19.02.2009
Ziegler, j'adore!
J’aime Jean Ziegler, le polémiste le plus humaniste de la république. Et je commence à regretter ses rares apparitions médiatiques. Il faut toujours attendre la sortie d’un de ses livres pour le voir exercer son talent d’éternel défenseur du tiers monde, de la pauvreté et de l’injustice. I
l est de toutes les causes nobles. Mais pour pouvoir l’avoir sur un plateau TV, derrière un micro à la radio, dans une rédaction de journal ou en première loge d’une manifestation, il faut se lever très tôt…Celui qui lave plus blanc que tous les suisses réunis n’a pas de blanchisserie contrairement à ce qu'on peut penser, ne possède pas de natel, ni d’adresse émail. Il faut communiquer avec lui à l’ancienne, de préférence en recommandé ou en express quand il s’agit d’une urgence. Et surtout ne pas utiliser le courrier A, parce que il n’a du A que la première position de l’alphabet. Il prend son aise et n'arrive qu'à son rythme.
On a retrouvé hier notre Ziegler national en pleine forme dans le rôle de rédacteur en chef honorifique du journal gratuit Matin Bleu, qui pour la circonstance est devenu l’espace d’une édition, un collector.
Si j’étais Président de la République jamais plus un africain n’aurait de pensée triste, ne prendrait la mer à ses risques, ne viendrait en Europe en clandestin… Si j’étais Président de la République, l’Europe, deviendrait l’Afrique… Je m'introniserais bien sûr Jean Ziegler, Roi des utopistes et j’enverrais tous les européens sur le continent noir, juste un transfert de couche pour comprendre la haine de l’occident.
Deux jours de suite sans le Jet d’eau ça commence à se faire. Je vais insulter toutes les bises de la terre. Le vent m’emportera un de ses jours pour blasphème contre les forces de la nature.
Les Dieux sont tombés sur la tête, nous voilà privé du Jet. Espérant que l’adage jamais 2 sans 3 ne sera pas confirmé demain.



23:24 Ecrit par Haykel dans Genève, Humour, Médias, Photos, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Dans le Matin Bleu, Jean Ziegler cite Sartre (je cite les deux de mémoire, ayant perdu mon précieux exemplaire de cette publication): "Toute mort est un assassinat, puisqu'elle interrompt une pensée". Qu'à notre époque un tel nombrilisme mérite encore une citation me consterne. Je me demande même si Jean-Paul, cité par Jean, cités par moi, a vraiment utilisé le terme d'assassinat ou quelque chose d'approchant. Donc, soit je cite mal, soit il y a des penseurs au grand noms qui sont vraiment tout petits.
Ecrit par : Mère | 20.02.2009
Ziegler à dit: "Il n'est pas de mort naturelle, toute mort est un assassinat"
J'ai trouvé sur internet:
La mort est, chez Sartre, le revers de la liberté. Il l'étudie avec d'autres formes des limites de ma liberté : ma place, mes entourages, mon passé, mon prochain, ma mort.
La mort est toujours imprévisible. Il n'y a pas de mort naturelle, non seulement parce qu'il nous est impossible de prévoir le moment de notre mort mais parce que la mort n'a rien de naturel.
Le suicide n'aurait de sens que si le suicidé survivait à son acte, ce qui est absurde, car il n'y a pas de sens en dehors de la vie. Je meurs toujours pour rien et la mort ôte à la vie tout sens. Le sens n'a de sens que dans une existence qui a rapport à elle-même, qui a un avenir. La mort en supprimant l'avenir supprime le sens. Je peux, certes, vouloir mourir pour une cause (par exemple la patrie, mes idées etc.), mais seul ce projet a un sens. Sa réalisation effective n'en a pas car, en réalisant ce projet, je détruis tous mes projets, non seulement ce pour quoi je suis mort mais le monde où s'inscrivent toutes mes possibilités. Détruisant tous les possibles, la mort n'est pas elle-même un possible. Pour bien s'expliquer sur ce point, Sartre insiste sur la mort subite qui fait rater une vie et lui ôte toute signification. Si, par exemple, la mort avait frappé Balzac avant qu'il n'écrive Les Chouans, celui-ci n'aurait été qu'un médiocre feuilletoniste ignoré.
Sartre arrache à la mort son caractère irremplaçable. Dire que la mort est irremplaçable (comme le fera Heidegger) c'est dire également que ce que je suis (mon amour, ma gloire etc.) me sont également irremplaçables. La mort ne me manifeste même pas comme être fini car même immortel je serais fini car contraint à choisir et donc d'écarter des possibles au profit d'un seul d'entre eux. Je suis fini car je ne peux choisir qu'un seul des possibles qui s'offrent à moi et l'immortalité n'y changerait rien.
La mort sartrienne n'est pratiquement plus rien. Pire, elle est le triomphe d'autrui ! Une fois mort, on n'existe plus que par l'autre en tant qu'il pense encore à nous mais dire "exister" est ici un abus de langage. Autrui fait de nous un objet. Mourir, c'est ne plus être un sujet et c'est donc ne plus être une liberté. Je ne suis plus qu'un en-soi livré à l'autre. On peut penser à l'écrivain mort en proie aux critiques et qui n'est plus en mesure de se défendre. Exister par autrui, ce n'est pas vraiment exister. Pire encore, autrui lui-même n'a qu'une existence vouée à la disparition. Mourir, c'est donc n'existe qu'à peine en un autre qui, en disparaissant, fera disparaître l'ombre d'existence qui nous reste encore. La mort est le néant. L'angoisse ne lui appartient même pas car c'est être libre qui est angoissant.
La mort supprime tout comme un cataclysme imbécile. Elle est extérieure et contingente et rend la vie absurde : " Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre."
Le lien: http://sos.philosophie.free.fr/sartre.php#section9
Ecrit par : Haykel | 20.02.2009
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