une bonne résolution

Écrit par : Hayke | 19/04/2011

Avez-vous tenté d'avoir la TAP au téléphone ? J'ai essayé pendant une journée de 09h00 à 20h00. Une centaine de fois. La ligne réponait toujours "occupé".
J'ai dû me rendre à l'aéroport et attendre 16h00 que le guichet ouvre...
Merci la TAP...

Écrit par : Ivan Skyvol | 20/04/2011

gat mail name del diferan tte bal de touda de gel haderl n

Écrit par : catelen | 24/10/2011

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