08/11/2010

Le nouveau combat du citoyen Alain Bittar

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Une information PLANETE PHOTOS

Les habitants de la rue de Fribourg aux Pâquis découvrent depuis samedi 6 novembre un autocollant assez étrange apposé sur la vitrine de la prestigieuse librairie arabe L’Olivier. Voici le texte: “Le propriétaire de cette librairie est en Suisse depuis 51 ans. Le 28 novembre il sera peut être expulsable!!! Votez 2 x non”.
Vous l’avez compris, son propriétaire Alain Bittar s’engage contre l’initiative et le contre-projet sur le renvoi des criminels étrangers. La première réaction que j’ai eue en voyant cet autocollant, je me suis demandé si Bittar est entrain de faire de la politique? Et si oui pourquoi maintenant? Pour en savoir plus, j’ai passé chez lui une heure ce matin et j’ai pu voir et mesurer l’impact de cette action sur les habitants du quartier. Sans titre-ssssss.jpgSurpris mais pas insensibles à cette démarche, certains ont poussé la porte de la librairie pour comprendre le sens de cet engagement. Alain Bittar, personnage connu et apprécié dans les milieux interculturels et associatifs  plaide pour un mieux vivre ensemble et surtout se bat contre le populisme. Son ennemi actuel est l’UDC.
L’initiative du 28 novembre sur le renvoi des criminels étrangers est une arnaque me dit Alain Bittar dans une interview express  réalisée devant sa librairie qui fait office depuis maintenant 31 ans de trait d’union entre les différentes cultures et communautés qui vivent à Genève. 20101108_2471-ssssss.jpgLe citoyen Alain Bittar mène à sa façon une compagne contre la malhonnêteté et l’escroquerie  pour reprendre ses propres termes d’une initiative raciste et populiste. Le comble, c’est que l’initiateur de ce coup de gueule ne pourra pas voter, n’ayant pas la nationalité suisse. Ce qui donnera à cette action un impact encore plus percutant. Comme lui, bon nombre de personnes voient en cette initiative une charge contre l’étranger qui partage notre vie et non comme une solution pour expulser le vrai délinquant qui par absence de convention entre son pays et la Suisse continuera de sévir dans nos rues.

Alain Bittar en quelques mots:
20101108_2467-ssssss.jpgD’origine Syro-Libanaise, né en 1953 en Egypte, a vécu au Soudan avant d’arriver en Suisse à l’âge de 6 ans. Alain Bittar a une vie qui ressemble à un roman riche par le vécu et intense par sa diversité. L’homme ne laisse pas indifférent. Volubile, engagé et chaleureux Alain Bittar est de tous les combats. Ces dernières années il a fait campagne contre l’insécurité et la dégradation de la qualité de vie aux Pâquis. Il a même abrité dans sa librairie la conférence de presse d’Isabelle Rochat sur l’opération Figaro le 10 juin dernier. Il préside avec Rachel Bebecoff “Le manifeste pour une paix juste et durable”, une association composée de juifs et d’arabes vivant en Suisse et dont  le but est de rapprocher les partisans des deux camps. En 2006 la ville de Genève a décerné au citoyen Alain Bittar, la médaille de la Genève reconnaissante pour ses engagements et son esprit humaniste.

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16:24 Écrit par Haykel dans Genève, Politique, Résistance | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : initiative de 28 novembre 2010, udc, alain bittar | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Commentaires

Pourquoi Monsieur Alain Bittar qui est depuis 51 ans en Suisse n'est-il pas suisse ?

Écrit par : CEDH | 08/11/2010

Pour être excusable, il faut être criminel, ce que M. Bittar n'est visiblement pas.

Écrit par : Andres Gomez | 08/11/2010

C'est là où l'UDC arrive à justifier ses attaques, ce ne sont pas les Messieurs Bittar établis depuis 20, 30, 50ans voir plus qui sont leur cibles. Ce sont les délinquants multirécidivistes soyvent entrés illégalement ou requérants d'asile déboutés qui font des aller-retours entre la prison et retournent tranquillement à leurs affaires illicites qui sont visés. Ces derniers font souvent des peines légères et récidivent. Aujourd'hui le territoire de Genève à Shaffhouse doit faire face, il faut réagir. Le CF doit travailler plus âprement sur le renvoi des criminels avec les pays concernés en signant des accords de renvoi. Le contre-projet va dans ce sens et suffit mais l'UDC est révélateur du manque de confiance des citoyens sur cette question de sécurité à laquelle les Elus ou non cantonaux et fédéraux doivent répondre de manière claire et visible, notamment Genève qui est l'un des cantons les plus clément en matière de renvoi alors que sa prison est pleine, ses centres d'asile en difficulté et la petite délinquance visible sur le terrain.

Écrit par : Suissitude | 09/11/2010

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